Avec acidite? et humour, et en reprenant les e?le?ments iconiques du conte de Perrault ou de l'adaptation qu'en fit en son temps Jacques Demy (l'a?ne qui crotte des pie?ces d'or, l'absence de me?re, le cake d'amour, la demande en mariage, les robes couleur du temps, de lune?), Marie Dilasser et Hélène Soulié tissent une fable d'aujourd'hui, une histoire ou? les jeunes filles sortent du silence et s'allient pour prendre possession de leur corps et de leur vie. Ici, pas de bons, ni de me?chants. Pas de he?ros, ni d'he?roi?nes. Ici, deux vies, dans des re?alite?s et contextualite?s diffe?rentes. Deux vies que la filiation pourrait re?unir, devraient re?unir.Mais que finalement la filiation va de?truire.Ici pas de roi et d'infante.Mais un pe?re coupable, et une fille qui, telle une Antigone, prend les armes.Pas celles qui ensanglantent, percent et tranchent.Celles de la parole et de l'acte poe?tique qui re?ve?lent, re?parent, et rendent justice.
Nombre de pages
96
Date de parution
05/10/2023
Poids
96g
Largeur
110mm
Plus d'informations
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EAN
9782846817219
Titre
Peau d'Âne, la fête est finie
Auteur
Dilasser Marie ; Soulié Hélène
Editeur
SOLITAIRES INT
Largeur
110
Poids
96
Date de parution
20231005
Nombre de pages
96,00 €
Disponibilité
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Nous avons été si heureux. C'est écrit à la fin de notre histoire. Ils vécurent heureux, si heureux, tellement heureux ! Bonheur, joie et ravissement de chaque seconde, le bonheur nous a collé aux poulaines, aux ballerines, aux basques, mais il ne colle plus à mes bottes, ce fabuleux bonheur, cette onctueuse insouciance. Blanche-Neige et le Prince vécurent heureux... Mais que reste-t-il de leur amour une fois confrontés aux crises politiques, sociales et écologiques de l'époque contemporaine ?
C'est l'heure de la vengeance du règlement de comptes c'est l'heure où marchant sur mes pas tu viens me faire payer d'avoir été la plus aimée c'est ça ? et toi celle qui soi-disant n'a pas été désirée ? c'est ça ?
Lorsque le père de Tiago Rodrigues était à l'hôpital, il recevait régulièrement la visite d'une femme appelée Teresa. Elle travaillait comme bénévole à l'hôpital et prenait le temps de parler aux patients pour rompre leur solitude. Plus tard, Tiago Rodrigues a découvert que Teresa était une actrice qu'il connaissait bien.Depuis son lit de malade, son père, réalisant qu'il allait mourir, a commencé à écrire un livre. Selon Teresa, il voulait mélanger ses expériences de patient en phase terminale à l'hôpital avec des souvenirs de sa vie, en particulier des histoires liées à son travail de journaliste. Par exemple, il a pensé à l'histoire d'une autre Teresa, Teresa Torga, une obscure actrice et chanteuse de fado, souffrant de troubles mentaux, qui s'est déshabillée et s'est promenée nue, récitant des poèmes et chantant dans l'une des rues les plus animées de Lisbonne, lors d'une manifestation.Après la mort de son père, Tiago Rodrigues a ouvert le carnet. Il ne contenait que quelques lignes et points, quelques gribouillis, comme les dessins abstraits d'un enfant en bas âge.Dans Pas de yaourt pour les morts (No Yogurt for the Dead), Tiago Rodrigues crée une pièce de théâtre pour imaginer ce que son père aurait pu souhaiter écrire dans les derniers jours de sa vie.