Douzou Catherine ; Gonnard Henri ; Soubeyroux Mari
KIME
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EAN :9782380721294
Les notions de "liberté" et de "contrainte" sont avant tout présentes dans le champ du Droit. C'est dire si elles sont consubstantielles à l'organisation des sociétés. Mais la vie imaginative, la création littéraire, artistique et tout ce qui ressortit à la culture font aussi partie intégrante des sociétés ; c'est cette seconde orientation qu'investit le présent ouvrage collectif par le truchement de l'examen, croisant les approches de façon interdisciplinaire et interséculaire, de la tension entre ces deux pôles. Sa première partie, Sociétés, scrute des enjeux politiques, sociaux, culturels et artistiques de cette dichotomie à partir d'objets d'étude aussi variés que, entre autres, la traduction au XVIIIe siècle par l'abbé Prévost d'une compilation anglaise de récits de voyages, la direction des arts sous Napoléon, un cas d'errance gouvernementale lors des confinements liés à la pandémie de Covid-19 de 2020 ou encore l'appréhension transhistorique de l'apprentissage de la musique par les personnes aveugles. La deuxième partie de ce livre est consacrée aux rapports que l'écriture peut entretenir avec la censure ou les normes en vigueur, que les écrivains s'en jouent, s'en affranchissent ou les transforment en création augmentée. De Mirabeau et Sade à l'auteur israélien contemporain Tomer Gardi en passant par Francesco Gritti, le romancier et pamphlétaire vénitien de la fin du XVIIIe siècle, chacun trouve sa voie en la matière d'une façon spécifique ; mais tous ont en commun d'y parvenir au nom de la liberté de pensée. La troisième, enfin, Contraintes et émancipation des formes, est souvent amenée à aborder les dynamiques positives qu'engendre la contrainte. Si le champ de la littérature continue à y être exploré par le biais d'un chapitre sur Georges Perec ou d'un autre sur Jacques Réda, celui de la musique réapparaît à travers, par exemple, la démarche dodécaphonique de Rodolfo Halffter, compositeur exilé au Mexique à la suite de la Guerre Civile espagnole.
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Nombre de pages
264
Date de parution
19/01/2024
Poids
344g
Largeur
145mm
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EAN
9782380721294
Titre
Libertés & contraintes. Cultures, arts, sociétés
Auteur
Douzou Catherine ; Gonnard Henri ; Soubeyroux Mari
Editeur
KIME
Largeur
145
Poids
344
Date de parution
20240119
Nombre de pages
264,00 €
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Jean-Luc Lagarce est désormais un classique du théâtre contemporain et son nom figure à côté de Michel Vinaver, de Valère Novarina, de Bernard-Marie Koltès. Devenu l'un des auteurs français les plus joués actuellement, il s'inscrit dans un des courants importants du théâtre contemporain, celui d'un art recentré sur le discours, en particulier alternatif aux formes dialogales, comme le sont celles de la narration et du monologue, qu'a notamment encouragé Antoine Vitez avec sa célèbre déclaration qu'il faut "faire théâtre de tout". Par les thèmes et les sujets de ses pièces, il est également représentatif d'autres courants dramatiques, littéraires et artistiques: il s'attache à la sphère familiale, privée, à des événements relevant de l'ordinaire, souvent du banal, que ses remaniements de la forme dramatique traditionnelle lui permettent d'approcher, parce qu'il s'éloigne d'un théâtre de la crise pour s'ouvrir plutôt à celui du ressassement, de la reprise de l'exténuation dans la lignée de ceux de Tchekhov, Beckett, Duras. Une première partie de cet ouvrage s'attache à l'examen des influences ou des ponts existant entre l'oeuvre de Lagarce et des auteurs littéraires et philosophiques du présent comme du passé. La deuxième partie pose la question du réalisme de cette oeuvre à travers notamment celle de l'autobiographie et de l'écriture de l'intime. Une troisième partie regroupe des études portant sur la mise en scène lagarcienne de la dispute familiale et des règlements de compte, autour de la mémoire et du passé. La dernière partie se consacre à une approche davantage centrée sur l'écriture dramatique et ses spécificités. Elle aborde les questions des didascalies, du hors-scène et des reprises de discours, toutes trois essentielles chez Lagarce.
Aux approches de la cinquantaine, je ne porte pas de cravate, je suis resté mince, mon oeuvre aussi". , nous dit M. Jadis/ Blondin. Aujourd'hui, sa bibliographie critique ne brille toujours pas par son épaisseur : une thèse soutenue en 2008 (c'est peu pour un auteur né en 1922), quelques essais et articles. Quelles qu'en soient les raisons elles sont nombreuses, le constat est clair : la légitimité d'Antoine Blondin est mal engagée. Heureusement que lui est acquise la consécration roturière d'un lectorat amateur de chroniques sportives, de lettrés sans préjugés qui ne se laissent pas intimider par les diktats des autorités. Certes, ce n'est pas demain que l'on verra Blondin au programme de l'agrégation, mais le vingtième anniversaire de sa disparition, en 2011, a été dignement fêté par ses aficionados et Un singe en hiver est un titre connu par nombre de Français - même si c'est surtout grâce à un film banalement mis en scène par Henri Verneuil et amicalement trahi par Michel Audiard. Son oeuvre de création commencée en 1949 avec L'Europe buissonnière, s'est arrêtée, en 1975, sur un recueil de nouvelles, Quat' saisons (1975). La Littérature française depuis 1945 et depuis 1968, manuels à l'usage des premiers cycles universitaires et, durant des années, étalons des côtes littéraires ne s'encombrent guère de cet écrivain du demi-siècle, ni du courant "Hussard" étiqueté "néo-classique" , désinvolte et droitier, dont Antoine Blondin est considéré comme l'un des membres fondateurs . L'histoire et la théorie littéraires ont parfois des oublis bien injustes. Ils reposent toutefois sur le postulat qu'une oeuvre digne d'intérêt doit s'affirmer comme novatrice (ou se prétendre telle); accessoirement, il n'est pas mauvais qu'elle se veuille progressiste. Deux qualités qui font défaut à Blondin. Cependant, sans être novateur, les romans de Blondin auraient pu, auraient dû, retenir l'attention.
Seront étudiés un des premiers et le dernier romans d'Irène Némirovsky : David Golder et Suite française, ainsi que Le Vin de solitude. David Golder (1929), immédiatement adapté à l'écran par Julien Duvivier, eut un grand succès. Il raconte la carrière d'un grand banquier juif, qui se sacrifie jusqu'à la mort pour celle qui n'est même pas sa fille. Suite française parut de manière posthume en 2004 et obtint le Prix Renaudot. Il s'agit du récit de la manière dont un grand nombre de personnages vivent les premières années de la Seconde Guerre mondiale. Le Vin de solitude (1935) est une transposition romanesque de la jeunesse d'Irène Némirovsky, marquée par la haine de sa mère. Ces trois romans décrivent avec un puissant réalisme la société française dominée par les puissances d'argent ainsi que le milieu de la bourgeoisie juive depuis son émigration hors de la Russie jusqu'à son intégration plus ou moins réussie. Ayant des bases autobiographiques, ils nous font connaître la personnalité, volontaire, voire cynique, de leur auteure.
Consacré aux processus créatifs en musique et dans les arts du spectacle, cet ouvrage collectif sur les paradigmes de l'autorité aborde de nombreux domaines : musique, théâtre, danse, chanson, cinéma... Une telle diversité met en écho des problématiques communes qui organisent l'ouvrage en quatre grandes parties. L'autorité se présente sous les traits de la tradition, de ses contraintes créatives mais aussi de ses risques de sclérose et des ruptures qui en redéfinissent les règles. Il s'agit de réfléchir aussi au devenir-auteur et au statut de l'auctorialité dans le contexte d'un dialogue des arts et des mutations des processus de création. Le conflit ou le partage entre des autorités d'origine et de nature différentes, comme en danse ou dans le jazz, aboutissent ainsi à de mystérieuses synergies. Enfin, l'ouvrage aborde la société civile sous l'angle de son ou de ses autorités, que les formes artistiques représentent, interrogent, contestent ou confortent.
Résumé : Ce livre est une méditation sur la condition juive et le destin du sionisme à travers trois pensées philosophiques. Celle de Buber, qui illustre l'engagement sioniste à partir d'un renouveau spirituel ; celle de Levinas, qui représente la vitalité du judaïsme de la diaspora en France ; celle de Simone Weil, qui est l'une des figures les plus paradoxales d'un judaïsme apparemment assimilé. Quelle lumière une étude comparée de ces trois oeuvres peut-elle jeter sur l'impasse où se trouve aujourd'hui Israël, condamné à une guerre sans fin, incompatible avec les valeurs autour desquelles le sionisme s'est construit ? A travers ces trois situations historiques bien distinctes où le judaïsme du vingtième siècle s'est trouvé et à travers les contradictions des philosophies qu'il a inspirées, l'ouvrage dégage les problèmes que posent à toutes les civilisations la confusion entre les lieux et les territoires, le recours à la guerre, l'ordre géopolitique des Etats-nations, les maléfices de la politique et, par-dessus tout, les apories de l'identité, qu'elle soit personnelle ou collective.
Dans le sillage de Flaubert sont nées, dans tous les domaines artistiques, des adaptations et des créations multiples, reflétant la réception contrastée de son oeuvre de par le monde : le cinéma, le théâtre, la musique, l'opéra, la bande dessinée, nous offrent aujourd'hui une très large palette d'intertextes attestant la vitalité d'une oeuvre constamment lue, relue, réécrite, traduite, retraduite, bref, constamment (ré)interprétée, en vertu d'intentions parfois contrastées, méritant une étude attentive, en vertu peut-être aussi de l'inquiétude fondamentale qui traverse l'oeuvre de Flaubert et dont ces postérités sont, chacune à leur manière, les échos entêtants. L'étude de ces "dérivés" flaubertiens révèle aussi bien les procédés d'actualisation de la filiation ainsi revendiquée, que les singulières métamorphoses induites par les lectures de Flaubert en d'autres langues et au sein d'autres cultures. Ce volume rassemble les travaux de chercheurs internationaux, qui, à l'étranger et en France, nous offrent un vaste panorama de ces créations.
Résumé : Au tournant du XIXe et du XXe siècle, le livre illustré acquiert en Europe une place inédite. Soumis aux constantes mutations dues à l'apparition de nouvelles techniques de reproduction de l'image, le livre illustré se fige en un monument plastique sous les espèces du livre d'artiste au XXe siècle. Privilégier la production des grands peintres-illustrateurs qui ont permis cette évolution tend cependant à occulter la façon dont a pu se constituer un langage illustratif au sein d'un ensemble plus global de pratiques. Le présent ouvrage, qui réunit un ensemble de chercheurs européens, tente de restituer la diversité des formes d'illustration, en une époque de transition qui permet à la fois la synthèse des traditions et l'émergence des innovations. Les études concernent certes des artistes liés à des écrivains de renom (Fernand Khnopff, Aubrey Beardsley, Alfred Kubin, Edvard Munch, Charles Baudelaire, Victor Hugo, Emile Verhaeren, Romain Rolland, Pierre-Jean Jouve, etc.) mais en montrant la manière dont ils sont soumis aux influences passées et présentes, et en relation avec des domaines connexes comme les sociétés de bibliophilie, la presse illustrée, l'illustration photographique, l'album, le livre pour enfants, et enfin le livre d'artiste. L'accent est donc mis non sur les singularités mais sur les passages entre les différents types d'image et sur les rémanences des formes du passé.