Pour Aristote, " il serait étrange que la fin de l'homme fût le jeu ". Pour Schiller, " l'homme ne joue que là où dans la pleine acception de ce mot il est homme, et il n'est tout à fait homme que là où il joue ". Entre les deux, et principalement aux XVIIè et XVIIIè siècles, une mutation s'est produite, au cours de laquelle l'idée de jeu, qui désignait d'abord une activité mineure, est devenue un concept pour l'anthropologie philosophique. Comment cela est-il arrivé ... Pour le comprendre, cette étude retrace d'abord, dans un premier chapitre, les étapes les plus significatives de l'histoire du concept jusqu'au XVIIè siècle (Leibniz, Pascal). Elle montre ensuite, à l'aide du témoignage de Casanova, comment le siècle des lumières est aussi le siècle du jeu. Puis elle étudie la revalorisation du concept de jeu dans la pensée kantienne, avant d'aborder enfin les Lettres sur l'éducation esthétique de l'homme de Schiller, qui marquent la naissance de la notion de jeu dont nous héritons aujourd'hui.
Nombre de pages
127
Date de parution
01/11/1998
Poids
100g
Largeur
115mm
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EAN
9782130486886
Titre
LE JEU. De Pascal à Schiller
Auteur
Duflo Colas
Editeur
PUF
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115
Poids
100
Date de parution
19981101
Nombre de pages
127,00 €
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Un des débats les plus intéressants et les plus passionnés qui traversent la période du XVIIè et XVIIIè siècle concerne la finalité et les causes finales. L'importance du sujet se conçoit aisément si l'on songe à l'étendue et à la profondeur de ses implications. Par ses enjeux, le problème concerne les domaines épistémologique, esthétique, métaphysique et théologique. Comment doit-on penser, comprendre et étudier la nature ? La philosophie s'interroge alors sur la scientificité non seulement des explications qu'elle donne, mais aussi des questions qu'elle pose. Peut-on encore faire une théodicée, c'est-à-dire justifier d'un ordre final et providentiel de l'univers ? La question porte tout autant sur la nature et Dieu que sur les pouvoirs de la raison humaine. L'étude de ces deux siècles de débats permet de comprendre la genèse de nos conceptions contemporaines de la nature.
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Le marché du logement n'est pas un marché comme un autre. L'accès au logement, malgré son statut de droit opposable, est rendu de plus en plus difficile, notamment pour les jeunes générations, du fait de la progression importante des dépenses en logement des ménages. Pour des raisons similaires, l'accession à la propriété des ménages modestes est rendue de plus en plus en complexe. Le logement, premier actif du patrimoine des ménages, est devenu l'un des principaux vecteurs de transmissions intergénérationnelles. Le mal-logement et les situations d'exclusion continuent de progresser en France et la question se pose de la capacité de notre société à enrayer ces phénomènes aux facettes multiples. Les divergences observées entre les différents marchés du logement ont eu pour conséquence la rupture du parcours résidentiel d'un grand nombre de ménages. Apprendre à identifier et à vaincre les crises du logement qui traversent la France devrait constituer l'une des problématiques centrales du débat public pour les prochaines années.
Bachelard Gaston ; Bontems Vincent ; Canguilhem Ge
Pour une révolution permanente de la raisonRecueil d'articles dont la première édition a été publiée en 1972 dans la collection Bibliothèque française contemporaine. L'Engagement rationaliste suit l'intégralité de la trajectoire de Gaston Bachelard. Composé, titré et préfacé par Georges Canguilhem, ce recueil s'ouvre avec un manifeste épistémologique révolutionnaire (« Le surrationalisme ») rédigé en soutien au Front populaire, et s'achève avec l'éloge de Jean Cavaillès, l'ami chef de la Résistance assassiné par les nazis, manifestant ainsi le caractère engagé de l'épistémologie. Cet engagement consiste en premier lieu à suivre la science dans ses progrès : « il faut que le rationaliste soit de son temps, et j'appelle de son temps, du temps scientifique, de la science du temps que nous vivons actuellement ». Un tel rationalisme révise ses connaissances, ses méthodes et jusqu'à ses principes. Il ne lutte pas seulement contre le sens commun, mais aussi contre des normes de scientificité héritées du passé. Cette posture résolument progressiste résonne avec d'autres positions avant-gardistes. La présente édition, présentée et commentée par Vincent Bontems, précise l'origine des textes, restitue leur contexte, et identifie la source des citations et des concepts, afin d'éclairer le sens des engagements de la pensée et de l'existence de Bachelard.
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