Créateur majeur du XXe siècle, personnalité attachante et complexe, amateur d'art, " meublier ", décorateur, ensemblier, architecte d'intérieur, architecte bâtisseur?, Pierre Chareau aime à s'entourer de créateurs issus d'autres champs disciplinaires, peintres, sculpteurs, musiciens, poètes et romanciers mais aussi d'artisans. Ainsi, dès les premières années de sa rencontre avec le ferronnier d'art Louis Dalbet et forts de l'étroite connivence qui les unit, le créateur et l'artisan élaborent le vocabulaire formel de l'oeuvre à venir. Pierre Chareau invente, Louis Dalbet met ses savoir-faire au service de la création. Basée sur l'étude minutieuse et le dépouillement attentif de documents restés jusqu'alors inédits et inexploités, une part importante de cet ouvrage est dédiée à cette collaboration. Il nous a semblé cependant qu'il y avait là matière à développement, en nous plongeant une fois encore dans les archives de Louis Dalbet. Françoise Dalbet-Martin, la petite fille de Louis Dalbet, nous a permis de finaliser ce projet. Outre la confirmation documentée de l'usage du métal, tant dans l'oeuvre du créateur de mobilier que dans celle de l'architecte, l'analyse et la publication de ces documents ouvrent une perspective unique sur la méthode de travail de Pierre Chareau. Dans l'oeuvre de Pierre Chareau, la modernité ne s'oppose pas à la tradition ; il est pleinement inscrit dans son temps, dans les changements de mentalité, de perception, de modes de vie que l'époque impose. La figure du créateur est indissociable de sa vie même, point d'origine de son oeuvre. Une autre partie de ce nouvel ouvrage est consacrée à la vie et à l'oeuvre de Pierre Chareau durant son exil américain, de son arrivée à New York en octobre 1940 jusqu'à sa mort à East-Hampton le 24 août 1950.
Nombre de pages
477
Date de parution
20/10/2016
Poids
884g
Largeur
155mm
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EAN
9782876236516
Titre
Pierre Charreau. Un architecte moderne de Paris à New York
Personnalité des plus célèbres de la vie politique et intellectuelle française du XIXe siècle, Pierre Paul Royer-Collard est tombé dans un oubli qui perdure depuis environ un siècle et demi. Son parcours personnel et intellectuel est cependant loin de lui faire mériter un tel sort. Militant girondin pendant la Révolution, il subit les conséquences de la Terreur et du coup d'Etat du 18 Fructidor. Informateur du futur Louis XVIII pendant le Consulat, sous l'Empire il est nommé professeur de philosophie à la Sorbonne. Élu à la Chambre des députés en 1814, il sera pendant presque trente ans le représentant du département de la Marne et le porte-parole des doctrinaires, les premiers théoriciens de l'établissement d'une monarchie constitutionnelle en France. Orateur parmi les plus réputés de son temps, membre de l'Académie française, Royer-Collard est l'auteur de l'adresse des "221", et l'un des principaux artisans de la révolution de juillet 1830. Fondé sur un corpus de sources largement inexploité, cet ouvrage est la première biographie intellectuelle de Pierre Paul Royer-Collard. Il met au jour l'importance de son rôle d'homme d'État et de sa réflexion philosophique, en montrant la place absolument originale qu'il occupe dans le cadre du libéralisme français. Avec une préface de Philippe Boutry. Avec le soutien du Centre d'histoire du XIXe siècle (EA 3550) de l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne.
Parce qu'elle ne sait presque rien de son père, Matteo, un immigré italien arrivé en France dans les années 1930, la narratrice tente de réinventer son parcours, de son départ d'Italie, dont elle ignore les causes, à son arrivée en France, dont elle ignore les modalités exactes. Ce qu'elle sait en revanche, c'est que son père est mort dans les années 1970 et qu'il est demeuré toute sa vie ouvrier en banlieue parisienne, dans l'usine de sa soeur et de son beau frère. Pour s'aider dans cette investigation imaginaire, elle s'imprègne du destin des immigrés qu'elle rencontre de nos jours en Europe, à Calais, à Lampedusa ou aux îles Canaries. Ce texte chemine ainsi dans des temporalités différentes, entre passé (avant guerre, Seconde Guerre mondiale, années 1950) et présent, entre destins pluriels et destin singulier. Il dit l'exploitation, l'ingratitude et l'humiliation, mais aussi les trouées de soleil et de bonheur, le plaisir de la danse, les vacances en Bretagne... Ce faisant, l'auteur nous offre une belle méditation sur l'exil, l'identité, la mémoire et la transmission, sur le jeu social, le courage et la lâcheté, sur la conjugaison, enfin, de l'Histoire collective et de l'histoire singulière. Biographie de l'auteur Martine Storti a été professeur de philosophie puis journaliste à Libération. Elle est aujourd'hui Inspectrice générale de l'Education nationale. Elle a déjà publié Un chagrin politique (L'Harmattan, 1995), Cahiers du Kosovo (Textuel, 2001), 32 jours de mai (roman, Le bord de l'eau, 2006).
Au début du XIVe siècle, Abou Salim al-Jurâ'î, Ministre du Sultan, est reçu par le juge Ibn al-Hafid et le nouveau gouverneur Jarmûn. Au cours du dîner de réception, un incident met aux prises Chama, une jeune servante, et Abou Salim al-Jurâ'î. Toutefois celui-ci, sensible à l'exceptionnelle beauté de la jeune femme, la demande aussitôt en mariage à son maître... Mais al-Jurâ'î périt en mer au cours d'une campagne militaire. De retour à Salé, Chama épouse donc Ali, un Andalou fraîchement converti à l'islam, contre lequel s'acharne Jarmûn, qui la convoite. Elle ne trouvera protection qu'auprès du syndic des Chorfas de Salé et d'un ermite nommé Abou Moussa, doué de pouvoirs surnaturels. L'entraînant dans son sillage pour une mystique prière à la pluie, ce dernier sauve des femmes de la perdition par le mystère de sa sainteté. Ce livre, qui comme souvent chez l'auteur, entrecroise divers destins de femmes aux prises avec un monde d'hommes, milite pour un islam progressiste qui exalte l'image de la féminité et célèbre la victoire de la foi sur les perversions du pouvoir.