Intentionnalité et Trauma est, à ce jour, la première tentative d'articulation critique de Levinas et de Lacan. On y démontre que l'autre de l'Etre thématisé par Levinas n'advient pas uniquement au langage par le biais de l'éthique, mais qu'il est également présent dans l'impossible à écrire exhibé par les mathèmes de Lacan, de sorte qu'il recoupe la notion lacanienne de réel. L'autre de l'Etre et le réel ont ainsi même mode de donation à la conscience : le traumatisme. Rassemblant les deux perspectives sous le concept phénoménologique d'affection, Intentionnalité et Trauma appréhende la subjectivité comme une sphère de passivité sensible susceptible d'être motivée par l'altérité du non-sens et de répondre à cette motivation. La réponse au trauma est alors une intentionnalité responsive. Elle est l'activité de notre passivité. Elle fait du rapport primordial de l'homme au monde non un rapport de connaissance, mais une question de survivance pour un sujet blessé dans sa chair.
Nombre de pages
242
Date de parution
02/03/2005
Poids
295g
Largeur
135mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782747580922
Titre
Intentionnalité et trauma. Levinas et Lacan
ISBN
274758092X
Auteur
Duportail Guy-Félix
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
295
Date de parution
20050302
Nombre de pages
242,00 €
Disponibilité
Sur commande en 6-8 jours
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Alors que les sociétés post-industrielles se définissent volontiers comme les sociétés de communication. l'appréhension exclusivement technique de l'activité communicationnelle recouvre une crise de la communication : l'oubli de sa signification originaire de participation à une ?uvre commune. A partir du commentaire d'un texte du dernier Husserl (1932), dont on trouvera ici la traduction, à travers la description du caractère intentionnel de l'usage du langage et du rôle central des actes de discours dans la constitution de tout lien social. mais aussi dans le dévoilement de la part non dite et des paradoxes de la communication - l'excommunication et la distanciation procommunicationnelle c'est à la désobstruction du sens oublié de la communication qu'est consacrée
Trente ans après la mort de Lacan, cet ouvrage collectif (dé)montre qu?il est encore possible de se passionner pour son oeuvre. Les textes qui composent ce recueil ont été rédigés, pour la plupart, par de jeunes enseignants-chercheurs en philosophie, qui ont tous accepté de relever le pari de produire une nouvelle lecture de Lacan. La diversité des problématiques et des approches qui en résulte est précieuse. La réflexion philosophique est ici au service d?un réveil de la pensée analytique, à égale distance critique de l?antipsychanalisme ambiant que de la révérence obséquieuse. On y pose en toute liberté les questions cruciales : celles du bien dire sur les femmes, de la pensée politique de l?aliénation, du statut de l?objet du désir, du sens existentiel de la psychanalyse, de l?humanisme analytique, de l?au-delà de l?Oedipe, et enfin celle de la critique de Lacan par ses pairs de la French Thought (Derrida, Deleuze, Foucault, etc.). Loin des chapelles et des lectures officielles la pensée de Jacques Lacan n?a peut être jamais été aussi vivante.
Quelle est la contribution de la psychanalyse à la question du sens de l'existence ? Se résume-t-elle au complexe d'OEdipe ? Le freudisme a-t-il sacrifié le désir d'être au profit de quelques désirs premiers, comme le pensait Sartre ? A partir du dernier Lacan, Guy-Félix Duportail montre que notre existence ne s'anime pas selon la visée d'un sens ou d'un projet, mais en fonction d'un trou. Un trou tourbillonnaire qui finit par former un noeud. Notre rapport au monde est topologique, donc tordu. Ce nouage ne devient cependant notre schéma de vie personnel qu'à la faveur d'une " épreuve " à chaque fois singulière, au cours de laquelle nous devons dénouer et renouer le noeud toujours quelque peu raté au principe de notre être. Le désir d'être se manifeste alors à travers la répétition de cet acte de naissance topologique. Le sujet de l'inconscient devient l'être-pour-le-nom, dans une sorte de baptême topologique en deux temps. Il ne nous suffit donc pas d'avoir été conçu pour exister, il nous faut encore accomplir un choix en faveur de notre existence.
Lorsque Wittgenstein meurt à Cambridge en 1951, Lacan tient à son domicile parisien un séminaire consacré à l'homme aux loups, l'une des plus célèbres psychanalyses de Freud. L'un a créé une nouvelle manière de penser grâce à ses analyses et descriptions de nos manières de nous débrouiller ou de nous embrouiller avec les mots ; l'autre vient d'entamer un retour à Freud placé sous le signe du langage. Leur rencontre n'aura pas lieu, mais plusieurs années après le décès de Wittgenstein, Lacan s'y référera dans son Séminaire à plusieurs reprises (1966, 1969, 1972). Ces interventions du philosophe dans l'itinéraire de pensée du psychanalyste sont décisives et permettent de faire signe vers une hypothèse : si l'inconscient est structuré comme un langage, alors il doit avoir une grammaire. Selon cette conjecture, le champ commun entre Wittgenstein et Lacan n'est plus délimité par la seule proposition négative de l'absence de métalangage (1969), mais il épouse la forme véritablement positive du concept de grammaire.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...