Des opéras-cramiques de Nicolas Isouard au violon de Didier Lockwood en passant par Wagner et Maderna, ce volume regroupe des études consacrées à la musique allemande, américaine, française et italienne du XVIIIe au XXe siècle. Selon des méthodologies historiques, sociologiques, esthétiques et analytiques, les auteurs proposent de revisiter l'oeuvre et la carrière de compositeurs connus comme Beethoven. Berlioz, Enesco. Liszt, Massenet, Saint-Saëns, Satie, Wagner et le Groupe des Six. Des figures moins connues comme le critique musical Albert de Lasalle, le maître de chapelle Julien Martin et la soprano Henriette Méric-Lalande font également l'objet d'études détaillées. Baudelaire, Cocteau, Zola, Madame de titan E. T. A. Hoffmann, Hülclerlin, Hanslick, Fantin-Latour et Alberto Savinio offrent l'occasion de traiter les liens entre musique, beaux-arts, esthétique et littérature. Sont également abordés le fait religieux, l'espace social de la musique et l'histoire des concerts par l'étude des sociétés musicales à Paris sous l'Occupation, la presse musicale à la fin du XVIIIe siècle, l'utopie acoustique de la salle Barthélemy et la représentation iconographique du public au XIXe siècle. Cette pluralité d'analyses et de répertoires, où s'affirme cependant nettement la préoccupation d'une histoire sociale de la musique, est conçue comme le reflet des centres d'intérêt, des travaux et de l'enseignement du musicologue Guy Gosselin, professeur émérite à l'université de Tours, auquel est dédié ce volume.
Nombre de pages
307
Date de parution
14/10/2016
Poids
808g
Largeur
170mm
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EAN
9782753550575
Titre
Musique, enjeu de société. Autour de Guy Gosselin
Auteur
Cotro Vincent ; Dufetel Nicolas ; Mongrédien Jean
Editeur
PU RENNES
Largeur
170
Poids
808
Date de parution
20161014
Nombre de pages
307,00 €
Disponibilité
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Dans le milieu du jazz, comme dans d'autres, les femmes sont sous-représentées et soumises à de nombreux stéréotypes. Par exemple le rôle majeur qu'ont joué certaines médiatrices dans les champs de la critique ou de la radio a été oublié ou invisibilisé. Comment se sont construites ces représentations sexuées et genrées tout au long du 20e siècle ? Cet ouvrage, réunissant musiciens, musicologues, historiens, philosophes et sociologues, explore une grande diversité de contextes historiques et de territoires géographiques grâce à de textes scientifiques et des traductions françaises de textes phares. Il apporte une variété d'éclairages sur les effets objectifs de nos représentations et de nos imaginaires genrés, tels qu'ils s'exercent le plus souvent au préjudice des femmes dans le champ jazzistique. Mêlant analyse du discours et politiques de genre, représentation et cas d'étude, ce livre donne à entendre la polyphonie des sujets et ne dissimule pas la pluralité des approches, afin d'enrichir une réflexion plus que jamais nécessaire sur des questions encore sous-représentées dans la musicologie du jazz.
Comment Foucault pense-t-il la naissance de la biopolitique ? La réponse à cette question est cherchée à partir du rapport avec Georges Canguilhem, dont les travaux sur le concept de vie ont eu une influence indiscutable sur Foucault. A travers la reconstruction de la ligne bio-épistémologique, le n'ud biopolitique est défait par l'articulation de la relation entre technique et vie.
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La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.
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