Poto-Poto, une capitale africaine en pleine convulsion. Une capitale qui ne peut pas, qui ne veut pas loger décemment tous ses habitants. Aux laissés-pour-compte du régime de choisir entre peupler les cachots de Fula-Fula, squatter ou s'exiler. A l'occasion de la future réinvestiture du Camarade Président, les autorités décident de rendre Poto-Poto belle. Que faire ? Vider toutes les poubelles, cacher toutes les plaies, c'est-à-dire raser tout simplement la Cité 15, ce bidonville dont les habitants ont eu l'arrogance de voter contre son Excellence Félicité-Fortuné Aroumbayard. Mais nul n'ignore à Oyombokate que toute crise porte en elle-même les germes de son éclatement. Et ici la roue de l'arbitraire a tellement tourné dans le sens contraire à l'histoire, que la mécanique s'est rouillée. Alors que peuvent les excavatrices, les bâillons ou les baïonnettes devant la ferme détermination de vivre qui habite ces hommes et ces femmes trop longtemps marginalisés humiliés ?. Ce n'est peut-être pas la Cité 15 qu'il fallait détruire, mais cet article mystérieux de la constitution oyombokatoise, l'article 15 qui, dit-on, stipule : " Débrouillez-vous ! ". D.S.K
Nombre de pages
77
Date de parution
03/05/2000
Poids
132g
Largeur
135mm
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EAN
9782738401151
Titre
Cité 15
ISBN
2738401155
Auteur
Djungu-Simba Charles
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
132
Date de parution
20000503
Nombre de pages
77,00 €
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Monsieur Tapale, après de brillantes études en Europe, retourne en Afrique. Quelques années plus tard, il se voit contraint de s'exiler vers l'occident où l'intégration professionnelle n'est pas au rendez-vous. Et le voilà derechef dans sa terre natale, perçu comme un coopérant marron...
- Je te vois venir, mon petit malin. Ecoute, si c'est pour me déverser ton sperme que tu me fais tout ce tango, c'est perdu d'avance. Tu ferais bien de garder cette énergie pour des tâches plus urgentes. C'est l'Afrique qu'il nous faut féconder ! - Tu philosophes bien, ma fille. Bravo ! Mais est-ce que tu la connais, toi, cette Afrique ? Un projet. Rien que ça. Un projet dont les initiateurs sont morts intestat : les Lumumba, les Cabral et autres Um Nyobé. Laisse la politique aux hystériques, moi, je te vois plus à l'aise dans un lit ... - Arrête de faire le con, veux-tu ? Je te devine plus intelligent que tu ne cherches à apparaître. Nous avons assez dansé le cha-cha-cha des indépendances et la rumba des révolutions. Il est grand temps à présent de nous rhabiller et de balayer nos saletés ! Nous devons nous aussi vivre et manger autre chose que les slogans. - Et moi qui te prenais pour une demoiselle d'ici ... Que fais-tu donc ici, belle vertueuse ? " L'Afrique à la croisée des chemins. C'est l'heure du bilan : les pères des indépendances africaines ont échoué. Le pouvoir kaki est une abomination. D'où le salut viendra-t-il ? Suffira-t-il d'emboucher des slogans à la mode ? Et cette jeune génération qui se dit "sacrifiée" , est-elle même capable de relever le défi du CHANGEMENT ...
Dans ma culture, la chèvre constitue un bien précieux. On la mange rarement. Elle est en effet davantage gardée pour intervenir dans les transactions relatives à certaines cérémonies initiatiques et surtout dans la composition de la dot. (...) C'est dans la capitale congolaise, que j'ai retrouvé la chèvre dans tous ses états ! Elle était vraiment partout : dans les petits et grands marchés, aux carrefours des grands axes routiers menant vers les deux provinces alentour du Bas-Congo et du Bandundu, aux abords des bâtiments de la Fonction publique, dans la cour intérieure des villas cossues de Binza où ses bêlements rivalisaient avec les musiques tonitruantes des fêtards perpétuels, sur les rôtissoires à côté des nganda, ces brasseries intarissables à l'abri des auvents ou sous les paillotes en chaume qui pullulent à Kinshasa. Elle intervenait en tout. L'espèce la plus courante était naine et provenait du Bandundu où le petit peuple l'avait carrément surnommée " l'Intellectuelle ", parce que , grâce à elle, n'importe quel problème trouvait solution... " Curieuse symbolique que celle de la chèvre africaine qui permet à l'auteur de revisiter le passé récent de son pays et de baliser son propre parcours littéraire...
Jean-Robert Kasele savait allier le sens du devoir à la culture du résultat, l'exigence de l'excellence aux vertus de la convivialité. Il n'avait qu'un seul ennemi : la médiocrité et pour la combattre, la jeunesse de son esprit et la corrosivité de son humour. L'ouvrage comprend deux parties : la première propose des lectures et relectures des uvres de J-R Kasele. La deuxième offre aux lecteurs un échantillon de poésie, exercice que l'auteur affectionnait, autour de poèmes qui lui sont dédiés et d'une sélection de morceaux sortis de sa propre plume.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...