Le 23 mai 1992, Giovanni Falcone, le juge courageux aux mains propres, la figure de proue du pôle anti-mafia italien, est assassiné avec sa femme et plusieurs membres de son escorte à Capaci, précédant de quelques mois l'assassinat d'un autre juge sans reproche, Paolo Borsellino et cinq membres de son escorte. L'Italie répondit unanimement par l'indignation et l'incrédulité.Les répercussions de ces morts tragiques et révoltantes furent immédiates et se font encore sentir aujourd'hui. Le premier de leurs effets est que les magistrats du pôle anti-mafia italien ont marqué une victoire considérable, même si éphémère ; l'existence d'une organisation criminelle appelée Cosa Nostra n'est plus seulement une théorie. Elle ne peut d'autre part plus être niée systématiquement ou encore mésestimée comme elle l'a longtemps été. Et si elle existe, c'est qu'elle a une histoire.Si John Dickie a pu raconter l'envoûtante histoire de la mafia des premiers « hommes d'honneur » du 19ème siècle à l'arrestation spectaculaire le 11 avril 2006 de Bernardo Provenzano, le mythique chef suprême de Cosa Nostra en fuite depuis quarante-trois ans, en passant par l'histoire de la mafia à l'époque du fascisme, la naissance de la mafia américaine, le trafic de l'héroïne, l'ascension des Corleonesi, l'infiltration de l'organisation aux plus hauts niveaux de l'Etat italien et l'action des juges, c'est grâce au parrain mafieux repenti Tommaso Buscetta. En effet, en 1987, pour la première fois, le « boss des deux mondes » appelé ainsi parce qu'il connaissait bien la Cosa Nostra américaine, a trahi l'omerta des hommes d'honneur en révélant l'histoire de l'intérieur de l'organisation au juge Falcone qui le paiera de sa vie.En parlant, Buscetta met en fait fin à la plus violente des guerres pour le pouvoir à la tête des Corleonesi : en moins de deux ans, au début des années quatre-vingts, un millier de personnes furent exécutées d'une rafale en pleine rue ou étranglées dans des endroits secrets, leurs corps ensuite dissous dans de l'acide, emmurés dans du béton, jetés à la mer ou découpés et donnés aux cochons. Parmi les victimes de cette campagne d'extermination perpétrée par une alliance de mafieux, il y avait six membres de la famille Buscetta...Cosa Nostra : l' histoire de la mafia sicilienne nous fait entrer pour la première fois dans l'organisation criminelle la plus célèbre, la plus secrète, la plus violente et la moins bien comprise du monde. Ce livre fascinant, captivant, est l' histoire complète de la mafia sicilienne, de ses origines à nos jours dans les rues de Palerme et de New York ; car une histoire de la mafia sicilienne sans évoquer la mafia américaine qu'elle a enfantée, est impossible.Née il y a cent quarante ans dans les champs de citronniers et les mines de soufre de la Sicile, la mafia, avant de s'appeler Cosa Nostra, a souvent changé de nom : la Secte, la Fraternité, L'honorable société. Le monde aussi a changé mais pas la mafia sicilienne. Elle est aujourd'hui ce qu'elle a toujours été : une société secrète sous serment organisée comme un état fantôme qui recherche le pouvoir et l'argent en cultivant l'art d'assassiner les gens par des méthodes subtiles et choquantes, et celui d'échapper à la justice.En racontant les parrains et les simples soldats mais aussi les pénombres peuplées de victimes, d'amis et d'ennemis, John Dickie met en garde contre cette tradition consistant à sous-estimer les capacités de survie de Cosa Nostra ; sa manie de cultiver les relations avec des personnalités et la mémoire courte des Italiens ont favorisé sa longévité. Tout en écartant la possibilité que Berlusconi, du temps où il était premier ministre, ait été membre de Cosa Nostra, il fait remarquer tout de même qu'il ne portait pas les magistrats dans son coeur et qu'il s'est employé à réduire leurs pouvoirs et leur financement. L'Etat italien va-t-il un jour enfin prendre au sérieux la menace de Cosa Nostra ?John Dickie est journaliste et historien. Spécialiste du Domaine italien à l'Université de Londres, il est l'auteur de nombreux livres et articles sur plusieurs aspects de la société italienne. Depuis la parution de Cosa Nostra : l'histoire de la mafia italienne, il est régulièrement invité dans les écoles siciliennes pour mettre en garde la jeunesse contre l'influence et les méthodes de la mafia.
Commandé avant 16h, livré demain
Nombre de pages
496
Date de parution
25/01/2007
Poids
605g
Largeur
151mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782283021873
Titre
Cosa Nostra. L'histoire de la mafia Sicilienne
Auteur
Dickie John ; Carrière Anne-Marie
Editeur
BUCHET CHASTEL
Largeur
151
Poids
605
Date de parution
20070125
Nombre de pages
496,00 €
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison à domiciledès 5,10 €
Contrairement aux idées reçues, la cuisine italienne est d'abord citadine, et depuis des siècles les villes de la Péninsule ont attiré tout ce qui fait la buona abbuffata (la bonne bouffe): ingrédients, talents, argent et pouvoir. Dans cette fresque particulièrement savoureuse où chaque époque est associée à une cité et à un aspect de l'art culinaire, la fourchette est une véritable machine à remonter le temps, depuis la guerre sur le véritable pesto qui s'est livrée à Gênes au début des années deux mille jusqu'à l'arrivée en Sicile des spaghettis, apportés par l'envahisseur arabe avant l'an mille.
Cette histoire de la mafia sicilienne de 1860 à nos jours nous mène au c?ur d'une société secrète dont l'unique objet est de rechercher le pouvoir et l'argent en cultivant l'art d'assassiner et d'échapper à la justice. Du code des premiers "hommes d'honneur" au XIXe siècle à l'arrestation de Bernardo Provenzano, chef de Cosa Nostra, parrain de la mafia sicilienne, parrain des parrains en 2006, John Dickie révèle les mystères des initiations cachées et immuables, le trafic de l'héroïne, la corruption, l'ascension sanglante de la famille Corleone et la naissance de la mafia américaine. Il raconte la lutte sans cesse à recommencer, les procès, les négociations occultes, le jeu des politiques; et toujours cette violence des rafales de mitraillette en pleine rue, ces meurtres dans l'obscurité.
Bistecca alla fiorentina! Prosciutto di Parma! Saltimbocca alla romana! Pizza napoletana! Risotto alla Milanese! Pesto Genovese! Mostarda di Cremona!... N'allez surtout pas dire aux paysans italiens que la gastronomie italienne porte les noms de tant de villes du pays! Pure! Et pourtant!... Contrairement aux idées reçues (encouragées d'ailleurs par Mussolini), la cuisine italienne est avant tout citadine. Jusqu'au milieu du XXe siècle, les Italiens des campagnes se nourrissaient très mal et, bien qu'ils viennent des champs, c'est à la ville que les tomates, les olives, le basilic, la mozzarella de bufflonne et le prosciutto sont cuisinés... Plus de mille années durant, les cités italiennes ont attiré tout ce qui fait la buona abuffata (la bonne bouffe): les ingrédients, le talent, l'argent et le pouvoir. Un grand livre sur la cuisine de l'Italie est donc indissociable des histoires captivantes qu'elles génèrent. Delizia! nous transporte ainsi du couscous sur les tables de Palerme sous influence arabe dès le XIIe siècle, aux fast-foods de Gènes en 2006 en passant par l'agitation de Milan au Moyen Age, de Ferrare à la Re-naissance, de Naples assiégée par le choléra au XIXe..., et nous dévoile les intrigues amoureuses et politiques, la violence, la créativité ainsi que cet art du goût inimitable qui ont façonné l'une des meilleures tables du monde. Impressionnant et savoureux de culture, d'anecdotes surprenantes et parfaitement maîtrisées, Delizia! n'est rien de moins qu'une contribution essentielle à la gastronomie internationale et une invitation à la sensualité... Buon appetito! Biographie de l'auteur John Dickie est historien et journaliste. Spécialiste du domaine italien à l'université de Londres, il est l'auteur de Cosa Nostra, une histoire de la mafia sicilienne de 1860 à nos jours (Buchet / Chastel, 2007). Il prépare un nouveau livre retentissant sur les mafias italiennes à paraître aux mêmes éditions en 2011.
Durante Viviana ; Dickie Sheila ; Mead David ; Bou
Résumé : 500 ans d'histoire du ballet dans un ouvrage visuel et familial : - les oeuvres classiques (Giselle, Le Lac des cygnes...) comme les créations plus contemporaines (Chroma...), résumées et analysées ; - les grandes périodes, les techniques et expressions emblématiques ; - les portraits de chorégraphes, compositeurs, danseurs et danseuses internationaux (de Pierre Beauchamp à Akram Khan en passant par Marius Petipa, Martha Graham et Sylvie Guillem) ; - les grandes compagnies et les lieux de danse incontournables dans le monde.
Gilles ne se balance pas, il est assis sur le mur du jardin et il regarde devant lui. Il ne regarde pas sa soeur ; il ne l'accompagne pas comme il le fait parfois en imitant le mouvement de ses jambes pour se donner de l'élan. Claire sent qu'il est là sans être là, comme s'il avait le pouvoir de sortir de son corps quand il le veut, ou quand il a peur. Il n'a peut-être pas envie de revenir ; il n'est pas encore revenu avec elle, avec eux, à la ferme, dans la cour, dans le soir de juin. Une ferme comme une île ; Claire et son frère, Gilles. Cinquante années de leur vie.
Tu es ma vie, chante la femme à l'épaisse chevelure noire maintenue en un chignon gonflé. Elle a un mouchoir à la main, comme ma grand-mère, des lunettes fumées, comme ma grand-mère, elle parle arabe, comme ma grand-mère". 1956, Besançon : un jeune homme venu d'Algérie découvre la France. 6 octobre 1973, Paris, jour de Kippour : une enfant comprend confusément qu'une guerre vient d'éclater. Au fil du texte, la chanson Enta Omri d'Oum Kalsoum devient fil d'Ariane : une musique-mémoire pour dire l'exil, la langue, la transmission, la traduction – et ce " douanier " imaginaire qui laisse passer les mots mais retient la culture. Avec une justesse éblouissante, Agnès Desarthe signe un récit la fois intime et ample où la musique ouvre les portes du passé et éclaire la complexité d'une appartenance.
Pendant des siècles, étudier était le meilleur investissement possible. Ce monde-là est mort. L'intelligence devient gratuite et infiniment disponible. Les études, telles qu'on les connaît, sont devenues contre-productives. Ce livre est un appel au sursaut. En exposant les effets destructeurs de la révolution cognitive en cours et en proposant des chemins pour apprendre autrement, il répond à la question fondamentale : que nos enfants devront-ils apprendre demain ? Ne faites plus d'études n'est pas un pamphlet contre le savoir. Il invite à se préparer à une société où l'apprentissage sera une activité exigeante, permanente et profondément personnelle.
Résumé : Nigeria, fin des années 1960. Timide et introverti, rongé par une culpabilité ancienne, Kunle voit dans la guerre civile qui éclate une possible rédemption. En apprenant que son frère a fui la maison pour rejoindre l'armée biafraise, Kunle se lance à sa poursuite, dans un pays en proie au chaos, au coeur d'une lutte qu'il ne comprend pas. En chemin, le jeune homme découvrira l'amour et l'amitié mais aussi les limites de la compassion humaine, et ouvrira les yeux sur son propre destin. En confirmant sa voix unique entre lyrisme, mysticisme et réalité crue d'un conflit oublié de l'histoire, Chigozie Obioma signe une odyssée d'amour, de fraternité et de courage.