Durham April ; Martin Olive ; Brossard Anne-Lise ;
JOCA SERIA
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EAN :9782848090436
J'ai commencé en collant les patchs au creux de mes genoux. Mon mari aimait autrefois y enfouir son visage et respirer profondément. Il disait que ça sentait la framboise et la mousse. Moi je comprenais que j'étais sale. Je frottais longuement et fort à cet endroit. Mon mari disait "mon Ange"; il disait "mon Ange, je n'aime pas que tu utilises ce savon. Prends plutôt celui du Docteur Bronners, veux-tu ?" " April Durham est écrivain, elle vit et travaille à Los Angeles ; Olive Martin est photographe et vit et travaille à Nantes. Elles se sont rencontrées en 2001 dans le cadre du groupe de recherche post-diplôme de l'École régionale des Beaux-Arts de Nantes. Elles se sont liées d'amitié mais aussi ont partagé des affinités esthétiques qui aboutissent à ce livre aujourd'hui : Common objects. Les photographies d'Olive Martin remettent en scène les planches d'un test psychologique projectif, le Thematic Aperception Test (TAT), conçu aux États-unis dans les années 40 et utilisé jusqu'à aujourd'hui comme mode d'exploration diagnostique et pronostique de la personnalité. Les textes d'April Durham, forment un recueil de portraits esquissés qui puisent leur profondeur et véracité dans notre propre expérience et ressenti. Common objects paraît conjointement en américain aux Éditions Beyond Baroque (Los Angeles).
Nombre de pages
81
Date de parution
07/02/2005
Poids
110g
Largeur
110mm
Plus d'informations
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EAN
9782848090436
Titre
Common objects
Auteur
Durham April ; Martin Olive ; Brossard Anne-Lise ;
Editeur
JOCA SERIA
Largeur
110
Poids
110
Date de parution
20050207
Nombre de pages
81,00 €
Disponibilité
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In the Interview, curator Dirk Snauwaert talks with the artist about his multi-faceted practice The Survey, by film and art critic Laura Mulvey, explores themes of history, language, space and time in Durham's work. In the Focus, performance artist and writer Mark Alice Durant analyses Durham's diary of Shakespeare's Caliban The Caliban Codex or A Thing Most Brutish For Artist's Choice, Durham has selected texts by Italo Calvino about the loss of speech and the poetry of the invisible. Artist's Writings include essays, poems, and screenplays, as well as a conversation between the artist, anthropologist Michael Taussig, and curators Miwon Kwon and Helen Molesworth. In the Update, curator and writer Kate Nesin positions Durham's work within an historical context white offering an insightful view on the work he has made over the past two decades.
James Jones était prêt à tout oublier de sa jeunesse quand Judy le rappela en pleine nuit. Mais on n'oublie pas une femme comme Judy et James accepte de revenir à El Paso pour retrouver l'amant de la femme qu'il aime. Et c'est reparti comme en 60. Sexe, drogue et Rock'n Roll, sauf que les héros ont pris du bide et des poils blancs et que les rafales d'armes automatiques ont remplacé les chansons autour du feu de camp.
En s'enfuyant de chez lui à l'âge de treize ans, joseph n'a qu'un rêve: naviguer, en compagnie de riches planteurs et d'aventuriers, sur un des légendaires bateaux à aubes qui descendent le Mississippi. Il a tout pour réussir: l'intelligence, le courage, la générosité et, surtout, la détermination. Mais en 1860, quand il s'embarque sur le Delta Queen, c'est un monde lézardé qu'il découvre: Abraham Lincoln vient d'être élu président des Etats-Unis, et l'Amérique s'enfonce vers la guerre de Sécession qui va la diviser en deux blocs de haine aveugle. Le navire, marchand le jour, casino la nuit, lève l'ancre pour un ultime voyage. A bord chacun devine, du passager de première classe au soutier, que le Sud se prépare à l'affrontement. La frénésie se déchaîne et les passions se donnent libre cours. Superbe et comme indifférent, le bateau traverse pourtant l'enfer, de port en port. Et, malgré l'effroi qui ne le quitte plus, joseph va jusqu'au bout de ce voyage au c'ur des ténèbres.
Il s´agit ici d´une édition critique de l´Autoportrait dans un miroir convexe qui révèle John Ashbery au grand public en 1975 : le livre reçoit simultanément les trois plus prestigieux prix littéraires américains, le Pulitzer Prize for Poetry, le National Book Award for Poetry et le National Book Critics Circle Award for Poetry. L´Autoportrait dans un miroir convexe tire son nom d´un long poème, méditation métaphysique de l´auteur sur l´autoportrait réalisé en 1524 par le peintre italien Parmigianino. Il s´agit, comme dans les autres poèmes du livre, d´une partie de cache-cache du poète avec ses images, ses ombres et ses formes. Ce jeu sérieux et drôle mène parfois, au détour d´un vers, au sourire mélancolique du poète qui invite le lecteur à se regarder lui aussi dans le miroir du poème. Cette nouvelle traduction est suivie d´essais d´écrivains et universitaires qui ont côtoyé John Ashbery et ont contribué à le faire connaître en France.
Une réinterprétation poétique d'une légende millénaire Le livre puise sa source dans la légende de la cité maudite d'Herbauges, engloutie au IVe siècle par les eaux du lac de Grand-Lieu. Milène Tournier s'empare de la figure de la "femme de Romain" , condamnée à devenir pierre pour s'être retournée vers la ville en train de sombrer, malgré l'interdiction divine. A travers elle, l'autrice explore le geste du regard en arrière, celui qui transforme et fige. Le mouvement interdit : l'obsession du "se retourner" L'ouvrage est une méditation profonde sur la volte-face. L'autrice tisse des liens entre le destin de la Femme d'Herbauges et d'autres figures célèbres comme Orphée et Eurydice. Elle interroge ce besoin humain de "revoir, revenir, recommencer" . De la nuque qui se vrille aux boomerangs, du retour chariot des machines à écrire au mouvement des tracteurs dans les champs, Milène Tournier traque la poésie du contre-mouvement. Un ancrage territorial fort Ecrit dans le cadre d'une résidence d'auteur à Saint-Aignan-de-Grand-Lieu, le livre est intimement lié à la Loire-Atlantique. Il rend hommage au paysage mouvant du lac de Grand-Lieu, où l'eau dicte sa loi et force les promeneurs à reculer, imposant elle-même une forme naturelle de volte-face. Une écriture fragmentée et sensorielle Fidèle à son style de poétesse et dramaturge, Milène Tournier propose une écriture très visuelle, évoquant ses célèbres vidéo-poèmes. Le texte oscille entre récit légendaire, souvenirs d'enfance et observations du quotidien, créant une oeuvre hybride où chaque page est un nouveau départ.