La profession d'enseignant au fil des crises multiformes de légitimité (en Amérique latine et en Fra
Attias-Delattre Véronique ; Corrêa da Silva Marilè
L'HARMATTAN
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EAN :9782140288784
Dans un contexte de prise en main de cette profession par des transformations qui se sont accélérées durant la crise sanitaire, nous avons volontairement retenu quatre pays, l'Argentine, le Brésil, la France et le Mexique. Chacun de ces pays appuie sa politique d'éducation sur des leviers différents. Toutefois dans ces quatre cas, les logiques évoquées se traduisent concrètement dans des indicateurs d'attractivité de la profession à l'entrée de celle-ci soit en baisse en Argentine et France, soit plutôt positifs, au Brésil et au Mexique, par une facilité d´accès à un emploi stable. Cette dernière tendance ne contrecarre néanmoins pas un désengagement progressif des enseignants tout au long de leur carrière. Les injonctions contradictoires faites au métier, la modification progressive des référents historiques qui le légitiment et la montée en puissance de nouveaux décideurs ouvrent la voie à une levée des tabous et à un éclatement de cette profession.
Nombre de pages
218
Date de parution
06/02/2023
Poids
352g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782140288784
Titre
La profession d'enseignant au fil des crises multiformes de légitimité. (en Amérique latine et en Fr
Auteur
Attias-Delattre Véronique ; Corrêa da Silva Marilè
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
155
Poids
352
Date de parution
20230206
Nombre de pages
218,00 €
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Force de travail, capital humain, ressources humaines... A partir d'un retour sur l'apparition, le développement ou le délaissement de ces notions fondatrices de la réflexion sur les ressources humaines, cet ouvrage permet de faire le point sur la signification de chacune, sur les liens entre elles et sur leur efficacité explicative, avant d'en étudier l'utilisation et les conséquences pratiques dans le pilotage des organisations. La lecture de cet ouvrage, préparé par des spécialistes des sciences de gestion, des sciences de l'éducation et des sciences économiques, sera particulièrement utile aux enseignants, aux chercheurs et aux étudiants mais aussi aux praticiens du management et de la gestion des ressources humaines ainsi qu'à ceux qui, d'une façon générale, souhaitent mieux comprendre ce qui se passe dans ce domaine actuellement.
Attias-Donfut Claudine ; Godelier Maurice ; Jullie
Quand est-ce que je vieillis ? " La question n'est-elle pas plutôt : " quand est-ce que je suis vieux ? " ou " quand est-ce que je me sens vieux ? " ou " quand est-ce que je m'appelle vieux ? " ou encore " que je me reconnais vieux ". À partir de quand et de quoi je ne dis plus " je mûris ", mais " je vieillis " ? Est-ce quand les mots qui se dérobaient pour le dire inscrivent enfin leur message dans ma chair, dans ma conscience ? Suis-je vieux quand je deviens " con " ? Quels sont les retentissements de la réalité sociale et économique de la vieillesse dans le sentiment de vieillir ? Faut-il se méfier de cette évidence moderne qui serait qu'autrefois, puisque la vie était plus brève, l'espérance de vie moins grande, on vieillissait plus tôt ... Face à la rétractation des possibles, qu'est-ce qu'il reste à faire ? Six textes ouvrent ce livre sur le vieillissement, le quatrième d'un cycle de la Fondation Eisai : Le nouvel univers des " panthères grises ". Conséquences économiques et sociales du vieillissement par Serge Marti, La vieillesse dans les textes par Serge Koster, Ce qui résiste à la pensée dans le phénomène du vieillissement par François Jullien, Face à la rétractation des possibles par Maurice Godelier, Tristesse et bêtise ou les vrais enjeux de la vieillesse par Bertrand Vergely, Vieillir au féminin par Claudine Attias-Donfut. Pierre Brunel, Jean-Claude Chesnais, Roger Guesnerie, Olivier Ihl, Joseph Maïla, Jean Morval prolongent ces réflexions dans une série d'aperçus qui n'en sont pas moins sensibles et incisifs.
En Europe, vieillissement des populations et immigration sont inextricablement liés. La chute de la natalité dans la plupart des pays européens est à l'origine de l'accroissement des flux migratoires depuis la fin du XXe siècle, transformant des pays traditionnellement d'émigration, comme l'Espagne, l'Italie ou le Portugal, en pays d'immigration. Avec le vieillissement des babyboomers, les populations européennes vont continuer de vieillir et vont décroître à plus ou moins brève échéance - y compris la France, malgré son taux de fertilité relativement élevé. Le besoin d'immigration est appelé à s'intensifier, dans un marché du travail fortement marqué par ce processus de vieillissement. Les interactions entre ces deux mouvements démographiques se traduisent par plusieurs phénomènes, qui font l'objet d'analyses dans le numéro 55 de Retraite et Société, notamment trois principales tendances: l'immigration pour des emplois pour s'occuper des personnes âgées; les migrations de personnes âgées ou "migrations tardives", dont le regroupement familial de parents immigrés; le vieillissement des immigrés.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...