L'invention de la bureaucratie. Servir l'Etat en France, en Grande-Bretagne et aux Etats-Unis (XVIII
Dreyfus Françoise
LA DECOUVERTE
23,63 €
Epuisé
EAN :9782707132000
La naissance et le développement de la bureaucratie est, en France, en Angleterre et aux Etats-Unis, le fruit d'un processus politique complexe et discontinu, long de deux siècles, dans lequel se sont investis et confrontés de nombreux groupes sociaux et courants de pensées. L'histoire de la fonction publique et de ses agents s'inscrit en effet dans celle des changements économiques et sociaux qui ont contribué à transformer l'organisation et l'action de l'Etat. Mais elle traduit surtout la manière particulière dont chaque société se représente le rapport qu'elle entretient avec la puissance publique en vertu de sa conception de la démocratie. Dans ce livre passionnant, Françoise Dreyfus analyse les conditions dans lesquelles s'est élaborée la figure du serviteur de l'Etat, figure à la fois commune et spécifique dans ces trois grandes démocraties. L'auteur montre en particulier comment l'invention de la fonction publique et de son statut spécifique fut d'abord un acte politique : la naissance de la rationalité bureaucratique apparaît comme le résultat de la lutte pour le contrôle de l'exercice du pouvoir que se sont livrée les organes législatif et exécutif en utilisant la fonction publique comme une ressource politique. Au terme de cette analyse comparative, qui renouvelle en profondeur l'histoire de l'État et de son administration, l'auteur se demande si la remise en cause récente des principes régissant la fonction publique, et les réformes inspirées par les nouvelles théories du management dont elle fait l'objet, ne sont pas de nature à porter atteinte aux exigences de la démocratie.
Nombre de pages
290
Date de parution
27/01/2000
Poids
346g
Largeur
135mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782707132000
Titre
L'invention de la bureaucratie. Servir l'Etat en France, en Grande-Bretagne et aux Etats-Unis (XVIII
Auteur
Dreyfus Françoise
Editeur
LA DECOUVERTE
Largeur
135
Poids
346
Date de parution
20000127
Nombre de pages
290,00 €
Disponibilité
Epuisé
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Pratique sociale très répandue dont la définition reste pourtant délicate, la corruption est devenue tardivement un objet d'étude pour les sociologues, les anthropologues, les économistes et les juristes. Quels sont les effets, positifs ou négatifs, de cet échange inégal entre des protagonistes privés et/ou publics ? Et peut-on déterminer les causes socioculturelles ou institutionnelles à l'origine de ces comportements ? Quels sont les avantages recherchés par les acteurs ? Comment le public réagit-il face à la médiatisation des affaires de corruption ? Enfin, quels sont les instruments déployés à l'échelle internationale pour lutter contre ces agissements ? Les réponses théoriques et empiriques des sciences sociales à ces interrogations éclairent un sujet auquel les citoyens à la recherche d'informations fiables portent une attention croissante.
S'il est un terme dont l'usage connaît, depuis une dizaine d'années, une grande fortune au point d'être galvaudé par les hommes politiques mais quelquefois aussi par les juristes. c'est bien l'Etat de droit. Cette banalisation n'est pas de nature à éclairer sur le contenu de ce terme qui, dans son usage courant, tend au premier chef à affirmer l'adhésion à des valeurs évidemment positives. Dans la mesure où l'expression française est la traduction littérale de l'allemand Rechtsstaat, on pourrait supposer que ces deux termes ont la même acception ; il n'en va pas de même pour la Rule of Law britannique qui semble revêtir une signification différente. Les apparences sont naturellement trompeuses, chacun de ces concepts étant polysémique, produit d'une histoire spécifique au cours de laquelle leur contenu et leur sens ont évolué On comprend, d'emblée, que Luc Heuschling, en décidant de comparer Rechtsstaat, Rule of Law et Etat de droit afin de tenter de reconstruire la définition juridique de l'Etat, a fait preuve d'une ambition que d'aucuns pourraient juger excessive de la part d'un homme aussi jeune. Le résultat est à la hauteur du projet auquel s'est consacré Luc Heuschling pendant cinq longues années." F. D.
Féminisme pour les 99%, c’est un ouvrage qui permet d’ouvrir les thèses du féminisme au plus grand nombre et qui invite à s’écarter de ce féminisme libéral ciblant uniquement les classes les plus favorisées de la société. Pour les autrices, un ennemi incarne aujourd’hui toutes les oppressions que subissent le plus grand nombre : le capitalisme. Et pour s’opposer à ce système capitaliste, elles proposent de créer un féminisme pour les 99% qui doit nécessairement s’allier aux luttes écologiques, antiracistes, syndicalistes, lgbtqia+ pour triompher. Un manifeste condensé mais très riche à partager !
L'énergie se prête bien à l'analyse géopolitique, conçue comme l'étude des relations entre pouvoirs et territoires. Rien n'est possible dans le monde sans recours à l'énergie, et les rivalités et conflits que son exploitation toujours croissante suscitent sont omniprésents à toutes les échelles de l'analyse géographique, de l'international au local. Cet ouvrage s'intéresse aux effets de la transition énergétique et écologique en cours sur la transformation de ces rapports de forces, mais également sur les reconfigurations des échanges internationaux et de la coopération interétatique. Les alternatives aux hydrocarbures s'élaborent depuis les années 1970, mais la révolution actuelle des pétroles et gaz de schiste bouleverse en profondeur la question des énergies sous un angle géoéconomique, géopolitique et environnemental. Ainsi, à l'ère de l'économie numérique et des territoires "virtuels", la matérialité des énergies nous ramène à l'essentiel, c'est-à-dire les pieds sur terre, au coeur d'un "grand jeu" sans cesse réinventé au sein duquel les Etats font leur retour après des décennies de déréglementation.
La politique étrangère française est depuis longtemps sous le feu des projecteurs, tour à tour présentée comme le vestige d'une gloire passée, la marque d'une présence maintenue dans un monde qui n'a plus de limites, ou le signe d'une arrogance blessée par une succession d'échecs. Le débat reste vif, rehaussé par la présidentialisation, chaque locataire de l'Elysée voulant faire de sa propre diplomatie le gage de son succès et de son prestige... Et pourtant, cette politique reste peu étudiée, regardée avec une série d'a priori jamais évalués : l'effectivité de la grandeur gaullienne et sa perception à l'extérieur, la fonction de l'arsenal nucléaire en un temps post-bipolaire énigmatique, la revendication de prés carrés ou de zones d'influence, un souverainisme rhétorique malmené par la mondialisation, un essor notable de la politique d'affichage et de communication... Existe-t-il d'ailleurs un principe qui organise l'ensemble de ces traits, et le logiciel qui lui est associé correspond-il au contexte international actuel ? Pour comprendre comment la France s'insère dans un monde dont elle est de plus en plus tributaire, les auteurs répondent à trois grandes questions, axes majeurs de l'ouvrage. Comment cette politique s'inscrit-elle dans l'histoire ? Ses instruments sont-ils adaptés, ou répondent-ils à d'autres considérations, économiques, politiques, administratives et idéologiques ? Peut-on en mesurer les résultats et la pertinence, eu égard aux grands enjeux contemporains ? Ces analyses éclairantes esquissent, en creux, la possibilité d'une autre politique.
Première cause de handicap acquis chez l'adulte, l'accident vasculaire cérébral, ou AVC, peut brutalement faire disparaître ou empêcher, de façon temporaire ou non, un grand nombre de capacités de la vie quotidienne, dans des domaines physiques ou intellectuels très divers : la marche, la déglutition, la planification, la lecture, la préhension, etc. Parce qu'il touche à des savoir-faire acquis, l'AVC peut apparaître comme une atteinte biologique du social qui en efface les effets en réinitialisant les expériences, les compétences et les dispositions, autrement dit comme un accident égalisateur qui annule les différences sociales entre individus. Pourtant, à âge égal et à gravité équivalente des lésions cérébrales, les séquelles ne seront pas les mêmes si le patient est un homme ou une femme, un ouvrier ou un cadre supérieur, si la récupération de ses capacités a une grande ou une moindre valeur aux yeux des acteurs de la rééducation, si l'AVC a laissé intact chez lui un rapport aisé ou difficile aux modalités scolaires d'apprentissage. Pour mettre en évidence et expliquer ces phénomènes, Muriel Darmon a mené une enquête approfondie dans un service de neurologie d'un hôpital universitaire et auprès des différents corps de spécialistes - kinésithérapeutes, ergothérapeutes, orthophonistes, neuropsychologues, etc. - de deux centres de rééducation. En suivant le parcours post-AVC des patients au sein de ces unités et des étonnants " plateaux techniques " conçus pour favoriser leurs réapprentissages, ce livre montre que, par-delà ce qui semble perdu, le social perdure chez les individus et résiste à l'atteinte biologique.