La France et les Amériques au temps de Jefferson et de Miranda
DORIGNY MARCEL
CTHS EDITION
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EAN :9782908327434
En 1800, au moment où la France révolutionnaire bascule vers le Consulat, forme inédite de pouvoir personnel, Jefferson, nouveau président des États-Unis, ne renouvelle pas les alliances déjà distendues entre son pays et la France. Quant à Thomas Paine, inspirateur des Révolutions transatlantiques, symbole du lien originel entre les deux Révolutions, il rentre aux États-Unis dans ce contexte nouveau, pour n'y plus rencontrer que désillusions et rejets. Ainsi, en ces années post-révolutionnaires, en France comme aux États-Unis, se figent codes sociaux et ordres politiques. La montée du nationalisme, des deux côtés, la crainte d'un déclin économique induit par les révoltes serviles, dont la victoire des esclaves de Saint-Domingue apparaît comme la préfiguration à l'échelle du continent entier, expliquent en grande partie la fin des transferts révolutionnaires à travers l'Atlantique nord, que va regretter l'abbé Grégoire. Ces transferts vont pourtant se poursuivre, mais selon un axe sensiblement décalé vers le sud : entre la France et l'Amérique espagnole, au gré des aléas des Révolutions de la partie sud du continent. Dans cette perspective on étudiera le rôle des émigrés, exilés, voyageurs, officiers, qui vont s'approprier et transformer les modèles européens tout en édifiant un nouvel ordre politique en Amérique latine. Pour comprendre cette période charnière des relations entre l'Europe et les Amériques, il faut conjuguer quatre facteurs : race, économie, nation et politique, selon les multiples combinaisons où chaque élément peut jouer un rôle dominant. Ce sont ces aspects de l'histoire croisée des Révolutions transatlantiques que les contributions réunies ici s'efforcent d'éclairer, en s'appuyant sur les recherches récentes.
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Nombre de pages
173
Date de parution
19/09/2001
Poids
280g
Largeur
155mm
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EAN
9782908327434
Titre
La France et les Amériques au temps de Jefferson et de Miranda
Auteur
DORIGNY MARCEL
Editeur
CTHS EDITION
Largeur
155
Poids
280
Date de parution
20010919
Nombre de pages
173,00 €
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Résumé : La fin de l'esclavage colonial a été un long processus, complexe et conflictuel, qui mérite une attention spécifique. Le " siècle des abolitions " (1793-1888), qui a concerné une grande partie des " Nouveaux Mondes ", a donné naissance à des sociétés post-esclavagistes contrastées. Les sociétés caribéennes sont bien différentes de celles du " vieux Sud " des Etats-Unis, qui sont elles-mêmes différentes des sociétés afro-brésiliennes ou cubaines. Quant au " cas " particulier d'Haïti, il ne peut se comprendre aujourd'hui en dehors d'une prise en compte du caractère unique du processus d'abolition tel qu'il a eu lieu dans ce qui était la colonie de Saint-Domingue, la " Perle des Antilles ". Dans ces pages, Marcel Dorigny s'efforce de présenter le plus clairement possible les débats ? des Lumières aux mouvements abolitionnistes du XIXe siècle ? et les combats qui ont fini par imposer l'abolition dans les colonies des principales puissances européennes, après plus de quatre siècles d'esclavage.
Révoltes et révolutions, entre la fin du siècle des Lumières et l'aube du XIXe siècle sur un espace allant des Andes à l'Oural, incluant la totalité de l'Europe, le continent américain en entier et l'archipel des Antilles, tel est le thème central de cet ouvrage. Sans exclure les nombreuses révoltes et révolutions " de portée locale " des années 1770 et 1780, trois pôles révolutionnaires, étroitement reliés entre eux par une chaîne de liens complexes et aboutissant à la création d'Etats et de sociétés nouvelles, dominent le champ historique ainsi défini. Ils sont au c?ur de la synthèse proposée dans cet ouvrage : la Révolution des colonies anglaises d'Amérique du Nord, avant tout Révolution des colons blancs ; la Révolution française, dont l'écho à travers l'Europe et les Antilles en démultiplia les effets ; la Révolution antiesclavagiste des Antilles dont l'épicentre fut Saint-Domingue, et qui eut pour double résultat l'abolition de l'esclavage et la fondation de la République noire d'Haïti. Après un panorama historiographique, suivi d'une bibliographie sélective commentée, l'ouvrage offre une présentation analytique de l'état des questions en discussion polysémie des mots, portée du découpage chronologique, définition des aires géographiques, grands débats en cours sur les thèmes balayés par cet immense sujet.
Dorigny Marcel ; Klein Jean-François ; Peyroulou J
Résumé : Six siècles d'histoire, des premières colonisations à l'héritage colonial d'aujourd'hui. Nourri des apports les plus récents de l'historiographie, cet ouvrage permet de prendre la pleine mesure de l'histoire des colonisations, du XVe au XXIe siècle, tout en portant une attention particulière aux colonisés. Le déploiement sans précédent de cette conquête "civilisatrice", rapidement destructrice, qui a fondé de vastes empires coloniaux sur la traite négrière et l'esclavage. Les Empires s'étendent aux Amériques, à l'Afrique et à l'Asie pour connaître leur apogée au XIXe et au début du XXe siècle avant de s'écrouler aux lendemains de la Seconde Guerre mondiale. Le phénomène des décolonisations, trop souvent réduit à la lutte pour l'indépendance politique, révèle une émancipation économique, des luttes sociales et de grands leaders. Projet d'histoire globale et connectée, cet atlas est riche de plus de 370 cartes et infographies originales qui en font un ouvrage de référence indispensable pour les étudiants comme pour les amateurs d'histoire.
Très richement illustré de plus de 130 documents historiques et artistiques, cet ouvrage propose les analyses neuves des circonstances de la traite négrière et de l'esclavage. En un peu plus de trois siècles, 12 millions d'Africains ont été déportés aux Amériques et dans les îles de l'océan Indien. Le monde d'aujourd'hui, métissé et mêlé, porte la trace ce drame historique. Alors que notre société a encore les plus grandes difficultés à intégrer la connaissance et la mémoire de l'esclavage dans son histoire nationale, allant jusqu'à la refouler dans une "mémoire communautaire", voire "ethnique", ce livre publie les travaux des chercheurs historiens sur les thèmes des traites, esclavages, résistances, abolitions, mémoires, et de leur enseignement. L'ouvrage réunit les textes débattus lors de la rencontre organisée à Dakar et à Gorée (l'île aux Esclaves) à la fin de l'année 2007. Cette conférence internationale, organisée à l'initiative de l'ADEN, Association de descendants d'esclaves noirs et de leurs amis, avait pour objectif principal de croiser regards et sensibilités des trois continents du triangle infernal: Europe, Afrique, Amériques.
Résumé : Le Garde-Meuble de la Couronne était l'administration chargée de la gestion du mobilier et des objets d'art destinés à l'ornement des appartements royaux. Tout d'abord simple attribution du valet de chambre du roi depuis le Moyen Âge, la création d'une administration spécifique, dirigée par un intendant, s'avéra nécessaire pendant le règne de Henri IV devant le développement des maisons royales. La charge d'intendant général des meubles de la Couronne devint de plus en plus prestigieuse à partir du règne de Louis XIV grâce à l'attention croissante portée au mobilier royal par les souverains. Les intendants furent des personnalités intéressantes et l'étude de leur origine sociale et de leurs parcours permet de mieux comprendre leur action à la tête du Garde-Meuble. Tour à tour excellents administrateurs, amateur éclairé ou favori du roi, ils contribuèrent au rayonnement du mobilier royal et de leur administration. Pour la première fois, le statut juridique du mobilier royal est abordé avec particulièrement la question de son inaliénabilité et les limites de celle-ci, ainsi que. parallèlement, celui des garde-meubles personnels des souverains qui géraient leurs biens mobiliers privés. Cette étude de l'histoire administrative, juridique et sociale du Garde-Meuble apporte un regard nouveau et complémentaire sur cette importante institution de l'Ancien Régime et son fonctionnement, incontournable pour l'étude du mobilier des XVIIe et XVIIIe siècles, ainsi que sur la personnalité de ses directeurs.