Idées de la Chine au XIXe siècle. Entre France et Allemagne
Dollé Marie ; Espagne Geneviève
INDES SAVANTES
32,00 €
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EAN :9782846542821
On a pu parler pour le XVIIIe siècle d'une "Europe chinoise". La Chine était alors connue grâce aux écrits des missionnaires jésuites et des voyageurs ; des philosophes comme Leibniz ou Voltaire s'enthousiasmaient pour sa culture et son mode de gouvernement : l'empereur devint l'archétype rêvé du monarque éclairé, tandis que l'engouement pour l'Empire du Milieu se manifestait dans la peinture, l'artisanat et même l'architecture. Au XIXe siècle, après la dissolution de l'Ordre des jésuites, avec l'avènement d'une approche scientifique des savoirs, dans le contexte d'une concurrence exacerbée entre les nations, les idées sur la Chine évoluent. Les textes et les objets continuent de circuler, les savoirs s'affinent, l'imaginaire s'enrichit malgré la permanence des stéréotypes et la sombre actualité des conflits coloniaux. Le présent recueil retrace ces mouvements depuis la création de la première chaire européenne de chinois au Collège de France en 1814 jusqu'à la renaissance artistique du début du XXe siècle, favorisée par le contact de la Chine, l'entremise des traducteurs, des collectionneurs et des archéologues, qui lui apportent une contribution remarquable. Sans prétendre à l'exhaustivité, l'ouvrage dessine un espace d'accueil européen et, plus spécifiquement, franco-allemand : c'est ainsi que l'héritage de la Chine devient aussi fondamental que celui de la Grèce.
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Nombre de pages
410
Date de parution
27/03/2014
Poids
706g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782846542821
Titre
Idées de la Chine au XIXe siècle. Entre France et Allemagne
Auteur
Dollé Marie ; Espagne Geneviève
Editeur
INDES SAVANTES
Largeur
160
Poids
706
Date de parution
20140327
Nombre de pages
410,00 €
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Notre identité se trouve-t-elle liée à la langue que nous avons apprise dans l'enfance ? Celui qui, par choix ou par nécessité, quitte son pays devient-il pour autant différent ? L'imaginaire des langues explore les réponses que des écrivains donnent à ces questions : ceux qui, comme Samuel Beckett, passent d'une langue à l'autre ; les " transfuges " qui, comme Cioran abandonnent leur langue pour en adopter une nouvelle. Pourquoi choisit-on une langue plutôt qu'une autre ? Et les écrivains étrangers qui décident d'écrire en français forment-ils un groupe particulier dans notre littérature ? Si l'on admet que tout écrivain est, par définition, étranger à la langue qu'il écrit, rien ne distingue monolingue et bilingue. Pour apprécier les œuvres, seule compte la " langue imaginaire " que chacun s'est forgée. Deux exemples éclairent cette hypothèse. Celui de Claude Ollier d'abord, qui parvient à faire résonner l'arabe dans ses livres, tentant de renouer entre Islam et Occident un dialogue qu'une histoire difficile a souvent rompu. Celui de Cioran ensuite : c'est en conformant sa prose à une représentation somme toute fausse du français qu'il devient l'un des auteurs importants du XXe siècle. Si confronter ce que disent les écrivains de leur rapport aux langues conduit à conclure qu'il n'existe pas de vérité dans ce domaine mais des constructions imaginaires, au moins ces passeurs de fables nous indiquent-ils quelques-uns des chemins que nous pouvons emprunter.
La parole de l'Evangile est sans appel : " Malheur à celui par qui le scandale arrive. " Et pourtant, le désordre que provoque le scandale s'accompagne souvent d'une intense jubilation. Quoi de plus amusant à vivre et à raconter ? Le scandale se trouve souvent associé à la jeunesse dont l'insolence bouscule les vieux cadres. L'histoire de la littérature, de la peinture, de la musique, du cinéma est jalonnée d'événements qui, en provoquant la colère, l'indignation du public, l'ont réveillé et l'ont amené à prendre conscience qu'une ère nouvelle avait commencé. Il existe, aujourd'hui encore, des sujets tabous. Mais n'est-il pas devenu bien difficile de faire scandale, tant le scandale est entré dans les catégories ordinaires de l'esthétique, tant les rhétoriques d'intégration se sont diversifiées ? Ce recueil présente, dans leur variété, des récits de scandale si fameux qu'ils sont parfois devenus de véritables légendes : la première représentation d'Hernani, du Sacre du printemps, de Pelléas et Mélisande, la première projection de L'Age d'or ou de Salo. Il invite également à une réflexion sur l'essence d'un phénomène dont la portée collective dépasse le plus souvent le seul champ de l'esthétique.
Les nouvelles technologies nous promettent un humain "augmenté" . Et si, au-delà de ses optimisations fonctionnelles, l'enjeu était de le rendre plus vivant ? Cet ouvrage explore notre époque dans ses enjeux et ses défis : la fuite dans le divertissement, le tournant de l'intelligence artificielle générative, la mutation des savoirs, l'évolution des compétences, mais aussi la quête de sens et d'organique. Telle est l'ambition du selfpressionnisme : un manifeste pour redonner une voix au vivant, et ne plus considérer l'Homme comme un outil, mais comme une expérience sensible.
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L'auteur raconte l'histoire culturelle du travail selon les variations du regard que l'homme porte sur sa propre nature du milieu du XVIIe siècle au milieu du XIXe siècle. Il indique les voies par lesquelles cette vision de l'homme et de son labeur sont devenus des normes juridiques. Le foisonnement des doctrines pour définir le travail mais encore pour instaurer un ordre social qui face sa place à celui-ci est tel qu'il est difficile de trouver des césures chronologiques claires, étant posé une fois pour toute que la Grande Révolution ne fut pas un bloc. En deux siècles, le travail change de base aussi sûrement que l'homme change ses propres assises.
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