
La France hors la France. L'identité avant la nation XIIe-XVe siècle
Au Moyen Age, les Français vivaient pour beaucoup loin de France. Du XIIe au XVe siècle, dispersés "depuis l'Arabie jusqu'à l'Irlande", c'est principalement hors du territoire de notre pays, à Dublin, Londres, dans les Etats latins d'Orient issus des croisades ou dans le Péloponnèse qu'ils prirent conscience d'une identité commune. Durant ces siècles, le plus ancien manuscrit de la Chanson de Roland, qui évoque la "douce France", fut rédigé en Angleterre. On entendait chanter en français dans les rues de Jérusalem. On bâtissait, à Chypre, de sublimes cathédrales gothiques, soeurs de celles de Paris et d'Amiens. Et c'est dans les régions francophones du Saint Empire romain germanique que l'usage du français se répandit précocement dans les écrits pratiques. Etre Français n'avait alors rien à voir avec l'occupation d'un territoire ou la soumission à un pouvoir politique. La France était là où l'on avait le sentiment de faire partie d'une communauté de langue, dont découlait une culture, une vision partagée de l'homme et de la vie en société. Dans cet essai iconoclaste, Thierry Dutour invite à se défaire des préjugés qui nous présentent le passé à travers le prisme déformant des idées d'aujourd'hui. Avec un postulat renversant : avant le lien à une terre, avant l'Etat, il y avait les Français, sans souci de frontières.
| Nombre de pages | 362 |
|---|---|
| Date de parution | 17/02/2022 |
| Poids | 422g |
| Largeur | 139mm |
| EAN | 9782363583758 |
|---|---|
| Titre | La France hors la France. L'identité avant la nation XIIe-XVe siècle |
| Auteur | Dutour Thierry |
| Editeur | VENDEMIAIRE |
| Largeur | 139 |
| Poids | 422 |
| Date de parution | 20220217 |
| Nombre de pages | 362,00 € |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

La ville médiévale. Origines et triomphe de l'Europe urbaine
Dutour ThierryBruges, Francfort, Gênes, Rome ou Paris sont aussi représentatives du Moyen Age que la seigneurie, le fief, le servage et les expéditions des croisés. Au moment où il se clôt, la carte de l'Europe des villes coïncide avec celle des centres de culture et des lieux où se crée la richesse. La civilisation européenne est devenue vraiment urbaine. Thierry Dutour redonne vie au discours des contemporains sur leurs villes. Il montre comment le temps des villes épiscopales, jusqu'au IXe siècle, se distingue des siècles postérieurs. Il met en valeur l'urbanisation de l'Europe latine au Xe siècle. Il souligne le lien entre essor démographique, expansion agraire et prolifération des villes du VIIIe au XIVe siècle. Il décrit enfin la vie en ville, reflet d'évolutions sociales majeures.Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER26,90 € -

Les nobles et la ville dans l'espace francophone (XIIe-XVIe siècles)
Dutour ThierryDepuis le XVIIe siècle, on a considéré comme évidente une indépassable distinction entre nobles et bourgeois. Depuis la Révolution industrielle, on a mis face à face campagnes et villes, présentées comme des incarnations de la tradition et de la modernité. Ces oppositions ne sont pas recevables. Les nobles ont continûment tenu une place importante dans la ville médiévale et, qu'ils y résident ou non, elle a été un des horizons de leur existence. Dès que l'on cherche des nobles laïcs en ville, on en trouve à peu près partout, de Liège à Clermont et de Metz à Ploërmel, dans les petites villes, les villes moyennes comme Dijon, les grandes villes comme Paris. Les élites que l'historiographie traditionnelle dit urbaines et les propriétaires terriens nobles et seigneurs se côtoient en ville, s'y mêlent souvent et mènent un genre de vie qui, s'il les distingue les uns des autres, les rassemble aussi. Les rentiers du sol sont en ville dans une grande proportion : après le XIIe siècle, il n'y a plus, dans les élites, de carrière ni de vie sociale qui puisse éviter la ville. Cela rappelle que l'établissement d'une civilisation urbaine aux temps médiévaux est le fait de la lente métamorphose d'un monde rural. Il a produit une société dans laquelle ville et campagne vivaient en symbiose. Dans l'espace francophone, quels rapports les nobles ont-ils entretenu avec la ville au temps de son triomphe (XIIe-XVIIe siècles) ? La question posée ici le souligne : la symbiose entre ville et campagne fut la clé de voûte de l'organisation d'un monde que nous avons aujourd'hui du mal à comprendre. Afin de cerner la spécificité de l'espace francophone, le regard s'est porté aussi sur ses voisins immédiats, flamands, germanophones, castillans.Sur commande, 4 à 6 joursCOMMANDER26,00 € -

UNE SOCIETE DE L'HONNEUR. LES NOTABLES ET LEUR MONDE A DIJON A LA FIN DU MOYEN AGE. PREFACE D'HENRI
DUTOUR THIERRYMettant à profit de riches fonds d'archives presque toujours inédites, Thierry Dutour a appliqué, avec finesse, le questionnaire mis au point par la sociologie et la politologie contemporaines à l'étude du fonctionnement d'une société médiévale — en l'occurrence Dijon au XIVe et au début du XVe siècles. Dijon, ville moyenne, vivant de sa symbiose avec les campagnes environnantes, mais aussi capitale du duché de Bourgogne, était alors dominée par une "élite sociale" dont l'analyse se trouve précisément au coeur du livre. Ce milieu dirigeant, maître du crédit, ce qui fondait une bonne partie de sa fortune, non seulement détenait la légitimité institutionnelle mais encore se voyait reconnu comme tel par le peuple des moyens et des menus. Une enquête attentive et subtile permet de discerner en son sein plusieurs strates, en fonction des modes d'insertion dans la société locale, des types de supériorité sociale, du degré d'insertion dans la vie publique. Pour autant, ces strates ne constituaient pas des sociétés closes : les exemples ne manquent pas de liens familiaux à l'intérieur de cette élite et aussi entre l'élite et le moyen peuple. La démarche de Thierry Dutour propose une approche assurément novatrice du phénomène urbain dans la France de la fin du Moyen Age. Nul doute qu'elle ne suscitera que des émules.Sur commande, 4 à 6 joursCOMMANDER86,00 € -

La construction de l'Etat monarchique en France de 1380 à 1715. Capes-Agrégation Histoire-Géographie
Figeac Michel ; Dutour Thierry ; Mingous Gautier ;Le manuel traite de l'ensemble des notions abordées au programme de la question d'histoire pour les concours du CAPES d'histoire-géographie et des agrégations.Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER26,10 €
Du même éditeur
-

Les inventeurs du monde moderne
Virard Marie-PauleC'est l'époque où la duchesse de Berry invente les bains de mer, Charles Bourseul le téléphone, Aristide Boucicaut les grands magasins, où les premières lignes de chemin de fer relient la gare Saint-Lazare à Saint-Germain, celles du métro la Porte Maillot à Vincennes, où un jeune ingénieur esquisse la silhouette de la tour Eiffel, où le baron Haussmann métamorphose Paris, où l'avenue de l'Opéra s'illumine à l'électricité. L'époque où Alice Guy tourne le premier court-métrage de fiction, où Paul Durand-Ruel expose les impressionnistes, où la comtesse de Ségur publie ses récits pour enfants, où le couturier Worth habille la duchesse de Guermantes. Celle, aussi, du premier krach boursier, des méfaits du chômage, des grèves réprimées dans le sang et de la rédaction du Capital... Un siècle entier, le XIXe, où l'on crut, avant la catastrophe de 1914, que le progrès n'avait pas de limites, qu'il assurerait le bien-être des hommes, que le monde serait toujours meilleur. Un siècle d'effervescence et de magie, fondateur de notre modernité. A travers une série en trente épisodes retraçant le surgissement de ces avancées révolutionnaires, qui ont dessiné l'univers dans lequel nous vivons, sont mises en scène autant d'histoires vécues qui font écho à nos joies et à nos peurs d'aujourd'hui.EN STOCKCOMMANDER19,40 € -

Vagabonde
Hayashi Fumiko ; Ceccatty René deRésumé : Je suis une vagabonde prédestinée. Je n'ai pas de village natal. Quand elle écrit Vagabonde, Fumiko Hayashi est âgée d'à peine 25 ans. Le succès phénoménal de ce journal romancé, qui fait l'objet d'un véritable culte dès l'année de sa parution, la rend instantanément célèbre. Femme libre dans le Japon des années 1920, elle raconte sans fard son quotidien de misère et d'errance. Issue d'une famille pauvre de marchands ambulants, partie très jeune tenter sa chance seule à Tôkyô, elle est tour à tour vendeuse de rue, ouvrière dans une fabrique de jouets, serveuse, entraîneuse. Elle publie en revue ses premières nouvelles et ses premiers poèmes, tout en côtoyant ce qu'elle appelle le "? monde de la nuit ? " : la faune des bars, les prostituées, les peintres, les anarchistes... Dans un style imagé aux fulgurances poétiques, elle propose le tableau d'une génération et décrit, à travers un autoportrait saisissant, l'entrée du Japon dans la modernité. Cette première publication d'une écrivaine majeur n'avait jamais encore été traduite en langue française. Fumiko Hayashi fut sans doute l'une des romancières japonaises les plus populaires de la première moitié du XXe siècle. Elle a notamment écrit Les Yeux bruns (Rocher, 2007) et Nuages flottants (Rocher, 2005 ; Picquier, 2012). La plupart de ses oeuvres ont été adaptées au cinéma par le grand réalisateur Mikio Naruse.EN STOCKCOMMANDER14,95 € -

Dictionnaire du cinéma britannique
Baillon Jean-François ; Binh N. T.Résumé : Lords et ladies guindés ou excentriques devisant autour du thé dans la verdoyante campagne de leur cottage, ouvriers et assistantes sociales en butte aux difficultés économiques dans la grisaille londonienne, espions flegmatiques, films d'horreur gothiques, comédies sentimentales ou absurdes, mélodrames poignants, flamboyantes reconstitutions historiques shakespeariennes, austeniennes ou dickensiennes, films noirs où les truands battent le pavé de Newcastle... Le cinéma britannique, dans son époustouflante diversité, a toujours été plébiscité par le public français. Il manquait pourtant un ouvrage qui permette d'en saisir l'unité. Pour la première fois, à travers notamment ses plus grands cinéastes (Alfred Hitchcock, David Lean, Mike Leigh, Ken Loach, Lynne Ramsay...) ou interprètes (Sean Connery, Maggie Smith, Tilda Swinton, Emma Thompson...), des classiques (Les Chaussons rouges, Le Troisième Homme, The Servant, Excalibur...) à la période contemporaine (The Queen, Fish Tank, la saga Harry Potter...), ce dictionnaire vient combler une lacune éditoriale et couvre, en près de 1 000 entrées, toute l'histoire et la créativité d'une cinématographie au charme inimitable. Jean-François Baillon est professeur en études britanniques et études cinématographiques et audiovisuelles à l'université Bordeaux Montaigne. N. T. Binh est critique à la revue Positif (sous la plume de Yann Tobin) et ancien maître de conférences en cinéma à l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne.EN STOCKCOMMANDER33,00 € -

Changer de peau. Tatouages, piercings et scarifications, d'hier à aujourd'hui
Guisy MaryanRésumé : Une ancre noire sur l'épaule d'un marin, des bras ornés d'un épervier chez un soldat de l'antique Carthage, une fleur de lys appliquée au fer rouge flétrissant un repris de justice, des scarifications rituelles striant les joues d'enfants tchadiens, le visage du président Poincaré sur le torse d'un Poilu, des formules sacrées gravées sur le dos des adeptes du bouddhisme, des têtes de mort tatouées chez les Hells Angels ou des épingles piquées à même la chair pour les punks... Du fond des grottes paléolithiques aux studios de tatouage new-yorkais du XXIe siècle, des îles Marquises au Japon en passant par les pays d'Afrique centrale, la marque corporelle est depuis l'aube des temps l'un des principaux modes d'expression de l'humanité... Pourtant, mal perçue jusqu'à une période récente dans le monde occidental, elle exige un engagement absolu : souvent douloureuse, parfois risquée, elle exclut en général tout retour en arrière. Alors, pourquoi se tatoue-t-on ? Pourquoi se marque-t-on, se perce t-on, se scarifie-t-on ? C'est à ces questions, au moment où le tatouage connaît un succès sans précédent, que Maryan Guisy s'attache à répondre en déchiffrant le sens profond d'un comportement aussi universel qu'énigmatique.EN STOCKCOMMANDER9,95 €
