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L'argent. Croyance, mesure, spéculation
Drach Marcel
LA DECOUVERTE
30,00 €
Sur commande, 2 à 4 jours
EAN :9782707143129
La conjonction de trois circonstances est à l'origine du travail collectif qui a conduit à ce livre: la création, avec l'euro, d'un espace monétaire nouveau unifiant le calcul économique sur un territoire regroupant plusieurs aires monétaires nationales; l'épuisement de ce qu'on a appelé la "nouvelle économie"; l'effondrement boursier amorcé au printemps 2000, après vingt années d'expansion de la circulation et de la spéculation financières. Penser une telle conjoncture exigeait de prendre au sérieux la nature symbolique de l'argent, qui en est le ressort central. Cela, non sans un certain décentrement de l'économie politique dont l'argent déjoue et défie la rationalité. C'est pourquoi cet ouvrage croise les apports d'économistes, de philosophes, de psychanalystes et d'anthropologues, qui explorent les dimensions de cet objet aussi banal qu'énigmatique, aussi régulateur que destructeur: croyance, mesure, spéculation. Procédant d'un émetteur détenant les pouvoirs de la souveraineté, l'argent met en jeu une foi que blasonne la formule de Montaigne: "Nostre âme ne branle qu'à crédit." En tant que signe numérique, l'argent introduit la mesure dans l'échange. Celle-ci doit être entendue, comme le veut Aristote, au double sens de justice et de justesse. Mais si l'argent est principe de mesure, il est aussi facteur de démesure quand il devient l'objet sur lequel spécule le désir. Invité en outre à rassembler autour de ces motifs les fils d'une méditation sur l'argent, qui parcourt l'ensemble de son oeuvre, Jacques Derrida propose ici un horizon et des prolongements philosophiques aux contributions pluridisciplinaires qui font la richesse de ce livre. Biographie de l'auteur Marcel Drach, maître de conférences en sciences économiques à l'université Paris-IX-Dauphine et directeur de programme au Collège international de philosophie, est notamment l'auteur de La Crise dans les pays de l'Est (La Découverte, coll. "Repères", 1990) et coauteur de Philosophie et Economie (Rue Descartes, n°28, PUF, 2000).
Nombre de pages
297
Date de parution
13/05/2004
Poids
484g
Largeur
156mm
Plus d'informations
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EAN
9782707143129
Titre
L'argent. Croyance, mesure, spéculation
Auteur
Drach Marcel
Editeur
LA DECOUVERTE
Largeur
156
Poids
484
Date de parution
20040513
Nombre de pages
297,00 €
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Ce livre renoue avec un moment doublement fécond: l'invention, par Claude Lévi-Strauss dans les années I940, d'une "anthropologie structurale", fruit de la rencontre avec la linguistique de Roman Jakobson; puis l'adoption, la décennie suivante, du structural en psychanalyse, par Jacques Lacan. Les auteurs restituent la vigueur de ces échanges et soulignent des points de convergence, connus ou moins connus. Ainsi, retrouve-t-on le concept de structure dans ses usages désormais classiques: phonologie, systèmes de parenté, langage des mythes. Mais on le découvre aussi mis à l'épreuve de la fonction poétique, par Jakobson; et soumis aux bouleversements des dernières thèses de Lévi-Strauss sur la musique. En psychanalyse, la structure n'a d'abord été importée qu'à la condition d'un paradoxal "sujet de l'inconscient", qui se démarque de l'inconscient structural Levi-straussien. Mais par la suite, Lacan retrouve les transformations internes au structuralisme, quand, s'éloignant du modèle linguistique, il affirme sa notion de "lalangue quand il repense la structure au moyen du noeud borroméen, ou met en crise la totalité, avec le" pas-tout "des formules de la sexuation. Celle rencontre tardive des trois grandes oeuvres réserve-t-elle de la structure un autre usage? C'est ce dont, au terme de la réflexion proposée ici, on pourra peut-être décider. Le présent ouvrage fait suite à un colloque initié en automne 2005 par quelques-uns (Marion Abélès, Marcel Drach, Michel Izard, Marie Mauzé et Bernard Toboul). Informé de ce projet. Claude Lévi-Strauss a accepté de l'entendre avec bienveillance. Mûri dans le sillage de ce colloque, ce livre lui est offert en hommage. Biographie de l'auteur Marcel Drach est économiste et philosophe. Bernard Toboul est psychanalyste."
L'entrepreneur africain, après 30 ans d'indépendances nationales, est affligé de tares incompatibles avec sa profession et, de plus, il doit évoluer dans un milieu défavorable. Plusieurs complexes, en effet, assaillent notre fantassin du développement économique. D'abord, un sentiment d'infériorité vis-à-vis du Blanc. Ensuite, la dévalorisation de sa culture au profit des critères occidentaux. D'où une non-confiance en soi et en son milieu et un conflit permanent qui en résulte : "l'esprit d'entreprise", s'il veut triompher doit-il faire fi de la redistribution traditionnelle des richesses au sein de la famille élargie (qui tarit bénéfice, investissement voire même capital ! )? l'entrepreneur doit-il devenir "l'égoïste" réprouvé et isolé par sa société ? Enfin, sa connaissance du champ économique global est peu élaborée et contribue à sa fragilité. Les tares externes sont tout aussi pesantes : une fiscalité écrasante exercée par son Etat souvent la proie d'un tribalisme exclusif, et une concurrence déloyale de la part de ses collègues européens quand ce ne sont pas des multinationales géantes. Le trio Etat/Bailleurs de fonds/Firmes étrangères achève d'étouffer la faible pratique entrepreneuriale africaine. En définitive, seul le "secteur informel" tourne : il fait appel aux réflexes culturels locaux (réseaux de solidarité, tontines, responsabilités hiérarchisées, services miniaturisés, produits adaptés, etc.). On est loin de l'entreprise livrée "clé en main"! Face aux 1001 termitières et fondrières qui minent les petits patrons et leur terrain d'action, il est évident que la culture d'entreprise africaine ne doit pas copier son homologue occidentale si elle veut survivre et progresser. Elle doit s'enraciner dans son terroir et savoir apprécier et mobiliser les forces et initiatives locales. Une Afrique moderne viable, enfin indépendante, est à ce compte-là.
Eve est médecin. Elle a côtoyé les plus riches, et les plus humbles. Tous l'ont fait rentrer dans leurs foyers, leurs univers. Refusant une carrière et une vie prédestinées, elle a eu l'opportunité d'exercer à travers le monde, dans des conditions souvent inédites, passant du plus grand luxe au dénuement le plus complet. Elle a constaté que les humains sont partout les mêmes, avec leurs joies, leurs peurs et leurs espoirs. Leurs désespoirs aussi. Du fait de son métier, et peut-être d'une sensibilité qui n'appartient qu'à elle, ils lui font partager leurs sentiments, leurs émotions, sans qu'elle puisse jamais bénéficier du filtre qui régit normalement les interactions humaines. Aujourd'hui, elle est malade. Immobilisée, entre deux soins, deux hôpitaux, elle témoigne. Sans se soucier d'être politiquement correcte. Elle raconte ses anecdotes, ses aventures, dans l'ordre et dans le désordre. Avec ses mots, comme elle peut, elle raconte l'envers du décor, ce que l'on ne dit pas.
De cette Pologne juive que reste-t-il d'autre que des souvenirs comme ceux de Lisa, juive polonaise ? Et nulle autre trace de ce monde éclairé par les bougies du Shabbat que celles inscrites dans la mémoire des survivants. Incertaine, fulgurante, celle de Lisa retrace une vie de peurs, de départs, d' arrachements. On voit l'antisémitisme montant en Pologne, avant la guerre, pousser des Juifs comme elle à renouer avec la dispersion. Devenus émigrés, à Paris, ils reforment une communauté d'exil. Bientôt rattrapée par le mal qu'elle a fui. Lisa échappe au Vél' d'Hiv', se retrouve à Drancy, porte des camps, réussit à en sortir devient clandestine...
De la fin des années 1990 jusqu'au milieu des années 2000, les mondes du cinéma, de la télévision, de l'art, de la mode et de l'édition s'enthousiasment pour le sexe explicite : c'est la période du " porno chic ". Durant cette poignée d'années, des cinéastes, hommes comme femmes, introduisent des scènes pornographiques dans leurs films. Des directrices de casting écument les clubs échangistes et les soirées BDSM. Les artistes inondent les galeries d'oeuvres pornographiques. Les marques font appel aux égéries de films pour adultes pour leurs campagnes de pub. Le public découvre, éberlué, l'arrivée de la téléréalité et le sexe en direct. Les textes explicites écrits par des femmes battent tous les records de vente. Il ne se passe pas une semaine sans qu'une star du X soit invitée sur un plateau TV. C'est ainsi que des mondes qui n'auraient jamais dû se côtoyer ont fini par fusionner. Ovidie a participé à cette parenthèse du porno chic, un moment charnière antérieur à internet qui a inspiré ce que les millenials nommeront plus tard la " culture porn ". Mais tout change en octobre 2017, lorsque #MeToo vient bouleverser nos regards en nous amenant à relire ces années à travers le prisme des discriminations sexistes et sexuelles. Et, pour une fois, l'industrie du X n'est pas la seule sur le banc des accusés. Car derrière la starification des actrices, il y a eu la stigmatisation, le jugement, le slut shaming. Dans cet ouvrage qui mêle récit intime et réflexions politiques, Ovidie décrypte ce mécanisme marquant au fer rouge les femmes qui, à un moment ou à un autre de leur vie, ont été sexualisées - et l'ont payé très cher.
Résumé : Dans la plupart des sociétés occidentales, la place des loisirs et des activités culturelles s'est sensiblement accrue depuis la fin des années 1960. Cette évolution générale masque toutefois de profondes disparités qui interrogent le bilan des politiques de démocratisation de la culture car celles-ci, notamment en France, inspirent l'essentiel des politiques publiques menées dans ce domaine. L'accès aux biens, aux services et aux équipements culturels continue d'alimenter les inégalités observées dans d'autres domaines de la vie sociale, en particulier dans le domaine scolaire. Marquée par la montée de l'audiovisuel, le recul de l'écrit et la globalisation de l'offre de biens et services culturels, la cartographie des styles de vie culturelle est aujourd'hui perturbée par un certain éclectisme des goûts et des pratiques ; si celui-ci brouille le découpage des frontières symboliques entre les groupes sociaux, il n'est pas nécessairement synonyme d'une disparition des hiérarchies culturelles.
Partout en Europe, à l'abri des regards, les centres de rétention destinés à organiser l'expulsion des sans-papiers se multiplient. Au nom du contrôle des frontières, des milliers de personnes y voient leurs droits fondamentaux bafoués. Surmontant les difficultés d'accès à ces lieux, Louise Tassin est parvenue à enquêter au coeur et autour de ces dispositifs. Grâce à une immersion inédite dans des centres d'Ile-de-France et sur les îles de Lesbos et Lampedusa, elle livre un tableau vivant et documenté de cet enfermement de masse. Avec elle, on découvre qu'une partie du personnel en charge de la rétention a connu des trajectoires migratoires similaires à celles des " retenu. es ". Autrement dit : pas d'enfermement des étranger. es... sans l'appui d'une main-d'oeuvre immigrée précaire. Le contrôle des frontières est par ailleurs largement délégué à des acteurs privés (entreprises, associations, collectifs locaux), qui travaillent en coopération avec les fonctionnaires de police, quand ils ne s'y substituent pas. Quid de la responsabilité des Etats, des conditions d'enfermement, de la transparence des dispositifs dans ce contexte ? Les expériences des étrangères et des étrangers retenus résonnent d'un centre à l'autre et d'un pays à l'autre. Partout s'exprime le sentiment d'être injustement traités en criminels. Que fait la rétention à celles et ceux qui y sont placés ? Et comment l'existence de ces lieux façonne-t-elle les représentations de l'étranger ?