Chemins de la création. Auteur, autorité et pouvoir dans la musique et les arts du spectacle
Cotro Vincent ; Douzou Catherine
KIME
26,00 €
Sur commande, 4 à 6 jours
EAN :9782841748020
Consacré aux processus créatifs en musique et dans les arts du spectacle, cet ouvrage collectif sur les paradigmes de l'autorité aborde de nombreux domaines : musique, théâtre, danse, chanson, cinéma... Une telle diversité met en écho des problématiques communes qui organisent l'ouvrage en quatre grandes parties. L'autorité se présente sous les traits de la tradition, de ses contraintes créatives mais aussi de ses risques de sclérose et des ruptures qui en redéfinissent les règles. Il s'agit de réfléchir aussi au devenir-auteur et au statut de l'auctorialité dans le contexte d'un dialogue des arts et des mutations des processus de création. Le conflit ou le partage entre des autorités d'origine et de nature différentes, comme en danse ou dans le jazz, aboutissent ainsi à de mystérieuses synergies. Enfin, l'ouvrage aborde la société civile sous l'angle de son ou de ses autorités, que les formes artistiques représentent, interrogent, contestent ou confortent.
Nombre de pages
285
Date de parution
13/10/2017
Poids
368g
Largeur
147mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782841748020
Titre
Chemins de la création. Auteur, autorité et pouvoir dans la musique et les arts du spectacle
Auteur
Cotro Vincent ; Douzou Catherine
Editeur
KIME
Largeur
147
Poids
368
Date de parution
20171013
Nombre de pages
285,00 €
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Des opéras-cramiques de Nicolas Isouard au violon de Didier Lockwood en passant par Wagner et Maderna, ce volume regroupe des études consacrées à la musique allemande, américaine, française et italienne du XVIIIe au XXe siècle. Selon des méthodologies historiques, sociologiques, esthétiques et analytiques, les auteurs proposent de revisiter l'oeuvre et la carrière de compositeurs connus comme Beethoven. Berlioz, Enesco. Liszt, Massenet, Saint-Saëns, Satie, Wagner et le Groupe des Six. Des figures moins connues comme le critique musical Albert de Lasalle, le maître de chapelle Julien Martin et la soprano Henriette Méric-Lalande font également l'objet d'études détaillées. Baudelaire, Cocteau, Zola, Madame de titan E. T. A. Hoffmann, Hülclerlin, Hanslick, Fantin-Latour et Alberto Savinio offrent l'occasion de traiter les liens entre musique, beaux-arts, esthétique et littérature. Sont également abordés le fait religieux, l'espace social de la musique et l'histoire des concerts par l'étude des sociétés musicales à Paris sous l'Occupation, la presse musicale à la fin du XVIIIe siècle, l'utopie acoustique de la salle Barthélemy et la représentation iconographique du public au XIXe siècle. Cette pluralité d'analyses et de répertoires, où s'affirme cependant nettement la préoccupation d'une histoire sociale de la musique, est conçue comme le reflet des centres d'intérêt, des travaux et de l'enseignement du musicologue Guy Gosselin, professeur émérite à l'université de Tours, auquel est dédié ce volume.
Résumé : Dans le milieu du jazz, comme dans d'autres, les femmes sont sous-représentées et soumises à de nombreux stéréotypes. Par exemple le rôle majeur qu'ont joué certaines médiatrices dans les champs de la critique ou de la radio a été oublié ou invisibilisé. Comment se sont construites ces représentations sexuées et genrées tout au long du 20e siècle ? Cet ouvrage, réunissant musiciens, musicologues, historiens, philosophes et sociologues, explore une grande diversité de contextes historiques et de territoires géographiques grâce à de textes scientifiques et des traductions françaises de textes phares. Il apporte une variété d'éclairages sur les effets objectifs de nos représentations et de nos imaginaires genrés, tels qu'ils s'exercent le plus souvent au préjudice des femmes dans le champ jazzistique. Mêlant analyse du discours et politiques de genre, représentation et cas d'étude, ce livre donne à entendre la polyphonie des sujets et ne dissimule pas la pluralité des approches, afin d'enrichir une réflexion plus que jamais nécessaire sur des questions encore sous-représentées dans la musicologie du jazz.
Le numéro 16 de la revue Incidence est organisé autour d'un essai de Carlo Ginzburg qui touche au coeur ignoré de la plus brûlante actualité, dans le monde globalisé qui est le nôtre, celle qui voit se déchaîner des conflits entre les cultures, les genres, les religions... : "Nos mots et les leurs. Une réflexion sur le métier d'historien, aujourd'hui" . Que peut apporter la réflexion d'un historien sur la démarche qui permettrait de tenter de comprendre l'autre, celui qui est en face ? Carlo Ginzburg, à partir de son métier, préconise une attitude critique et détachée qui exige de prendre en compte deux niveaux, non seulement celui de la parole de ceux qui se font entendre à travers les traces laissées par l'Histoire, mais aussi celui de l'observateur lui-même impliqué dans sa recherche avec ses propres mots, et les façons de penser qu'il partage avec ses contemporains. L'historien part donc de ses propres questions, inévitablement anachroniques, pour chercher des réponses, mais ces réponses modifient elles-mêmes les questions, de sorte que, dans un jeu dynamique d'allers et retours, s'affine peu à peu la possibilité de parvenir à l'interprétation des sources en reconstruisant les modes de pensée des individus et des sociétés des époques analysées, si différentes des nôtres. Mais il précise bien que cela reste une interprétation, c'est à dire que même parvenu à restituer les réponses apportées par les documents, il doit garder à l'esprit qu'il y a toujours un travail de traduction. Il est donc important de maintenir la tension entre les questions et les réponses, nos mots et les leurs. Ce que l'historien a élaboré pour tenter de penser le passé peut servir de modèle pour aider à franchir les distances qui séparent aujourd'hui les genres, les cultures, les nations etc. au niveau mondial. Carlo Ginzburg dans le déroulement de ce fil réflexif ne cesse de rayonner vers les autres sciences humaines, s'enrichissant de cette ouverture constante aux disciplines elles aussi confrontées aux nécessités de l'enquête et de l'interprétation : la linguistique et l'anthropologie qu'il donne en exemple de cette rigueur méthodologique, mais aussi la philologie et la littérature. La revue Incidence réunit ici des chercheurs de grande compétence, de sciences humaines, et de critique littéraire, pour dialoguer avec lui à partir des problèmes auxquels ils sont confrontés dans leur propre domaine d'étude.