De Tchernobyl à la Crimée. Panorama des écritures théâtrales contemporaines d'Ukraine
Dolmieu Dominique ; Nejdana Neda
ESPACE INSTANT
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EAN :9782375720042
L'Ukraine, terra incognita pour le théâtre français, l'affaire est désormais classée. Après des décennies de silence, une fenêtre s'ouvre sur un théâtre. Nous voilà en terre de catastrophes : le Holodomor, la famine génocidaire organisée par Staline dans les années 1930, plusieurs millions de victimes, un événement longtemps dissimulé au reste du monde ; Tchernobyl, à l'inverse, un nom assuré de passer à la postérité. Et puis l'effondrement de l'Union soviétique, l'indépendance, la transition, la révolution orange et celle du Maïdan, enfin l'annexion des territoires du sud-est par la Russie. Terrain de Grand Jeu... Avec notamment le premier texte dramatique traduit du tatar de Crimée, ainsi que le texte lauréat du domaine étranger aux Journées de Lyon des auteurs de théâtre. Avec Au début et à la fin des temps, de Pavlo Arie ; Les Fugitifs égarés, de Neda Nejdana ; L'Hymne de la jeunesse démocratique, de Serhiy Jadan ; Miel sauvage, d'Oleh Mykolaïtchouk ; En direct, d'Oleksandr Irvanets ; Le Labyrinthe, d'Oleksandr Viter ; En détail, de Dmytro Ternovyi ; Arzy, légende tatare, de Rinat Bektashev ; L'Evangile selon Lucifer, d'Anna Bagriana. Textes traduits de l'ukrainien, du russe et du tatar de Crimée par Estelle Delavennat, Maxime Deschanet, Iryna Dmytrychyn, Bleuenn Isambard, Shirin Melikoff, Aleksi Nortyl, Iulia Nosar, Omer Özel et Tatiana Sirotchouk.
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Nombre de pages
518
Date de parution
04/07/2019
Poids
628g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782375720042
Titre
De Tchernobyl à la Crimée. Panorama des écritures théâtrales contemporaines d'Ukraine
Auteur
Dolmieu Dominique ; Nejdana Neda
Editeur
ESPACE INSTANT
Largeur
140
Poids
628
Date de parution
20190704
Nombre de pages
518,00 €
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Dolmieu Dominique ; Symaniec Virginie ; Outtier Be
Le Caucase. Djebel el'issani, la "montagne des langues", comme l'ont surnommée les Arabes. Une montagne de mythes et de légendes : Prométhée, la Toison d'or, les Amazones... Un formidable conservatoire de langues et de cultures, perché sur le toit de l'Europe. Une montagne sur laquelle les empires s'affrontent et s'effondrent : perse, tsariste, ottoman, soviétique... Une montagne de terreur et de tragédies : le génocide contre les Arméniens, les prises d'otages de la Doubrovka et de Beslan, l'assassinat d'Anna Politkovskaïa... Cette anthologie, inédite en son genre, vous emmènera pour une traversée le long de ses multiples versants, entre barils de poudre et barils de pétrole, à la découverte des théâtres arménien, azéri, géorgien, mais aussi abkhaze, balkar, ossète, tchétchène... de leurs origines à nos jours. Vous y croiserez des guerrières héroïques, des trafiquants de queues de loup, un certain nombre de représentants du Parti, un botaniste parisien, un dératiseur lesghine, des épouses infidèles, quelques popes, mollahs et soldats ivres, des vaches candidates à l'immigration et, bien sûr, les caravanes de passage.
Dolmieu Dominique ; Su Kasapoglu Zeynep ; Ecer Sed
Dans la multitude de clichés qui jalonnent le paysage des relations entre la Turquie et le monde francophone, l'un d'entre eux au moins croise l'univers du théâtre, le lieu pour y voir : le nazar boncugu, que l'on accroche un peu partout, et qui protège du mauvais mil et des flatteries. Le bazar, c'est ainsi donc que certains francophones appellent parfois le théâtre, au moins dans le sens où nous l'entendons : un lieu d'échanges et de foisonnement, où des artistes portent un regard sur le monde qui les environne. Il en va donc ainsi du théâtre turc. Un théâtre qui n'a pas renoncé à sa tradition, celle du théâtre d'ombres, du conte ou du théâtre en rond. Un théâtre riche de nombreuses saveurs, arménienne, juive, kurde, chypriote, balkanique, et française, bien entendu. Un théâtre moderne, récent et donc neuf, parfois d'introspection individuelle, mais bien plus souvent en lien tout à fait étroit avec les luttes sociales et politiques qui ont construit la Turquie d'aujourd'hui.
Beslan, 1er septembre 2004. Plus d'un millier d'enfants et d'adultes sont pris en otage le jour de la rentrée scolaire dans une école d'Ossétie-du-Nord, dans le Caucase, par un groupe de terroristes réclamant le retrait des troupes russes de Tchétchénie. Pendant trois jours, les otages sont entassés dans un gymnase, dans une chaleur étouffante, sans eau ni nourriture. Refusant toute négociation, les forces russes finissent par donner l'assaut en tirant à l'arme lourde. Le bilan sera de 334 morts, dont 186 enfants. Tous les preneurs d'otages sont tués, sauf un. Traduit en justice, il plaide innocent. Ce procès sera le seul mené concernant ces événements. Malgré les demandes des familles des victimes, aucun responsable politique ou militaire ne répondra de cet assaut devant la justice. Cette pièce de théâtre documentaire, commande de la Maison d'Europe et d'Orient, a été écrite d'après les minutes de ce procès, qui a permis un travail d'analyse du processus qui avait déjà mené à une tragédie similaire dans un théâtre de Moscou en 2002. Elle est une contribution à la recherche de la vérité et à la mémoire des victimes.
Extrait de la préface de Gilles BoulanLes parents ont quitté la campagne pour venir s'installer à la ville. Ils se sont arrêtés sur la colline des anges et des djinns au-delà du périph, cette frontière infranchissable entre leur bidonville, la décharge, l'usine toxique de «Stop herbe» et la ville. Vingt ans plus tard, «leurs enfants sans nombril» rêvent de partir à leur tour. Cette fois beaucoup plus loin, où un autre périphérique les séparera de la belle ville. Une seule chose aura réellement changé, ces jeunes gens «mauvaises herbes» auront plutôt recours à la bonne fée marraine de la télévision qu'à la gitane et à sa magie.Avec une belle intelligence, une grande simplicité de moyens et beaucoup d'émotion, Sedef Ecer raconte la similitude des destins, l'éternité de cette misère qui reproduit les mêmes schémas dans les pays en développement comme dans les pays développés. L'exclusion, le recours à des travaux dangereux (l'usine de sablage des blue-jeans a remplacé l'usine de production d'herbicide), la seule force du rêve pour nourrir un quelconque espoir.
Beslan, 1er septembre 2004. Plus d'un millier d'enfants et d'adultes sont pris en otage le jour de la rentrée scolaire dans une école d'Ossétie-du-Nord, dans le Caucase, par un groupe de terroristes réclamant le retrait des troupes russes de Tchétchénie. Pendant trois jours, les otages sont entassés dans un gymnase, dans une chaleur étouffante, sans eau ni nourriture. Refusant toute négociation, les forces russes finissent par donner l'assaut en tirant à l'arme lourde. Le bilan sera de 334 morts, dont 186 enfants. Tous les preneurs d'otages sont tués, sauf un. Traduit en justice, il plaide innocent. Ce procès sera le seul mené concernant ces événements. Malgré les demandes des familles des victimes, aucun responsable politique ou militaire ne répondra de cet assaut devant la justice. Cette pièce de théâtre documentaire, commande de la Maison d'Europe et d'Orient, a été écrite d'après les minutes de ce procès, qui a permis un travail d'analyse du processus qui avait déjà mené à une tragédie similaire dans un théâtre de Moscou en 2002. Elle est une contribution à la recherche de la vérité et à la mémoire des victimes.