La justice spatiale est l'horizon de la plupart des politiques territoriales et demeure un levier politique essentiel. Cet ouvrage interroge sous cet éclairage les rapports entre territoires, actions publiques et inégalités. L'influence de la justice spatiale est telle que l'aménagement du territoire et la recherche de la justice spatiale ont été considérés comme équivalents. Cela n'ôte rien à la complexité des questions sur les objectifs des politiques publiques à conduire. Force est de constater également que l'essor du libéralisme économique globalisé et les mutations à l'oeuvre dans l'action publique contemporaine ont modifié les paradigmes, les acteurs et les modalités d'action. Poser le problème du sens et du bien-fondé de la territorialisation des politiques, c'est aussi engager une réflexion sur les arbitrages, les articulations et les possibles contradictions entre justice structurelle et justice procédurale. Elles semblent bien toutes deux avoir pour conséquence, volontaire ou non, une plus forte "territorialisation", mais selon des modalités très différentes. Plus fondamentalement encore, réfléchir aujourd'hui sur l'idée de politique territoriale juste, particulièrement dans le domaine urbain, suppose de questionner la notion même de justice spatiale.
Nombre de pages
322
Date de parution
22/06/2013
Poids
526g
Largeur
154mm
Plus d'informations
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EAN
9782840161646
Titre
Justice spatiale et politiques territoriales
Auteur
Dufaux Frédéric ; Philifert Pascale
Editeur
PARIS OUEST
Largeur
154
Poids
526
Date de parution
20130622
Nombre de pages
322,00 €
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Rues du bac/Géographie une voie directe et claire vers le baccalauréat - la méthode pour réussir, quel que soit le sujet - ce qu'il faut savoir, sur les 3 parties du programme - l'étude des documents, guidée puis corrigée - l'épreuve du croquis 1 - L'organisation géographique du monde 7 sujets, 24 documents à l'appui, 1 croquis 2 - Trois puissances économiques mondiales 16 sujets, 50 documents à l'appui, 5 croquis 3 - Des problèmes géographiques mondiaux à l'échelle continentale 16 sujets, 56 documents à l'appui, 5 croquis - 6 exercices auto-évalués, pour vous mettre en situation d'examen
Vallat Colette ; Dufaux Frédéric ; Lehman-Frisch S
Le mot "urbanisation" semble si bien correspondre aux mutations violentes et radicales liées à la métropolisation que, depuis quelques années, l'attention des chercheurs s'est plus portée sur les transformations urbaines que sur les traits invariants de la cité. Cependant, il y a toujours lieu d'interroger la notion de permanence urbaine car, dans un même temps, l'agglomération s'est étendue et la " cité " s'est affaiblie. On peut donc se demander si la croissance contrarie la permanence urbaine ou, au contraire, si elle en est constitutive ? En effet, c'est quand la ville est en incessante recomposition, quand elle peut décliner, voire disparaître, que se pose la question de l'identité urbaine au-delà des lieux et des cultures. Au moment où la notion de développement durable devient centrale, la réflexion sur la pérennité urbaine se justifie car, " l'urbanisation " traduit une conquête protéiforme, toujours répétée et fort banale des espaces, tandis que la " ville " renvoie à la singularité, à l'héritage, à l'historicité, à l'esthétique et à la complexité. Son examen permet donc de comprendre en quoi un phénomène est durable et quels sont les traits forts à retenir pour apprécier le devenir des espaces et des sociétés.
Dans un premier temps, nous dirions qu'ils ne sont pas comme nous. Dans un second temps, il devient que ce serait plutôt nous qui ne sommes pas comme eux. Eux, les Rapaces, qui détiennent la force, l'arrogance de la richesse, la mémoire des siècles passés. Ce n'est que lorsque le danger se précisera que les Rapaces réagiront. Au risque de tout basculer...
Entre info, intox et pseudo-expertise, comment savoir ce qui est vrai ? En apprenant enfin comment la science construit, et parfois rate, la vérité. Quel est le point commun entre Protée, la divinité homérienne, et Didier Raoult ? Pourquoi tous les modèles de COVID-19 se sont-ils trompés ? Qu'est-ce qui fait qu'un résultat statistique devient une vraie preuve ? Cet ouvrage répond à ces questions et à bien d'autres, en ouvrant la porte de la méthodologie quantitative, celle qui s'attelle à compter, mesurer, tester, répliquer. De l'âge d'or de Bagdad, celui des savoirs qu'Avicenne synthétise, à Cambridge, où Pearson et Fisher ont forgé la statistique moderne, il relie histoire des idées et outils d'analyse. Dans ce livre, je vous fais d'emblée une promesse : tous ces concepts, soi-disant incompréhensibles, je vous les rendrai accessibles. Mieux, je m'efforcerai, chaque fois que je le peux, de vous expliquer l'histoire, l'utilité et les faiblesses de chaque approche. Chercheur, étudiant ou simple curieux, vous apprendrez à lire une étude, évaluer une preuve et éviter les illusions statistiques. Une boussole pour penser plus clair dans un monde saturé de chiffres.
Favorisant regards obliques et courts-circuits, la comparaison inattendue, dans l'analyse esthétique des films, produit des affinités insoupçonnées, charge les oeuvres d'une nouvelle intensité et bouscule l'histoire des formes filmiques. Dans l'analyse esthétique des films, la comparaison des oeuvres est un geste dont on ne mesure pas toujours les conséquences, et dont on peut se demander où il peut conduire. Cet ouvrage entreprend d'explorer l'aventure intellectuelle que constitue la comparaison lorsque l'analyste confronte des oeuvres que rien n'appelait à réunir, ce qu'on appelle en français le "mariage de la carpe et du lapin" . D'où la comparaison tire-t-elle son impulsion ? Sa légitimité ? Quelle connaissance produit-elle ? Quels types de problèmes pose-t-elle ? Quelle est, finalement, son efficacité heuristique ? La Carpe et le Lapin interroge les bénéfices d'une telle démarche, montre dans quelle mesure elle constitue une opération productive, justifiant la hardiesse des rapprochements. En s'efforçant d'évaluer réflexivement risques et profits, cet ouvrage voudrait rendre le lecteur sensible au potentiel comparatif du film ; l'ouvrir, en toute lucidité, à cette attitude réactive et audacieuse, en étant à l'affut des similitudes et affinités inspiratrices d'analyse - une analyse des possibles, mobilisant l'imagination.
Et si la notion de " social ", aujourd'hui incontournable pour penser les phénomènes humains, n'avait pas été configurée dans les grands textes théoriques, comme le Contrat social ou les Leçons de sociologie d'Auguste Comte, mais dans le corpus minoré et souvent fictionnel des études de moeurs ? C'est au sein de cette famille de textes, réunissant des formes aussi diverses que des tableaux, des études ou des romans, et entretenant des liens étroits avec la presse, que le social, ce " mot nouvellement introduit dans la langue " d'après l'Encyclopédie, s'est mis à désigner un nouveau champ de savoir qu'il s'agissait d'explorer à partir de pratiques inédites d'observation. En revenant sur ces corpus du xviiie au xixe siècle, cet ouvrage montre comment une histoire littéraire attentive aux marges du canon peut ouvrir de nouvelles perspectives sur un événement décisif : le passage du " monde " à la " société " et des " sciences morales " aux " sciences sociales ".