Africultures N° 51, octobre 2002 : Archipel des Comores : un nouvel élan ?
Elbadawi Soeuf
L'HARMATTAN
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EAN :9782747526494
Contre toutes les logiques de communion héritées de l'histoire, les îles Comores se sont engagées il y a 27 ans dans la voie du séparatisme. Mais la logique semble atteindre ses limites. Trois des îles soeurs de l'Archipel ont dû réinventer un nouvel ensemble : l'Union des Comores. Sur des bases que seule la culture peut consolider. Histoire et culture. Etats des lieux de la culture. Scène musicale. Zoom sur la littérature et sur les arts plastiques. Entretiens avec le musicien Mikidache et le plasticien Soilih Hakime. Chroniques sur les musiciens Salim Ali Amir, Maalesh, Nawal, Baco et Chebli, les écrivains Mbaye Trambwe et Saïndoune Ben Ali, les plasticiens Modali et Napalo. Avec une contribution de Soilih Mohamed Soilih.
Nombre de pages
127
Date de parution
01/11/2003
Poids
206g
Plus d'informations
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EAN
9782747526494
Titre
Africultures N° 51, octobre 2002 : Archipel des Comores : un nouvel élan ?
ISBN
2747526496
Auteur
Elbadawi Soeuf
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
0
Poids
206
Date de parution
20031101
Nombre de pages
127,00 €
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Une histoire de blanc à Moroni. Un récit qui fonde sa vérité sur le prolongement du feuilleton colonial. Quand vérité se fait jour, mensonge se flétrit, est-il écrit quelque part... Suivie ici par Obsessions de lune Idumbio IV, un texte où le poète dramaturge s'interroge sur la tragédie du visa Balladur. Ces milliers de morts, nés du démembrement archipélique orchestré par une tutelle étrangère sur sa terre de naissance.
De nos jours, la censure n'a plus le visage officiel des systèmes autoritaires connus par le passé. L'autocensure a pris une telle place dans les imaginaires qu'il n'est plus nécessaire de recourir à la violence directe d'un temps révolu. Des dynamiques orchestrées sous le manteau sont sans cesse en marche. Le non-dit ou le principe de l'évitement suffisent à noyer les questions qui fâchent, au point que les créateurs, les artistes, les chercheurs en sciences humaines, épousent d'eux-mêmes les contours d'une pensée consensuelle. Un numéro qui soulève bien des questions.
Des êtres, poussés par l'urgence vitale, se retrouvent à arpenter la longue route, semée de haines et de peurs, qui mène de l'Afrique à l'Europe, questionnent ce qui fonde notre humanité: une fragilité de notre relation. Ils s'agitent, sans l'avoir choisi, dans une tragédie d'errances multiples. Ces hommes, ces femmes, ces enfants, que l'on nomme avec un langage à géométrie variable - migrants, réfugiés, étrangers - ont ce visage que beaucoup ne veulent plus voir. Le début des récits à venir se fonde pourtant sur la réinvention possible d'un Etre-ensemble.
Mayotte suicide et Le pincipe Archipel parachèvent une trilogie poétique, engagée depuis 2001 à restituer au paysage comorien les belles promesses que son espace invente, les délivrances que ses visages appellent - envers et contre tout.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...