Lorsque Wittgenstein meurt à Cambridge en 1951, Lacan tient à son domicile parisien un séminaire consacré à l'homme aux loups, l'une des plus célèbres psychanalyses de Freud. L'un a créé une nouvelle manière de penser grâce à ses analyses et descriptions de nos manières de nous débrouiller ou de nous embrouiller avec les mots ; l'autre vient d'entamer un retour à Freud placé sous le signe du langage. Leur rencontre n'aura pas lieu, mais plusieurs années après le décès de Wittgenstein, Lacan s'y référera dans son Séminaire à plusieurs reprises (1966, 1969, 1972). Ces interventions du philosophe dans l'itinéraire de pensée du psychanalyste sont décisives et permettent de faire signe vers une hypothèse : si l'inconscient est structuré comme un langage, alors il doit avoir une grammaire. Selon cette conjecture, le champ commun entre Wittgenstein et Lacan n'est plus délimité par la seule proposition négative de l'absence de métalangage (1969), mais il épouse la forme véritablement positive du concept de grammaire.
Nombre de pages
146
Date de parution
29/03/2018
Poids
196g
Largeur
140mm
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EAN
9782705694906
Titre
Wittgenstein et Lacan. D'une thérapie l'autre
Auteur
Duportail Guy-Félix
Editeur
HERMANN
Largeur
140
Poids
196
Date de parution
20180329
Nombre de pages
146,00 €
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Alors que les sociétés post-industrielles se définissent volontiers comme les sociétés de communication. l'appréhension exclusivement technique de l'activité communicationnelle recouvre une crise de la communication : l'oubli de sa signification originaire de participation à une ?uvre commune. A partir du commentaire d'un texte du dernier Husserl (1932), dont on trouvera ici la traduction, à travers la description du caractère intentionnel de l'usage du langage et du rôle central des actes de discours dans la constitution de tout lien social. mais aussi dans le dévoilement de la part non dite et des paradoxes de la communication - l'excommunication et la distanciation procommunicationnelle c'est à la désobstruction du sens oublié de la communication qu'est consacrée
Trente ans après la mort de Lacan, cet ouvrage collectif (dé)montre qu?il est encore possible de se passionner pour son oeuvre. Les textes qui composent ce recueil ont été rédigés, pour la plupart, par de jeunes enseignants-chercheurs en philosophie, qui ont tous accepté de relever le pari de produire une nouvelle lecture de Lacan. La diversité des problématiques et des approches qui en résulte est précieuse. La réflexion philosophique est ici au service d?un réveil de la pensée analytique, à égale distance critique de l?antipsychanalisme ambiant que de la révérence obséquieuse. On y pose en toute liberté les questions cruciales : celles du bien dire sur les femmes, de la pensée politique de l?aliénation, du statut de l?objet du désir, du sens existentiel de la psychanalyse, de l?humanisme analytique, de l?au-delà de l?Oedipe, et enfin celle de la critique de Lacan par ses pairs de la French Thought (Derrida, Deleuze, Foucault, etc.). Loin des chapelles et des lectures officielles la pensée de Jacques Lacan n?a peut être jamais été aussi vivante.
Quelle est la contribution de la psychanalyse à la question du sens de l'existence ? Se résume-t-elle au complexe d'OEdipe ? Le freudisme a-t-il sacrifié le désir d'être au profit de quelques désirs premiers, comme le pensait Sartre ? A partir du dernier Lacan, Guy-Félix Duportail montre que notre existence ne s'anime pas selon la visée d'un sens ou d'un projet, mais en fonction d'un trou. Un trou tourbillonnaire qui finit par former un noeud. Notre rapport au monde est topologique, donc tordu. Ce nouage ne devient cependant notre schéma de vie personnel qu'à la faveur d'une " épreuve " à chaque fois singulière, au cours de laquelle nous devons dénouer et renouer le noeud toujours quelque peu raté au principe de notre être. Le désir d'être se manifeste alors à travers la répétition de cet acte de naissance topologique. Le sujet de l'inconscient devient l'être-pour-le-nom, dans une sorte de baptême topologique en deux temps. Il ne nous suffit donc pas d'avoir été conçu pour exister, il nous faut encore accomplir un choix en faveur de notre existence.
Une peinture est un tout organisé, un ensemble de formes (lignes, surfaces colorées...) sur lequel viennent se faire ou se défaire les sens qu'on lui prête. Le contenu de cet ensemble n'est pas un équivalent d'émotion, de sensation, il vit de lui-même. Ces relations entre les formes sont un transfert de relations de l'univers à une autre signification. Dans ce qu'elle a d'essentiel la peinture est une humanisation du monde. " Pierre Soulages (1948) Voici réunis, dans leur variété, leur constante et exemplaire rigueur, quelques-uns des textes et entretiens de Pierre Soulages. Ils explicitent pour nous son oeuvre immense.
Nous vivons une époque paradoxale : les extraordinaires progrès scientifiques et techniques des dernières décennies ont bouleversé notre existence, mais, dans le même temps, un fulgurant retour de la barbarie sape nos valeurs laïques fondamentales, héritées des Lumières. Religions et utopies sociales, ces illusions dangereuses constituent la pire malédiction de l'humanité ; elles assaillent notre liberté de penser et de nous exprimer librement. Elles nous imposent leurs critères absolutistes du Bien et du Mal ainsi leur foi dans un au-delà ou un avenir radieux chimériques. Leur but est évident : nous empêcher de vivre sereinement et nous priver du bonheur quotidien. Dès lors, l'alternative est tranchée : Homme ou Dieu ? Raison ou foi ? Plaisir ou ascèse ? Vivre ici et maintenant ou attendre la vie après la mort ? Ce livre très documenté n'en est pas moins un ouvrage grand public : écrit dans un style simple et accessible, il se veut un essai-coup de poing, un pamphlet choc et sulfureux pour nous libérer des fausses promesses et des mensonges qui nous emprisonnent.
Cénat Jude Mary ; Cyrulnik Boris ; Dérivois Daniel
Même si, avec plus de 200 000 morts et des dizaines de milliers de blessés, le séisme du 12 janvier 2010 a déjà suscité nombre de réflexions sur l’histoire et la population haïtiennes, on a rarement l’occasion de lire des témoignages aussi poignants ainsi qu’une fine analyse des traumatismes et de la résilience des survivants.Tout le monde s’en souvient : isolés, sans abri, sans nourriture, débordés par la dévastation et dans l’attente des secours, les insulaires ont vécu parmi les morts et avec les morts pendant de nombreuses semaines.Ces témoignages de survivants nous font précisément entrer dans cet enfer, dans le récit d’une souffrance insupportable, mais qui refuse toute attitude condescendante. Par-delà blessures et amputations, le dialogue avec l’auteur laisse lentement apparaître les voies salutaires de la résilience, une sortie proprement humaine vers la vie, comme une renaissance que donne en partage le peuple haïtien à l’humanité entière.Cela nous donne un ouvrage touchant, rigoureux et engagé. Un ouvrage édifiant.