A la base de ce roman philosophique, savamment construit, deux personnages aux noms programmatiques : Lifa-Dëkulfeen et Fatima-Feendëkul, dont les seconds termes sont anacycliques. Lifa-Dëkulfeen est un personnage complexe qui cherche refuge dans un recoin de la mémoire et se lance dans une problématique quête de sens et d'authenticité. Ce gaillard "cérébral", quia toutes les références et même les manières de faire d'un philosophe, est d'ailleurs plus soucieux d'amour, en un sens peu platonique, que de bonheur - comme si les deux ne pouvaient trouver aucun arrangement. Fatima-Feendëkul est une femme du terroir, d'une beauté faite d'un "mélange de sauvage, de suave, de doux", une beauté qu'on peut qualifier d'intrusive en empruntant le lexique géologique. Qu'on garde à l'esprit, toutefois, que cette dame imposante, sans en avoir l'air, sait aussi ruminer une pensée philosophique structurée. C'est la flamboyante romance entre ces deux personnages atypiques que décrit El Hadj Songdé Diouf...". Extrait de la préface du Pr Djibril Samb.
Nombre de pages
144
Date de parution
22/10/2020
Poids
180g
Largeur
135mm
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EAN
9782343208428
Titre
Délires, délices et dérives de Jéll Mbaam
Auteur
Diouf El Hadj Songdé ; Samb Djibril
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
180
Date de parution
20201022
Nombre de pages
144,00 €
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Dans un Sénégal traversé par les promesses de réussite et les fractures tues, Silences croisés raconte le destin de femmes et d'hommes emportés par leurs fautes, leurs non-dits et leurs espérances. Baïdy, cadre respecté, voit sa vie basculer après un licenciement brutal qui le pousse à l'exil. Angèle, jeune fille fragile, tente d'échapper à un drame étouffé par la honte et l'injustice. Restée au pays, Lahla Aïcha porte seule l'absence de son mari, l'éducation des enfants et le poids du regard social. Autour d'eux gravitent d'autres destins blessés : étudiants en quête de sens, jumelles marquées par l'abandon, jeunes journalistes décidés à faire surgir une vérité enfouie. A travers une enquête menée entre quartiers populaires de Dakar et mémoires familiales, le roman explore ce qui élève ou brise les êtres : la respectabilité, le pouvoir, la religion et le mutisme généralisé. Silences croisés est un roman de l'exil, du retour, de la culpabilité et du pardon, où la vérité apparaît comme la seule voie possible vers la réconciliation.
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L'Afrique, un pays, une émergence. La contrée de Diamané vient d'élire un nouveau gouvernement, celui de l'alternance. Pour la première fois, les élections ne sont pas frauduleuses et les médias bénéficient de la liberté de parole. Mais la nouveauté est difficile à gérer et des divergences persistent. Le président du pays tente par tous les moyens de contrer les attaques de ses ennemis opposés à la modernité et au libre-arbitre, mais les adversaires se dissimulent sous un masque amical. Drôle et poétique, ubuesque et cinglante, l'histoire de ce président fou illustre à merveille les déchirements politiques auxquels est confrontée l'Afrique : la corruption du pouvoir et l'insoutenable cynisme de ses élites. Sa dénonciation sans concession d'un système gangrené a d'autant plus de force qu'elle est portée par un journaliste indépendant africain et qu'elle ne se limite pas à la critique. Car le roman d'El Hadji Diagola est aussi un vibrant appel à l'union de tous les Africains pour l'émergence d'une nouvelle donne politique.
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L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
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