Au Maroc, on constate une explosion sexuelle de pratiques incomplètes et palliatives, multi-risquées et bricolées : beaucoup de virginités artificielles mensongères, de la violence sexuelle sexiste et homophobe à cible multiple, de l'inceste et de la zoophilie par manque de partenaire, une prostitution libéralisée de manière informelle... En un mot, une sexualité "sauvage" qui provoque une blessure narcissique du Moi national. Les pratiques sexuelles sécularisées, mais sans conviction civile, sont en conflit avec des normes sexuelles islamiques idéalisées, mais irréalistes. Ce conflit indique une transition sexuelle, écartelée entre une évolution positive des genres et une contre-réforme islamiste passéiste des moeurs. D'où la nécessité publique d'avoir enfin une politique sexuelle publique qui institue l'éducation sexuelle compréhensive comme une base de la morale citoyenne. Tels sont les grands axes de ce livre qui marie terrain, théorisation et plaidoyer.
Nombre de pages
329
Date de parution
27/09/2017
Poids
514g
Largeur
155mm
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EAN
9782343130354
Titre
Transition sexuelle. Entre genre et islamisme
Auteur
Dialmy Abdessamad
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
155
Poids
514
Date de parution
20170927
Nombre de pages
329,00 €
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Le féminisme islamique n'a pas de sexe car il est également un produit masculin. Il a même été initialement fondé par des hommes. La masculinité n'est donc pas en soi un obstacle idéo-épistémologique à une lecture égalitariste/féministe islamique du Coran. C'est là un féminisme transitionnel politiquement correct auquel il faut sensibiliser la majorité des musulmans, ces hommes et ces femmes qui restent encore attachés au principe de l'inégalité. Pour cause, l'iniquité d'un ordre international inconséquent, un facteur structurel qui empêche cette majorité mixte de considérer l'égalité de genre comme une valeur universelle. Reprise de la notion soufie d'unité pour revendiquer une égalité de genre ontologique, naissance épiphanique des corps masculin et féminin grâce à une ascension mystique égale, offrande égale de ces corps à Dieu dans l'acte jihadiste de mourir, voile et "bus rose" anti-harcèlement sexuel sont autant d'expressions du féminisme islamique, ce faux féminisme pluriel et bricoleur au service d'un réformisme qui tente de réduire l'ampleur de l'islamité persistante de la domination masculine.
Cet ouvrage présente une vision progressiste sur la sexualité dans les pays arabo-musulmans. L'auteur décrit le sexisme sévissant dans ces pays et ses conséquences néfastes sur la vie et le sort de millions de musulmans. Il dénonce les abus résultant de cet état de fait et propose une conception de la sexualité qui accorde à chacun ses droits et plus particulièrement à la femme musulmane, victime des sévices et de la maltraitance des adeptes de ce système patriarcal.
Dans le cadre de leurs interventions sanitaires dans les pays pauvres, les ONG et les organisations internationales font assaut d'imagination pour assurer l'efficacité de leurs actions grâce à des messages de prévention qui se veulent percutants. Les résultats ne sont pas toujours à la hauteur de leurs espérances. Le problème qui se pose est celui du contenu de ces messages qui ont du mal à être intériorisés par des populations ayant d'autres pratiques et représentations de la maladie, de la prévention et du soin. Comment s'adapter à cette réalité ? Faut-il, par exemple, remettre en cause certaines interventions préventives du fait que ces dernières peuvent entrer en conflit avec des valeurs locales (religieuses, politiques, sociales) ? S'agissant du sida, ces questions touchent particulièrement la sexualité et les rapports hommes/femmes. Le sujet traité dans ce livre à plusieurs voix est finalement celui de la convocation de la culture des populations dans les actions de prévention qui leur sont destinées. Comment intervenir sans tomber dans le piège de l'essentialisme, de l'instrumentalisation de la notion de culture ou encore du relativisme absolu ...
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...