De Georg Wilhem Friedrich Hegel à René Girard. Violence du droit, religion et science
Dubouchet Paul
L'HARMATTAN
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EAN :9782343064611
Entre Hegel, "le philosophe du christianisme", et Girard, "l'anthropologue du christianisme", il y a un fossé de deux siècles marqués par une montée considérable de la violence dont Auschwitz et Hiroshima restent les premiers sommets. Cette "montée aux extrêmes" que Hegel n'avait pas prévue, son contemporain Clausewitz l'a parfaitement perçue. Si Hegel et Clausewitz sont "les deux grands penseurs de la guerre", seul Clausewitz permet de penser l'actuel et terrible phénomène du terrorisme. De même, si Hegel décrit le devenir historique comme une triomphante "Odyssée de l'esprit", Girard, à la lumière de Clausewitz, mais aussi d'Hölderlin, en révèle le sens apocalyptique. Le passage de Hegel à Girard est donc celui "de la guerre au terrorisme" et de "l'Odyssée de l'esprit à l'Apocalypse".
Nombre de pages
202
Date de parution
22/05/2015
Poids
253g
Largeur
135mm
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EAN
9782343064611
Titre
De Georg Wilhem Friedrich Hegel à René Girard. Violence du droit, religion et science
Auteur
Dubouchet Paul
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
253
Date de parution
20150522
Nombre de pages
202,00 €
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René Girard, à partir de la violence et de la religion, refait l'histoire de l'humanité, de la culture et nous ouvre les yeux sur notre passé, notre présent et notre devenir. Son explication est des plus accessibles puisqu'il balaye toute la philosophie, des présocratiques aux structuralistes, et met au placard toutes les sciences humaines. Fini le gaspillage de temps et d'intelligence pour aller à l'essentiel : trouver la vraie issue de secours pour éradiquer la violence !
Des religions archaïques au christianisme, René Girard refait l'histoire d'une difficile conquête, celle de l'universalité, de l'amour, de la raison et de la liberté qui sont les traits distinctifs de " l'esprit du christianisme". Il est non seulement « le Darwin de la culture » (Michel Serres), mais aussi « le Darwin de la religion ». Du premier christianisme au catholicisme, Girard n'a pas poursuivi cette histoire, bien que tous les éléments se trouvent dans son oeuvre : il ne restait plus qu'à la reconstituer par son fil conducteur, « l'esprit du catholicisme », parfaite expression de « l'esprit du christianisme ».
Théologie politique" : une expression réactualisée par Carl Schmitt, et qui s'est appliquée d'abord aux recherches de certains théologiens de la gauche chrétienne. L'auteur de cet ouvrage rappelle que les régimes politiques ont toujours eu de mal à intégrer (pour mieux dépasser) le "souvenir douloureux" de la Passion du Christ, prix de la "paix romaine". C'est ce souvenir qui, selon René Girard, rend lumineux le sacrifice comme fondement de la culture humaine. Et c'est son oubli qui conduit l'humanité au bord du gouffre.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...