Durant la première décennie du XXe siècle, à l'époque où se fait jour en Europe cet art de peindre révolutionnaire qui s'est appelé "l'art moderne", Emil Nolde s'impose comme le chef de file du courant expressionniste allemand. Sa vie, son oeuvre, la passion qu'il nourrit pour son art obéissent dès lors à une double orientation, vers le monde et hors du monde, qui représente comme la pulsation d'une âme vouée à la création artistique en même temps qu'à l'instauration de la modernité picturale dans son pays. D'un côté, il est de tous les conflits qui agitent l'Allemagne traditionnelle, encore prisonnière d'un néo-classicisme académique, mais déjà travaillée par l'idéal moderniste, et il s'engage dans un combat enthousiaste en faveur d'un nouvel art allemand. D'un autre côté, solitaire et reclus, caché dans de modestes maisons de pêcheurs sur les rivages déserts de la Baltique ou de la mer du Nord, il met au monde une oeuvre tout à la fois somptueuse et ascétique, à l'écoute de la puissante nature et puisée tantôt aux sources du fantastique, tantôt à l'émotion religieuse, héritée du piétisme de son enfance. Le génie lyrique de ce chantre incomparable de la couleur, qui compte parmi les familiers du Cavalier Bleu, comme de cet inventeur d'une langue graphique totalement inédite est celui d'un des plus grands peintres du XXe siècle. Le démontrer est une des finalités de cet essai, le premier en français entièrement consacré à Emil Nolde. Biographie de l'auteur Gabrielle Dufour-Kowalska, docteur en philosophie, s'est engagée essentiellement dans l'investigation de nouvelles voies en phénoménologie. Consacrant la majeure partie de ses recherches à l'élucidation des fondements ontologiques du monde imaginaire, elle privilégie dans cette quête le témoignage des peintres et de leurs oeuvres.
Nombre de pages
214
Date de parution
10/05/2007
Poids
300g
Largeur
150mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782252036235
Titre
Emil Nolde. L'expressionnisme devant Dieu
Auteur
Dufour-Kowalska Gabrielle
Editeur
KLINCKSIECK
Largeur
150
Poids
300
Date de parution
20070510
Nombre de pages
214,00 €
Disponibilité
Sur commande en 4-6 jours
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Au c'ur de la Byzance du VIIIe siècle, un conflit d'une singulière violence ébranle l'Empire romain d'Orient. Son enjeu n'est ni l'or, ni le pouvoir, mais tient à une cause peut-être incompréhensible aujourd'hui : le culte des images...
Sans aucun doute l'un des plus grands penseurs français de la seconde moitié du XXe siècle, Michel Henry demeure encore mal compris. Gabrielle Dufour-Kowalska s'efforce de le rendre plus proche, tout en restituant avec une fidélité rigoureuse les exigences et la radicalité de son projet philosophique. Car ce que signifie la constitution de la " subjectivité absolue " entreprise par Michel Henry, c'est la venue au jour de l'essence immanente qui, en ruinant les prétentions du savoir objectif, met en cause l'ensemble de la tradition philosophique occidentale. Le philosophe entrouvre la porte d'un royaume invisible qui est celui de la " magnificence de la vie ". Une nouvelle perspective herméneutique se dessine, qui permet de cerner la nature et la portée de cette " phénoménologie matérielle " dont Michel Henry est le fondateur. Instaurée avec L'Essence de la manifestation, elle révèle toute son ampleur dans les années 1980 et 1990, pour accéder à la perfection d'un véritable système dans C'est moi la Vérité et Incarnation, peu avant la mort du philosophe le 3 juillet 2002. Un itinéraire qui témoigne de la cohérence d'une œuvre désormais accomplie.
L'ouvrage de Gabrielle Dufour-Kowalska, écrit Jeanne HERSCH dans sa Préface, s'arrache délibérément à son époque. Il refuse l'histoire et la psychologie. Il ignore, avec une sorte d'innocence violente, les trous de serrure par lesquels le moi guette autrui pour mieux se guetter lui-même. Il ne dénonce rien, sinon, par le seul contraste. la médiocrité de visées courantes. Il refuse de flotter sur la vague de l'histoire. Il se maintient immobile, comme si un seul problème avait à jamais élargi et fixé un regard insatiable. Quelle est l'essence de l'Origine ? Telle est en effet l'unique question qui inspire ce livre. Ecartant d'emblée toute considération historique sur le thème de l'Origine dans la philosophie, l'auteur y poursuit une recherche métaphysique pure en prenant pour point de départ la simple notion d'Origine. Signe ouvert sur un sens transcendant, ainsi apparaît dans la première partie du volume la structure formelle de ce terme énigmatique qui appelle un concept capable de l'achever. L'accomplissement conceptuel de l'Origine, G. DUFOUR-KOWALSKA le découvre dans l'Ethique de Spinoza, comme l'oeuvre propre de cette "métaphysique existentielle" , à laquelle est consacrée toute la seconde partie de l'ouvrage. L'interprétation qui en est ici donnée, souligne à ce propos le préfacier, est à la fois rigoureuse au niveau de l'enchaînement des thèmes et existentielle lorsqu'elle en saisit la convergence et la visée unique.
A la fois journal intime et exposé de théorie esthétique, les Lettres à un Inconnu éclairent d'un jour nouveau les rapports complexes du couple Werefkin-Jawlensky (injustement éclipsé par le couple mythique de Kandinsky et Gabriele Münter), en même temps qu'elles développent une conception de l'art singulièrement nouvelle à l'époque, centrée sur le lyrisme symboliste des couleurs et des formes, conception qui a sans doute déterminé le grand tournant kandinskien de 1910. Composée entre 1901 et 1905, la correspondance imaginaire de Marianne Werefkin avec "l'Inconnu", symbole de son idéal artistique, prélude à la série des tableaux résolument modernes que l'artiste, après un silence de dix années, produira dès 1907 comme une contribution particulièrement originale au courant expressionniste européen. Les hautes aspirations de Marianne Werefkin à une création artistique pure, libérée du réel et consciente d'elle-même, qui s'expriment dans les Lettres, témoignent, tout comme son oeuvre, du rôle de précurseur de la grande artiste russe dans l'avènement de la modernité picturale en Europe. Biographie de l'auteur Née à Tula (Russie) en 1866, Marianne Werefkin est d'abord l'élève d'Ilja Riépine à Saint-Pétersbourg. En 1896, elle émigre à Munich où elle fonde avec Kandinsky et Jawlensky, son compagnon de vie jusqu'en 1921, la Nouvelle association des artistes de Munich qui ouvrira la voie au "Cavalier bleu". Gabrielle Dufour-Kowalska, docteur en philosophie, consacre une partie de ses recherches philosophiques à l'investigation des fondements du monde imaginaire. Elle privilégie dans cette quête le témoignage des peintres, selon un itinéraire concerté, de l'icône traditionnelle aux métaphores oniriques du romantisme allemand, qui annoncent les, "compositions" et "sonorités" de cet art dit "abstrait" que Marianne Werefkin appelait "l'amour-artiste".
Caché derrière ses peupliers d'où émergent son haut toit et ses deux tours carrées, le " château vosgien " est, en 1789, à peu près ce qu'il était en 1600 ou à la fin du Moyen Age : un corps de logis solide et discret, se démarquant à peine du reste des maisons rurales et un peu plus du clocher de l'église ou du prieuré, vrai centre du village. Le châtelain de 1789 y vit-il différemment de celui du XVIIe siècle, voire du Moyen Age ? Ce livre pénètre dans l'univers et le décor familiers des futurs émigrés dont les aïeuls vécurent sur place les drames de la Guerre de Trente Ans. A travers lettres, mémoires et inventaires, une page d'histoire peu connue est retracée ici. Son auteur, professeur agrégé d'Histoire, responsable de l'Association Saône lorraine et délégué des Vieilles Maisons Françaises pour les Vosges, la fixe souvent comme un instantané, un " pris sur le vif ", une incursion dans l'intimité des vieilles familles et des récents anoblis. Beaucoup de ces demeures et de ces familles ont aujourd'hui disparu, et l'on démolit encore des châteaux, comme à Gironcourt-sur-Vraine, au nom du " progrès " et du " réalisme ". Ces pages de vie quotidienne et d'attitude face à l'adversité sont aussi pour l'auteur l'occasion de montrer au grand public et aux divers responsables qu'autant qu'un château fort, ces " Grandes Maisons " sont dignes de conservation et de respect.