UNE SOCIETE DE L'HONNEUR. LES NOTABLES ET LEUR MONDE A DIJON A LA FIN DU MOYEN AGE. PREFACE D'HENRI
DUTOUR THIERRY
CHAMPION
86,00 €
Sur commande, 4 à 6 jours
EAN :9782852037403
Mettant à profit de riches fonds d'archives presque toujours inédites, Thierry Dutour a appliqué, avec finesse, le questionnaire mis au point par la sociologie et la politologie contemporaines à l'étude du fonctionnement d'une société médiévale — en l'occurrence Dijon au XIVe et au début du XVe siècles. Dijon, ville moyenne, vivant de sa symbiose avec les campagnes environnantes, mais aussi capitale du duché de Bourgogne, était alors dominée par une "élite sociale" dont l'analyse se trouve précisément au coeur du livre. Ce milieu dirigeant, maître du crédit, ce qui fondait une bonne partie de sa fortune, non seulement détenait la légitimité institutionnelle mais encore se voyait reconnu comme tel par le peuple des moyens et des menus. Une enquête attentive et subtile permet de discerner en son sein plusieurs strates, en fonction des modes d'insertion dans la société locale, des types de supériorité sociale, du degré d'insertion dans la vie publique. Pour autant, ces strates ne constituaient pas des sociétés closes : les exemples ne manquent pas de liens familiaux à l'intérieur de cette élite et aussi entre l'élite et le moyen peuple. La démarche de Thierry Dutour propose une approche assurément novatrice du phénomène urbain dans la France de la fin du Moyen Age. Nul doute qu'elle ne suscitera que des émules.
Date de parution
01/01/1998
Poids
960g
Largeur
150mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782852037403
Titre
UNE SOCIETE DE L'HONNEUR. LES NOTABLES ET LEUR MONDE A DIJON A LA FIN DU MOYEN AGE. PREFACE D'HENRI
ISBN
2852037408
Auteur
DUTOUR THIERRY
Editeur
CHAMPION
Largeur
150
Poids
960
Date de parution
19980101
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison à domiciledès 5,10 €
Bruges, Francfort, Gênes, Rome ou Paris sont aussi représentatives du Moyen Age que la seigneurie, le fief, le servage et les expéditions des croisés. Au moment où il se clôt, la carte de l'Europe des villes coïncide avec celle des centres de culture et des lieux où se crée la richesse. La civilisation européenne est devenue vraiment urbaine. Thierry Dutour redonne vie au discours des contemporains sur leurs villes. Il montre comment le temps des villes épiscopales, jusqu'au IXe siècle, se distingue des siècles postérieurs. Il met en valeur l'urbanisation de l'Europe latine au Xe siècle. Il souligne le lien entre essor démographique, expansion agraire et prolifération des villes du VIIIe au XIVe siècle. Il décrit enfin la vie en ville, reflet d'évolutions sociales majeures.
Depuis le XVIIe siècle, on a considéré comme évidente une indépassable distinction entre nobles et bourgeois. Depuis la Révolution industrielle, on a mis face à face campagnes et villes, présentées comme des incarnations de la tradition et de la modernité. Ces oppositions ne sont pas recevables. Les nobles ont continûment tenu une place importante dans la ville médiévale et, qu'ils y résident ou non, elle a été un des horizons de leur existence. Dès que l'on cherche des nobles laïcs en ville, on en trouve à peu près partout, de Liège à Clermont et de Metz à Ploërmel, dans les petites villes, les villes moyennes comme Dijon, les grandes villes comme Paris. Les élites que l'historiographie traditionnelle dit urbaines et les propriétaires terriens nobles et seigneurs se côtoient en ville, s'y mêlent souvent et mènent un genre de vie qui, s'il les distingue les uns des autres, les rassemble aussi. Les rentiers du sol sont en ville dans une grande proportion : après le XIIe siècle, il n'y a plus, dans les élites, de carrière ni de vie sociale qui puisse éviter la ville. Cela rappelle que l'établissement d'une civilisation urbaine aux temps médiévaux est le fait de la lente métamorphose d'un monde rural. Il a produit une société dans laquelle ville et campagne vivaient en symbiose. Dans l'espace francophone, quels rapports les nobles ont-ils entretenu avec la ville au temps de son triomphe (XIIe-XVIIe siècles) ? La question posée ici le souligne : la symbiose entre ville et campagne fut la clé de voûte de l'organisation d'un monde que nous avons aujourd'hui du mal à comprendre. Afin de cerner la spécificité de l'espace francophone, le regard s'est porté aussi sur ses voisins immédiats, flamands, germanophones, castillans.
Résumé : Au Moyen Age, les Français vivaient pour beaucoup loin de France. Du XIIe au XVe siècle, dispersés "depuis l'Arabie jusqu'à l'Irlande", c'est principalement hors du territoire de notre pays, à Dublin, Londres, dans les Etats latins d'Orient issus des croisades ou dans le Péloponnèse qu'ils prirent conscience d'une identité commune. Durant ces siècles, le plus ancien manuscrit de la Chanson de Roland, qui évoque la "douce France", fut rédigé en Angleterre. On entendait chanter en français dans les rues de Jérusalem. On bâtissait, à Chypre, de sublimes cathédrales gothiques, soeurs de celles de Paris et d'Amiens. Et c'est dans les régions francophones du Saint Empire romain germanique que l'usage du français se répandit précocement dans les écrits pratiques. Etre Français n'avait alors rien à voir avec l'occupation d'un territoire ou la soumission à un pouvoir politique. La France était là où l'on avait le sentiment de faire partie d'une communauté de langue, dont découlait une culture, une vision partagée de l'homme et de la vie en société. Dans cet essai iconoclaste, Thierry Dutour invite à se défaire des préjugés qui nous présentent le passé à travers le prisme déformant des idées d'aujourd'hui. Avec un postulat renversant : avant le lien à une terre, avant l'Etat, il y avait les Français, sans souci de frontières.
Figeac Michel ; Dutour Thierry ; Mingous Gautier ;
Le manuel traite de l'ensemble des notions abordées au programme de la question d'histoire pour les concours du CAPES d'histoire-géographie et des agrégations.
Avant-propos, Geneviève Haroche Bouzinac. - Quarante numéros d'épistolaire. Entretiens sur les correspondances. Présentaiton, Brigitte Diaz. LE MONDE SENSIBLE : Anne Chamayou, Regrets sur un vieux fauteuil, le discours du repos dans la correspondance de Diderot. - Marc Buffat, Ville et campagne dans la correspondance de Diderot. - Brigitte Weltman-Aron, Le rapport au temps dans la correspondance de Diderot. - Béatrice Fink, Quoi ? ne plus manger et me taire ?, démonter le comestible dans la correspondance de Diderot. - Nadège LAngbour, L'Histoire des maladies dans la correspondance de Diderot, les enjeux de l'exhibition du corps souffrant. - Hélène Cussac, Les lettres de Diderot à Sophie Volland à l'épreuve de la sympathie. ESTHETIQUE ET POETIQUE : Cécile Alvarez, Seigneur Michel dans les lettres à Falconet. - Berenika Palus, La palette du poète selon Diderot épistolier. - Geneviève Haroche-Bouzinac, Forme et fonction de l'anecdote dans la correspondance de Diderot. - Nermin Vucelj, L'Esthétique dans la correspondance de Diderot. - Marianne Charrier-Vozel, Diderot, lettres de conseil aux comédiennes Riccoboni et Jodin. - Franck Salaün, Les pièces du puzzle, Le Neveu de Rameau dans la correspondance de Diderot. - Odile Richard-Pauchet, Diderot et les dames Volland lecteurs de Richardson, échanges de vue, vers une poétique (du roman) épistolaire. L'EPISTOLARITE POLITIQUE : Lucia Bergamasco, Affectivité amicale, ou conjugale, un ressort pour l'épistolarité politique. - Jean-Marc Serme, ‘I shall withold nothing', la correspondance politique et militaire d'Andrew Jackson et James Monroe, 1814-1819. - Hélène Quanquin, William Lloyd Garrison par ses enfants, une correspondance familiale politique. - Pierre Allorant, Une si belle ordonnance, l'épistolarité politique au sein d'une famille de médecins français, de Bonaparte à Clemenceau. - Walter Badier, La correspondance d'Alexandre Ribot en Amérique (1886-1887), entre impressions de voyage et réflexions politiques. CHRONIQUES : Antony Mc Kenna, Etudier l'épistolaire : le cas de Pierre Bayle. - Agnés Cousson (dir.), Bibliographie - Benoît Melançon, Curiosité. - Marianne Charrier-Vozel, Vie de l'Épistolaire.