Premier volet d'une trilogie consacrée par l'auteur au « trop fameux motif », La Sainte-Victoire de trois quarts fait référence à la façon dont elle apparaît lorsqu'on la regarde suivant un autre axe que celui de la vision aixoise. au départ de ce livre, il y a une situation géographique et une hypothèse : que, depuis Cézanne, la référence nous aveugle. « Depuis, on ne la voyait plus, ne pouvait plus la voir, telle qu'en elle-même ». D'où le déplacement, la volonté de faire le pas de côté nécessaire, de se déplacer ou de déplacer la vision (voire, de la bousculer), de glisser d'un point de vue à l'autre, pour la voir à nouveau, trouver la bonne distance « pour la désaffubler ». Dès lors, il s'agit de faire feu de toute sensation, de tout souvenir, de toute observation, pour explorer, dans l'espace physique et celui de la langue, notre relation sensorielle, « scripturale et script?orale », presque intime (à force, devenue intime), mais aussi intellectuelle et artistique, à cette montagne ; articulant, dans un texte polymorphe, empruntant parfois les accents et les excès d'une joyeuse démythification/démystification, une ode singulière au « motif souverain », qu'on aura pris soin, préalablement, d'étriller et de déminer. Les deuxième et troisième volets du triptyque sont Onze tableaux sauvés du zoo (St-Quentin-de-Caplong, Atelier de l'Agneau) et Le temps fait rage (Libourne, Le Bleu du ciel).Voir la bande-annonce vidéo :https://www.youtube.com/watch?v=5UUopTplmZU&feature=youtu.beOlivier Domerg écrit depuis vingt-cinq ans sur le paysage ou dans le paysage, et souvent également, devant lui ou au devant de lui. Plus d'une quinzaine de livres ont paru, abordant aussi bien des espaces urbains (Treize jours à New York, voyage compris), des lieux multiples ou isolés (Le Ciel, seul ; Restanques ; Une campagne) ou encore des entités géographiques ? océan, montagne, fleuve ou département (L'Articulation du visible ; Le Chant du hors champ, etc.). Auteur-lecteur, il pratique résolument la lecture publique, à une ou plusieurs voix, parfois avec des musiciens. Parmi ses dernières publications, on retiendra : Rhônéo-rodéo (Ste-Eulalie-en-Royans, Un comptoir d'édition, 2017) ; Fragments d'un mont-monde, avec la photographe Brigitte Palaggi (Coutras, Le Bleu du ciel, 2013) ; Portrait de Manse en Sainte-Victoire molle (Paris, L'Arpenteur / Gallimard, 2011).
Nombre de pages
113
Date de parution
09/02/2018
Poids
185g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782873175023
Titre
La Sainte-Victoire de trois-quarts
ISBN
2873175028
Auteur
Domerg Olivier
Editeur
LETTRE VOLEE
Largeur
140
Poids
185
Date de parution
20180209
Nombre de pages
113,00 €
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«Le Puy de Manse, nous tournons autour depuis notre arrivée ! Où que l'on se trouve, de quel côté que nous soyons de la vallée, il ne manque pas de se rappeler à nous. Sobre butte donnant l'illusion d'un minuscule volcan de terre brute ; d'un volcan nain. D'un volcan qui serait à notre main. Petite Sainte-Victoire aux formes pacifiées, en demi-teinte, il est cette butée complice, ce pivot facilitateur autour duquel s'organise une partie du paysage gapençais et champsaurin.»
Que peut une composition de mots, face à une montagne de pierres et d'herbes, à la matière muette, aussi humble que mystérieuse ? Le Manscrit est une proposition de réponse en acte à cette question : d'abord, le texte prend l'aspect d'une promenade autour et sur une petite montagne des Hautes-Alpes. Mais vite, c'est un corps à corps méthodique et joyeux qui se met en branle. Olivier Domerg, avec une opiniâtreté nimbée de facétie, convoque toutes les ressources du poème pour épuiser, faire passer dans la langue et célébrer le Puy de Manse dans un véritable gai savoir poétique. A la fois sérieux et léger, Le Manscrit se déploie, avec méthode, dans trois dimensions du poème qui se complètent et se répondent, toujours identiques mais variant de focale au fil des épisodes : la prose, la note et le chant.
La somme de ce que nous sommes restitue la puissance d'évocation propre aux lieux de l'enfance, à leur richesse sensitive, à leurs "expériences multiples" et à leur géographie singulière et affective. L'enfance y est dite et décrite au plus près, simplement. Suffit-il de retourner dans chaque lieu ou d'ouvrir ce livre, de franchir leurs seuils respectifs, pour qu'elle surgisse à nouveau dans son présent immuable ; puisque, nous répète l'auteur : "notre enfance est devant nous".
Bonn Sally ; Lerichomme Lise ; Ramirez-Blanco Juli
Comment occupons-nous nos espaces de vie, comment occupons-nous notre temps, que faisons-nous de nos corps ? Liées par l'amitié, et un intérêt partagé pour les utopies féministes, Sally Bonn, Lise Lerichomme et Julia Ramirez-Blanco ont imaginé ensemble à partir de ces questions une exposition, un symposium, un workshop et cet ouvrage collectif. 'Le Foyer de la révolte' s'appuie sur l'imaginaire utopique et féministe lié à nos conditions de travail domestique, de vie "privée" et d'expérimentations sociales. Dans les années 1980, l'historienne de l'architecture Dolores Hayden avait réfléchi à certaines de ces questions dans son ouvrage novateur 'The Grand Domestic Revolution'. Reprenant cette impulsion et l'actualisant, les artistes, chercheur·euses et auteur·ices du 'Foyer de la révolte' inventent des pistes et des formes dessinant des présences possibles et des futurs désirables. Depuis les pensées radicales du XIXe siècle jusqu'aux interrogations contemporaines sur nos manières de vivre, des nourriceries du Familistère de Guise aux squats anarcho-féministes berlinois, des bidonvilles de Nanterre aux habitats collectifs des ZAD contemporaines, nous suivons une ligne sinueuse mais décisive parmi des manières d'être et de faire monde. Par touches successives, les modèles familiaux y sont recomposés, le rapport au travail éclaté, la pensée de l'espace ouverte. L'enjeu de cet ouvrage est de faire apparaître la création artistique dans sa dimension engagée et d'entretenir le feu de ces révoltes. Sous la direction de Sally Bonn, chercheuses en esthétique, Lise Lerichomme, chercheuses en arts plastiques, et Julia Ramirez-Blanco, chercheuses en histoire de l'art, avec les contributions d'Anne Creissels, Keren Detton, Marcelo Expósito, Anaïs Feyeux, Edith Gaillard, Jacopo Galimberti, Anne-Valérie Gasc, Noémie Goddard, Monique Hervo, Clovis Maillet & Louise Hervé, Alex Martinis Roe, Morgane Merteuil, Cynthia Montier, Daniela Ortiz, Frederic Panni, Juan Pro, Ghislaine Vappereau.
Ce livre porte sur la façon dont les artistes contemporains tentent d'ajuster leurs moyens de représentation à la situation migratoire actuelle. En analysant ces jeux d'échelle, cet essai vise aussi à appréhender les migrations contemporaines à travers le prisme de leurs représentations artistiques. C'est à éclairer cette dimension que s'attache cet essai, qui se penche en ce sens sur quelques-uns des motifs caractéristiques des imaginaires migratoires de ce début de XXIe siècle que sont le refuge, le mur et le bateau, tels que les artistes d'aujourd'hui tentent d'en restituer les différentes dimensions. En entretissant histoire de l'art et études migratoires, cet ouvrage constitue l'une des premières théories critiques publiées en français sur les relations entre arts et migrations contemporaines.Paul Bernard-Nouraud est historien, théoricien et critique d'art. Docteur en esthétique de l'ÉHÉSS, il est également diplômé de l'Institut d'Études Politiques de Bordeaux, de l'Université Paris I Panthéon-Sorbonne et de l'Université libre de Bruxelles. Il a également été postdoctorant au sein du Madrid Institute for Advanced Study de Madrid, en résidence à la Casa de Velázquez. Outre ses contributions universitaires dans différentes revues, il est notamment l'auteur d?"Une histoire de l'art d'après Auschwitz" en trois volumes parus à L'Atelier contemporain. Il intervient régulièrement pour le Palais de la Porte dorée en tant que référent scientifique pour la médiation.