Les institutions du monde de la vie. Tome 1, Merleau Ponty et Lacan
Duportail Guy-Félix
MILLON
26,35 €
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EAN :9782841372355
Guy-Félix Duportail a voulu poursuivre la conversation entamée par Jacques Lacan et Maurice Merleau-Ponty au siècle dernier. Car il est juste de penser que cet échange amical et critique - où psychanalyse et phénoménologie s'entrecroisaient - n'a pas dit son dernier mot. La topologie des nœuds de Lacan nous aide en effet à saisir la structure spatiale du champ d'être originaire que Merleau-Ponty cherchait à la fin de son œuvre sous le nom d'ontologie de la chair. Inversement, grâce à la phénoménologie archéologique de Merleau-Ponty, la psychanalyse lacanienne se voit débarrassée de son dogmatisme mathématique pour honorer enfin sa prétention philosophique légitime : contribuer à la raison depuis Freud, par-delà l'éclipse des Lumières. Ainsi, si la chair est bien l'autre nom de l'inconscient, sa schématisation topologique ressortit d'une rigueur qui n'a pas à singer l'exactitude des sciences, pas plus qu'elle n'a à proroger le mythe de la conscience pure. Et de le montrer en trois temps : Par le corps de chair, tout d'abord. Où il est montré que le chiasma qui unit le corps au monde est institué par le nouage des trois mouvements fondamentaux de la vie (Patocka) et, au premier chef, celui du narcissisme fondamental de la perception. Par l'amour, ensuite. Où le sentiment se donne comme institué par le ravissement imaginaire et dont la métaphore ouvre la fête des corps. L'amour n'est ni une pathologie de l'âme, ni une idée confuse, mais bien une forme de reconnaissance et de connaissance de ce que l'autre et nous-mêmes avons d'inconnus, notre être même. Par le Nom-du-Père, enfin. Où la négation symbolique caractéristique de la fonction du père découvre ses racines dans les plis archaïques de l'Être sensible Là où l'invisible paternel apparaît : dans la voix ou encore dans la musique. Le corps, l'amour, le Nom-du-père, sont ainsi les premières institutions du monde dans lequel nous vivons, mais que nous sommes toujours tenté d'oublier.
Nombre de pages
226
Date de parution
28/05/2008
Poids
408g
Largeur
160mm
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EAN
9782841372355
Titre
Les institutions du monde de la vie. Tome 1, Merleau Ponty et Lacan
Auteur
Duportail Guy-Félix
Editeur
MILLON
Largeur
160
Poids
408
Date de parution
20080528
Nombre de pages
226,00 €
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Alors que les sociétés post-industrielles se définissent volontiers comme les sociétés de communication. l'appréhension exclusivement technique de l'activité communicationnelle recouvre une crise de la communication : l'oubli de sa signification originaire de participation à une ?uvre commune. A partir du commentaire d'un texte du dernier Husserl (1932), dont on trouvera ici la traduction, à travers la description du caractère intentionnel de l'usage du langage et du rôle central des actes de discours dans la constitution de tout lien social. mais aussi dans le dévoilement de la part non dite et des paradoxes de la communication - l'excommunication et la distanciation procommunicationnelle c'est à la désobstruction du sens oublié de la communication qu'est consacrée
Résumé : Quelle est la contribution de la psychanalyse à la question du sens de l'existence ? Se résume-t-elle au complexe d'OEdipe ? Le freudisme a-t-il sacrifié le désir d'être au profit de quelques désirs premiers, comme le pensait Sartre ? A partir du dernier Lacan, Guy-Félix Duportail montre que notre existence ne s'anime pas selon la visée d'un sens ou d'un projet, mais en fonction d'un trou. Un trou tourbillonnaire qui finit par former un noeud. Notre rapport au monde est topologique, donc tordu. Ce nouage ne devient cependant notre schéma de vie personnel qu'à la faveur d'une " épreuve " à chaque fois singulière, au cours de laquelle nous devons dénouer et renouer le noeud toujours quelque peu raté au principe de notre être. Le désir d'être se manifeste alors à travers la répétition de cet acte de naissance topologique. Le sujet de l'inconscient devient l'être-pour-le-nom, dans une sorte de baptême topologique en deux temps. Il ne nous suffit donc pas d'avoir été conçu pour exister, il nous faut encore accomplir un choix en faveur de notre existence.
Lorsque Wittgenstein meurt à Cambridge en 1951, Lacan tient à son domicile parisien un séminaire consacré à l'homme aux loups, l'une des plus célèbres psychanalyses de Freud. L'un a créé une nouvelle manière de penser grâce à ses analyses et descriptions de nos manières de nous débrouiller ou de nous embrouiller avec les mots ; l'autre vient d'entamer un retour à Freud placé sous le signe du langage. Leur rencontre n'aura pas lieu, mais plusieurs années après le décès de Wittgenstein, Lacan s'y référera dans son Séminaire à plusieurs reprises (1966, 1969, 1972). Ces interventions du philosophe dans l'itinéraire de pensée du psychanalyste sont décisives et permettent de faire signe vers une hypothèse : si l'inconscient est structuré comme un langage, alors il doit avoir une grammaire. Selon cette conjecture, le champ commun entre Wittgenstein et Lacan n'est plus délimité par la seule proposition négative de l'absence de métalangage (1969), mais il épouse la forme véritablement positive du concept de grammaire.
Intentionnalité et Trauma est, à ce jour, la première tentative d'articulation critique de Levinas et de Lacan. On y démontre que l'autre de l'Etre thématisé par Levinas n'advient pas uniquement au langage par le biais de l'éthique, mais qu'il est également présent dans l'impossible à écrire exhibé par les mathèmes de Lacan, de sorte qu'il recoupe la notion lacanienne de réel. L'autre de l'Etre et le réel ont ainsi même mode de donation à la conscience : le traumatisme. Rassemblant les deux perspectives sous le concept phénoménologique d'affection, Intentionnalité et Trauma appréhende la subjectivité comme une sphère de passivité sensible susceptible d'être motivée par l'altérité du non-sens et de répondre à cette motivation. La réponse au trauma est alors une intentionnalité responsive. Elle est l'activité de notre passivité. Elle fait du rapport primordial de l'homme au monde non un rapport de connaissance, mais une question de survivance pour un sujet blessé dans sa chair.
Centré sur la relation de la philosophie avec la poésie, cet ouvrage examine le conflit qui les oppose, selon les termes mêmes de Platon qui pourrait bien avoir inventé l'opposition pour mettre en évidence une vraie fausse résolution. Celle-ci prend la forme d'une appropriation ou d'une subjugation qui nécessitent une réinvention de la poésie, c'est-à-dire une redéfinition de sa nature et de ses fins. Réinvention qui conduit au refus d'une frontière entre philosophie et poésie. Or la nécessité de ce refus repose sur une exigence de réception, celle d'une pratique qui se déploie dans le dialogue et que le lecteur est invité à émuler. Cette pratique est fondée sur une question : comment faut-il vivre ou qu'est-ce que la vie bonne ? La réponse à cette question exige de répondre à cette autre : qu'est-ce que philosopher ? Ces deux questions, quelles que soient les réponses qui en sont données dans les Dialogues, sont inextricablement mêlées puisque vivre c'est philosopher.
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