Opus - Sociologie de l'Art N° 9-10, 2006 : Questions de méthode
Ducret André
L'HARMATTAN
22,00 €
Epuisé
EAN :9782296015852
Quelles sont les difficultés spécifiques associées à la constitution de populations d'enquête ou de corpus documentaires en sociologie des arts ? Qu'en est-il des statistiques à disposition ou à construire selon les diverses réalités nationales ou régionales ? Quelle est l'incidence de l'échelle d'observation et des procédés empiriques choisis sur les résultats obtenus ou sur leur interprétation ? Comment exploiter scientifiquement des données recueillies à l'aide d'outils comme la photographie, la vidéo ou le cinéma ? Quel usage faire des archives, mémoires et autres biographies ? Dans quelles circonstances emprunter des concepts théoriques ou des techniques d'observation à d'autres spécialités de la sociologie ? Des pistes méthodologiques novatrices s'ouvrent-elles aujourd'hui s'agissant de l'explication en sociologie de la culture, lesquelles et pourquoi ? Autant de questions auxquelles ce dossier propose, sinon autant de réponses, du moins autant d'occasions de se poser - comme il fallait s'y attendre - de nouvelles questions.
Nombre de pages
233
Date de parution
01/11/2006
Poids
320g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782296015852
Titre
Opus - Sociologie de l'Art N° 9-10, 2006 : Questions de méthode
ISBN
2296015859
Auteur
Ducret André
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
320
Date de parution
20061101
Nombre de pages
233,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Comprendre, pour le sociologue, c'est remonter de l'?uvre à l'acte, du produit au procès, de l'art " déjà fait " à l'art " en train de faire " en replaçant l'activité artistique dans son contexte de production, de diffusion et de réception. Issus d'enquêtes empiriques comme de recherches en bibliothèque, les textes que réunit ce recueil sont autant de tentatives de remplir ce vaste programme sans cesse amendé et disputé par la tradition sociologique. De la question de l'écriture pour Piet Mondrian au rôle de l'artiste dans l'espace public, de la problématique de l'industrie culturelle selon Theodor Adorno à celle du polythéisme des valeurs, d'une querelle savante autour de l'objet et de la méthode en sociologie de la musique à la polémique publique suscitée par un concours d'embellissement controversé, ces travaux s'inscrivent depuis une décennie au c?ur du débat qui anima aujourd'hui la sociologie des arts sur ses frontières, ses méthodes et ses résultats.
Comment appréhender des pratiques culturelles sans cesse changeantes? Quel est le défi lancé par elles à l'analyse sociologique de la culture? Chacune à sa manière, les contributions que réunit cet ouvrage se posent ces questions. Elles reviennent à nouveaux frais sur le débat qui, en sociologie de la culture comme ailleurs, voit s'opposer diverses thèses, de la contrainte jamais démentie des déterminants sociaux - classe, genre, génération, etc. - sur les "pratiques culturelles" à leur individualisation croissante sous l'impact de nouveaux modes de vie. Tout choix d'approche et de méthode s'avère ainsi intimement lié au débat théorique, voire idéologique autour de ce qu'on nomme les "pratiques culturelles", un terme qui mérite d'être lui-même interrogé. Plusieurs des auteurs de ce livre jettent un regard critique sur les grandes enquêtes statistiques menées par le passé dans le sillage de La distinction de Pierre Bourdieu (1979), notamment au niveau national ou dans de grandes institutions culturelles. De nouvelles approches sont proposées en recourant à- voire en combinant - des démarches quantitatives et qualitatives, et ce sur des objets aussi variés que la visite muséale, les trajectoires de spectateurs de théâtre, les "carrières" de festivaliers, les "chèques culture" et la "culture de la gratuité", la création littéraire et la lecture, le recours à des outils cartographiques, le tatouage, ou encore l'usage détourné des graffitis. Informé et prospectif, cet ouvrage s'adresse aux chercheurs et spécialistes, aux politiques et décideurs dans le domaine culturel, aux créateurs, ainsi qu'à toute personne intéressée par les mutations qui affectent les "pratiques culturelles" et leur étude.
Ducret André ; Grin Claude ; Marti Paul ; Söderstr
La condition de l'architecte en Suisse : tel est l'objet de ce livre issu d'une vaste enquête soutenue par le Fonds national de la recherche scientifique. Derrière ses réussites ou ses audaces, une profession est montrée en chantier. Avec des exemples précis, sa mutation se perçoit ici dans son épanouissement grâce aux nouvelles technologies, mais aussi dans une lutte pour sa survie. Car les contraintes se multiplient : nouvelles formes d'urbanisation, foison des réglementations régionales ou nationales, directives européennes, normes du développement durable. S'y ajoutent la crise économique et les crédits qu'on coupe, l'ouverture internationale du marché de la construction, le poids croissant des sociétés générales de construction. Que deviennent dès lors les architectes indépendants ? Que reste-t-il d'une activité où la Renaissance avait reconnu un art de synthèse inspiré par une vision globale de la société ? Chiffres et témoignages permettent aux auteurs de décrire la situation réelle de l'architecte en Suisse - formation, pratique, identité, déontologie - jusqu'aux derniers développements : les structures intégrées, les mises en réseau, les spécialisations. Voici un bilan des stratégies développées pour rendre ses valeurs à une profession qui, sous maintes menaces, cherche de nouveaux déploiements.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...