La Bouenza 1892-1992. Les sources de l'Eglise au Congo
Dreuille Mayeul de
BEAUCHESNE
22,00 €
Epuisé
EAN :9782701013138
L'histoire de la mission de la Sainte-Trinité de Bouanza, au Congo-Brazza, présentée ici à l'occasion de son centenaire est celle d'un échec apparent. Ses acteurs, hommes et femmes, étaient issus en majorité des milieux populaires profondément croyants d'Alsace et de l'ouest de la France. Comme la plupart des premières missions de cette époque, ils subirent de nombreux décès dus à l'inexpérience du climat et à la terrible fièvre hématurique, liée au paludisme. Finalement, sous les coups de la somnose qui vida le pays de sa population, sans épargner les missionnaires, on dut se résoudre à clore et à transférer la station. Epreuve étonnamment féconde, que le sacrifice de tant de jeunes vies volontairement offertes pour le progrès de l'évangélisation. Buanza fut le terrain de formation des premiers éléments de la vie religieuse et du clergé congolais. Le vaste territoire sillonné par les pénibles marches des missionnaires est maintenant occupé par des chrétientés réparties entre les diocèses de Nkayi et de Kinkala où les vocations sont nombreuses. La Bouenza, repeuplée après l'éradication de la maladie du sommeil par l'Institut Pasteur, est maintenant un haut lieu de prière avec ses monastères de Bénédictins et Bénédictines, fondés par les abbayes de la Pierre-qui-Vire et de Vénière, complétés par les activités spirituelles et sociales du Chemin-Neuf. Veillant auprès des quelques tombes de la Bouenza, ils désirent, au seuil de la "Nouvelle évangélisation" , faire revivre dans l'Eglise en Afrique l'élan de tous ces jeunes missionnaires européens et africains, qui sont ses "ancêtres spirituels" .
Nombre de pages
144
Date de parution
01/04/1994
Poids
220g
Largeur
150mm
Plus d'informations
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EAN
9782701013138
Titre
La Bouenza 1892-1992. Les sources de l'Eglise au Congo
Auteur
Dreuille Mayeul de
Editeur
BEAUCHESNE
Largeur
150
Poids
220
Date de parution
19940401
Nombre de pages
144,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Fondateur du monachisme occidental au Vle la siècle et Père de l'Europe, saint Benoît demeure une pierre angulaire pour la paix et l'unité. Véritable maître spirituel pour notre temps, Benoît sait guider les azurs vers Dieu. Son constant souci de charité communautaire, débordant l'idéal des monastères, ouvre à un authentique modèle de vie chrétienne pour la famille et la société aujourd'hui.
Moines et moniales de toutes races et de toutes religions se sentent une parenté profonde. Mais qu'ont-ils vraiment en commun ? Qu'apporte ou que demande le christianisme, et, parmi les ordres religieux, quelle est la spécificité de saint Benoît ... Déjà au IIIe siècle de notre ère, Clément à Alexandrie signalait la présence dans cette ville d'ascètes hindous et bouddhistes. Cependant les moines des diverses religions ne se sont vraiment rencontrés qu'en notre siècle lorsque le monachisme chrétien les a trouvés en Asie et que les religions orientales se sont répandues en Occident. Au terme de nombreuses années de recherches, l'auteur compare la règle de saint Benoît avec les traditions ascétiques d'Asie et celles qui l'ont précédée en Occident. L'ouvrage est divisé en deux parties : la première étudie en détail le Prologue de la Règle et les sept premiers chapitres, qui en forment la partie doctrinale ; la seconde porte sur la vie au monastère dans ses divers aspects. Le résultat de ces rencontres et de ces échanges est une émulation réciproque dans l'approfondissement de sa propre vie spirituelle et dé la doctrine de sa religion. Pour nous, chrétiens, le questionnement des cultures et religions nées hors de l'Occident nous invite à préciser toujours mieux l'expression de notre foi, afin de la présenter d'une façon qui réponde à la recherche de nos contemporains.
Les recommandations du concile Vatican II ont été décisives pour faire sortir des cloîtres, qui l'avaient précieusement conservée, la " lectio divina " (lecture priante de la Parole de Dieu), et permettre à un grand nombre de croyants de se l'approprier. Le mot recouvre néanmoins des pratiques diverses. Face à l'engouement actuel, il convient de mieux s'informer sur cette " pédagogie divine " qui est moins une méthode qu'un cheminement, une progression jalonnée d'étapes précises aux caractéristiques profondément bibliques.
A partir d'une collection de lieux, la revue Habitante observe la diversité des manières de penser et de construire le monde. De la fiction à la théorie critique, de l'arbre au territoire, de la maison à la micro-nation, Habitante croise les approches, les sensibilités et les échelles. - Théo Casciani - La campagne n'est pas un refuge - Deborah Feldman - Sur le logement comme service - Shannon Mattern - Tout réparer : maintenance et care - Fanny Taillandier - Dubaï, ville nouvelle (fiction originale) - Nathan Friedman - USAMexique
Dans l'Eglise du Moyen Age central, l'inspiration charismatique n'est pas antinomique de la bureaucratisation : elle en est la condition nécessaire. C'est ce que montre cette étude des mobilisations ecclésiologiques de la référence à l'Esprit. Loin d'oublier l'Esprit dans la routine d'une bureaucratie sans âme, les agents de l'institution de l'appareil ecclésial sont les premiers à y faire référence pour opérer, à partir du milieu du XIe siècle, une centralisation pontificale des différentes tendances réformatrices. La monopolisation pontificale de la référence légitime à l'Esprit permet à la fois d'affirmer l'autonomie - la théonomie - de l'appareil ecclésial et d'en suspendre les règles ordinaires. L'appropriation de ce discours ecclésiologique par les chroniqueurs et réformateurs du XIIe siècle va conduire à une nouvelle perception de l'histoire, fondée sur l'idée d'un progrès inspiré et mené par des hommes spirituels. Moines charismatiques et administrateurs peuvent ainsi s'associer autour du fragile malentendu d'une institution spirituelle. Lorsque celui-ci se délite, les discours prophétiques en font l'aune à laquelle juger le présent ou un projet d'avenir. Au cours des XIIIe et XIVe siècles, ce modèle d'une bureaucratie charismatique se dissocie en conceptions antagonistes de la référence à l'Esprit : un usage intégré dans les rouages de l'administration, qui n'apparaît explicitement que dans les périodes de crise, et une référence de plus en plus eschatologique visant à condamner tous ceux qui persécutent les "spirituels".
Scolastique : dérisoire ou sérieuse ? Savante ou bornée ? Ratiocination ou perfection rationnelle de l'investigation universelle ? Virtuosité intellectuelle ou figement formel ? Peu de mots, assurément, résonnent de manière aussi contradictoire dans notre chambre cognitive. Faut-il s'en étonner ? La scolastique, avec le Sic et non d'Abélard au XIIe siècle, se construit sur l'exploration inextinguible de la contradiction. Elle progresse vers la vérité grâce au kaléidoscope des possibles logiques. En son âge d'or, du XIIIe au XVe siècle, auxquels est consacré ce volume, elle ne structure pas seulement la pensée des intellectuels. Imprimant sa forme et ses processus heuristiques à la littérature - latine ou romane - qu'elle érige en son extension, elle trouve en celle-ci non seulement un réceptacle et un lieu de diffusion, mais un révélateur. Codifiée mais libre comme une forme fixe, elle est littérature à part entière, partageant avec elle les ambitions et les modalités protéiformes d'une architectonique savante dévouée à l'éveil de l'esprit. Les vingt-quatre contributions ici réunies sondent la manière dont la littérature médiévale, tirant partie de sa propre diversité, sérieuse, comique, savante, ambiguë ou critique, s'est emparée de la scolastique pour faire d'un phénomène social qui aurait pu devenir un puissant outil de contrôle, un formidable moteur d'émancipation individuelle.
Une exclamation d'Origène (empruntée à Jérémie) : Tu m'as trompé, Seigneur ! Une autre de saint Anselme : Seigneur, je cherche ton visage ! L'une et l'autre nous a paru valoir d'être scrutée, comme introduisant à une demarche de pensée qui caractérise chacun de ces deux grands esprits, et plus encore au mouvement foncier de leur âme. Deux exemples, propres à faire voir, à travers les différences de deux époques aussi bien que de deux individualités, une parenté plus essentielle. Et nous encore, "nous sommes de leur race" . Tous ceux que nourrit de sa substance indéfiniment féconde une même grande tradition, sont frères. Pour compléter ce sentiment de l'unité dans un incessant pluralisme, nous avons cru pouvoir proposer un troisième exemple, pris à notre siècle même, celui du débat qui fut institué, au cours des années trente, sur les rapports de la foi chrétienne, et de la philosophie. Le lecteur verra de lui-même, sans qu'il soit besoin d'instituer parallèles ou contrastes, combien les questions qui agitaient ce débat sont encore aujourd'hui les nôtres.
En octobre 1703, Claude Poullart des Places, un jeune Rennais, arrive à Paris sans autre intention que de faire sa théologie au collège Louis le Grand. Un an plus tard, simple tonsuré, il fonde un séminaire pour les pauvres écoliers, ces aspirants au sacerdoce dont la misère, par ses conséquences, est la plaie majeure de l'Eglise de France. Il assure à ses élèves une longue et solide formation théologique et sait leur communiquer sa mystique de pauvreté et sa hantise des âmes abandonnées. Il meurt en 1709, prêtre depuis moins de deux ans. Il laisse soixante-dix séminaristes et une petite équipe de directeurs, noyau de cette congrégation du Saint-Esprit qui compte aujourd'hui 4 000 religieux. La Compagnie de Marie de son ami Grignion de Montfort ne voit le jour et ne survit jusqu'à la Révolution que grâce à son affiliation à la congrégation du Saint-Esprit ; pendant près d'un siècle et demi, ses membres se font appeler Prêtres missionnaires du Saint-Esprit. Quant aux Filles du Saint-Esprit, la plus florissante des congrégations bretonnes, elle doit son existence à l'un des premiers disciples de Poullart des Places qui leur forma un règlement sur le modèle de celui qui s'observait au Séminaire du Saint-Esprit. Poullart des Places est le plus jeune fondateur d'ordre et aussi celui qui disposa du délai le plus court pour consolider son oeuvre. Son histoire était une énigme que, grâce aux archives de l' Aa, une congrégation secrète de piété, Joseph Michel réussit à élucider. La cause de canonisation de Poullart des Places a été introduite en 1989.