- Je te vois venir, mon petit malin. Ecoute, si c'est pour me déverser ton sperme que tu me fais tout ce tango, c'est perdu d'avance. Tu ferais bien de garder cette énergie pour des tâches plus urgentes. C'est l'Afrique qu'il nous faut féconder ! - Tu philosophes bien, ma fille. Bravo ! Mais est-ce que tu la connais, toi, cette Afrique ? Un projet. Rien que ça. Un projet dont les initiateurs sont morts intestat : les Lumumba, les Cabral et autres Um Nyobé. Laisse la politique aux hystériques, moi, je te vois plus à l'aise dans un lit ... - Arrête de faire le con, veux-tu ? Je te devine plus intelligent que tu ne cherches à apparaître. Nous avons assez dansé le cha-cha-cha des indépendances et la rumba des révolutions. Il est grand temps à présent de nous rhabiller et de balayer nos saletés ! Nous devons nous aussi vivre et manger autre chose que les slogans. - Et moi qui te prenais pour une demoiselle d'ici ... Que fais-tu donc ici, belle vertueuse ? " L'Afrique à la croisée des chemins. C'est l'heure du bilan : les pères des indépendances africaines ont échoué. Le pouvoir kaki est une abomination. D'où le salut viendra-t-il ? Suffira-t-il d'emboucher des slogans à la mode ? Et cette jeune génération qui se dit "sacrifiée" , est-elle même capable de relever le défi du CHANGEMENT ...
Nombre de pages
80
Date de parution
01/01/2002
Poids
132g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782747518550
Titre
ON A ECHOUE
ISBN
2747518558
Auteur
Djungu-Simba Charles
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
132
Date de parution
20020101
Nombre de pages
80,00 €
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Monsieur Tapale, après de brillantes études en Europe, retourne en Afrique. Quelques années plus tard, il se voit contraint de s'exiler vers l'occident où l'intégration professionnelle n'est pas au rendez-vous. Et le voilà derechef dans sa terre natale, perçu comme un coopérant marron...
Poto-Poto, une capitale africaine en pleine convulsion. Une capitale qui ne peut pas, qui ne veut pas loger décemment tous ses habitants. Aux laissés-pour-compte du régime de choisir entre peupler les cachots de Fula-Fula, squatter ou s'exiler. A l'occasion de la future réinvestiture du Camarade Président, les autorités décident de rendre Poto-Poto belle. Que faire ? Vider toutes les poubelles, cacher toutes les plaies, c'est-à-dire raser tout simplement la Cité 15, ce bidonville dont les habitants ont eu l'arrogance de voter contre son Excellence Félicité-Fortuné Aroumbayard. Mais nul n'ignore à Oyombokate que toute crise porte en elle-même les germes de son éclatement. Et ici la roue de l'arbitraire a tellement tourné dans le sens contraire à l'histoire, que la mécanique s'est rouillée. Alors que peuvent les excavatrices, les bâillons ou les baïonnettes devant la ferme détermination de vivre qui habite ces hommes et ces femmes trop longtemps marginalisés humiliés ?. Ce n'est peut-être pas la Cité 15 qu'il fallait détruire, mais cet article mystérieux de la constitution oyombokatoise, l'article 15 qui, dit-on, stipule : " Débrouillez-vous ! ". D.S.K
Dans ma culture, la chèvre constitue un bien précieux. On la mange rarement. Elle est en effet davantage gardée pour intervenir dans les transactions relatives à certaines cérémonies initiatiques et surtout dans la composition de la dot. (...) C'est dans la capitale congolaise, que j'ai retrouvé la chèvre dans tous ses états ! Elle était vraiment partout : dans les petits et grands marchés, aux carrefours des grands axes routiers menant vers les deux provinces alentour du Bas-Congo et du Bandundu, aux abords des bâtiments de la Fonction publique, dans la cour intérieure des villas cossues de Binza où ses bêlements rivalisaient avec les musiques tonitruantes des fêtards perpétuels, sur les rôtissoires à côté des nganda, ces brasseries intarissables à l'abri des auvents ou sous les paillotes en chaume qui pullulent à Kinshasa. Elle intervenait en tout. L'espèce la plus courante était naine et provenait du Bandundu où le petit peuple l'avait carrément surnommée " l'Intellectuelle ", parce que , grâce à elle, n'importe quel problème trouvait solution... " Curieuse symbolique que celle de la chèvre africaine qui permet à l'auteur de revisiter le passé récent de son pays et de baliser son propre parcours littéraire...
Jean-Robert Kasele savait allier le sens du devoir à la culture du résultat, l'exigence de l'excellence aux vertus de la convivialité. Il n'avait qu'un seul ennemi : la médiocrité et pour la combattre, la jeunesse de son esprit et la corrosivité de son humour. L'ouvrage comprend deux parties : la première propose des lectures et relectures des uvres de J-R Kasele. La deuxième offre aux lecteurs un échantillon de poésie, exercice que l'auteur affectionnait, autour de poèmes qui lui sont dédiés et d'une sélection de morceaux sortis de sa propre plume.