
Cinquante après, l'Afrique
De tous les journaux du XVIIIe siècle, c'est assurément le plus vivant, le plus riche, le plusimpertinent. Les Mémoires secrets assument d'emblée toutes les fonctions que l'on peut attendre d'un journal aujourd'hui: ils en ont l'abondance et l'exactitude, l'apparente régularité, l'unité de style, un style aigu, sarcastique, qui saisit sur le vif et déchiffre toute l'actualité. Leur matière première, ce sont les nouvelles récoltées autour d'eux, les comptes rendus de théâtre, de salons, de séances de l'Académie ou du Parlement, rédigés sans doute par différents amis ou complices; tout cela est sorti du tiroir, repris, récrit, disposé dans un ordre chronologique rigoureux. Cette forme dequotidien rétrospectif est étonnamment vivante et présente. Grâce à la variété des sujets, au suivides « affaires », on voit se constituer confusément au jour le jour une histoire du siècle; elletouche simultanément à tous les domaines: à la politique, à la religion, à la littérature, aux arts, àla vie sociale. Certes, il ne s'agit que de Paris, et le plus souvent de l?élite. Mais le peuple des poissardes et des cochers, de la rue et du parterre se fait entendre; et à travers la pluralité des voix et des opinions, on perçoit la rumeur d'une société en mouvement. Par moments, la scène s'anime, et l'on voit alors à quel point les rédacteurs aiment raconter: un quidam qui faisait des miracles, un intendant qui croyait séduire une belle innocente, un duel singulier sur un motif absurde, ou un scandale en direct sur la scène de la Comédie française, autant de scènes hautes en couleurs, et qui révèlent un peu de l'air du temps. Cela ressemble à un journal, et c'est autre chose de très particulier. Ce qu'ils inventent entre eux, c'est le récit de presse, le reportage, le suspens, l'affaire à suivre, la mise en scène du quotidien, et, comme ils le disent, tout ce qui « fait anecdote »; et ils le font avec le plaisir de raconter, de prendre le réel sur le vif. Ils tentent de concilier le journal etl'histoire, de créer ce journal impérissable, encyclopédique, unanimiste, qui donnerait la parole àune société entière: « journal de personne », « journal de tout le monde ». Les Mémoires secrets abordent tous les sujets et sans ambages; il s'agit bien d'un journal d'opposition; et ils se flattent de désigner tous les personnages officiels par leur nom. Par contre, ils ne dévoilent pas le leur, et par là, ils sont bien « secrets ». Il est attribué à un certain M de Bachaumont, mais celui-ci n'aurait été qu'un prête-nom.
| Nombre de pages | 320 |
|---|---|
| Date de parution | 24/03/2011 |
| Poids | 577g |
| Largeur | 160mm |
| EAN | 9782869599338 |
|---|---|
| Titre | Cinquante après, l'Afrique |
| Auteur | Diakité Tidiane |
| Editeur | ARLEA |
| Largeur | 160 |
| Poids | 577 |
| Date de parution | 20110324 |
| Nombre de pages | 320,00 € |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

Mutations et crise de l'école publique. Le professeur est mort, vive le prof
Diakité TidianeL'Education nationale, c'est près du quart du budget de la nation, soit 1700 euros par an et par habitant. Pour quel résultat ? Une école de moins en moins égalitaire, menacée de ghettoïsation accélérée que désertent de plus en plus les valeurs fondatrices de la République. Un élève sur sept entrant en 6e ne sait pas lire et gravira les échelons de la 6e à la 3e sans savoir lire correctement. La mutation profonde qui caractérise l'école en France depuis 30 ans s'accompagne aussi de celle de l'enseignant. Insensiblement, le professeur cède le pas au " prof", démuni, dégradé, aux repères brouillés dans une société qui l'observe et le juge. Qui est responsable de l'échec scolaire ? Les profs, les chefs d'établissement, les inspecteurs ou les parents d'élèves ? Les non-dits de l'échec scolaire constituent autant de blocages vecteurs de crises et d'échec. L'école a plus que jamais besoin d'une action forte, lucide et courageuse.Sur commande, 6 à 10 joursCOMMANDER17,50 € -

Louis XIV et l'Afrique noire
Diakité TidianeLes relations entre la France de Louis XIV et l'Afrique noire, surtout les rapports personnels noués par Louis XIV avec des souverains de la côte africaine demeurent un aspect méconnu de la diplomatie du Roi Soleil. Or c'est Louis XIV qui posa les fondements de l'AOF, laquelle n'aurait certainement pas vu le jour sans son action. De tous les rois de France ? et même d'Europe ?, Louis XIV est celui qui ouvrit largement sa cour aux Africains, qui reçut le plus d'émissaires et d'ambassadeurs venus du continent noir, et qui, en retour, dépêcha le plus grand nombre d'ambassadeurs et de représentants en Afrique. C'est lui qui fit le plus de présents aux rois africains. Durant tout son règne il s'engagea personnellement dans les relations entre la France et l'Afrique, nourrissant l'ambition de faire du continent noir une terre catholique. C'est en Afrique qu'il espérait trouver un des moyens de sa politique européenne, de son hégémonie et de son rayonnement. Le livre de Tidiane Diakité (qui a publié en 2011 chez Arléa 50 ans après, l'Afrique) révèle aussi des aspects inédits sur les regards croisés : regard porté par les contemporains de Louis XIV sur l'Afrique et les Africains et, réciproquement, perception de la France et des Français par les Africains. Certains détails frappent par leur résonance avec l'actualité des relations entre la France et l'Afrique, entre Africains et Français. S'en dégage l'impression que c'est Louis XIV qui a ouvert à la France les portes de l'Afrique et forgé les relations entre Africains et Français d'aujourd'hui. Originaire du Mali, Tidiane Diakité, professeur agrégé d'histoire, a une longue expérience de l'enseignement en Afrique et en France. Il mène des recherches et des travaux sur des thèmes variés : développement en Afrique, immigration, école, société...ÉPUISÉVOIR PRODUIT23,00 € -

Appel à la jeunesse africaine. Comment se fait-il que l'Afrique aidée par la France ne progresse pas
Diakité TidianeSi la jeunesse est l'avenir du monde, la jeunesse africaine mérite qu'on lui tende la main. Que fait l'Afrique pour sa jeunesse ? Que fait le monde et surtout l'Europe pour les jeunes d'Afrique en cette ère de mondialisation ? Cette jeunesse sera-t-elle donc condamnée à n'avoir connue seule perspective que l'immigration clandestine vers l'Europe, avec son corollaire : la certitude au mieux d'être exploitée dans les ateliers clandestins souterrains de Paris ou de Rome par les négriers modernes " des sous-sols " ; au pire de servir de proie aux requins ou de mourir asphyxiés dans les cales de navires de fortune ou au fond de camions plombés ! La jeunesse d'Afrique cumule tous les handicaps. A la faillite politique des aînés s'ajoute le poids de structures sociales et culturelles sclérosantes. Or l'évolution est au prix de cette remise en cause. C'est a cet éveil qu'il faut convier la jeunesse africaine elle-même, mais aussi toutes les femmes et tous les hommes de bonne volonté en Europe notamment. L'aide internationale à l'Afrique sous sa forme actuelle est-elle adaptée aux besoins réels de ce continent ? Pourquoi l'Afrique sombre-t-elle quand l'Asie ou l'Amérique latine émergent ?Sur commande, 6 à 10 joursCOMMANDER13,50 € -

L'Afrique et l'aide. Ou comment s'en sortir ?
Diakité TidianeDepuis son émergence de l'étau colonial, veut-on vraiment que l'Afrique sorte du marasme où l'ont plongée 40 années de programmes d' " aide " bilatérale et multilatérale ? Il est urgent de stopper cette machine infernale. Il faut que l'Afrique s'ausculte enfin elle-même : elle en a les moyens et les compétences. Diagnostiquer le mal et en conséquence mettre sur pied un protocole de guérison et un traitement à long terme ne nécessite qu'une volonté politique de la part des élites africaines. Elles pourraient alors s'appuyer sur le génie et l'énergie inextinguible des populations pour rétablir le train Afrique sur ses rails et lui permettre de redémarrer. Sinon, le champ de ruines qu'est l'Afrique actuelle pourrait très vite se transformer en champ de mines et l'Occident sera dans l'impossibilité de se barricader plus longtemps face à " l'invasion de la misère du monde ". L'auteur passe en revue les diverses facettes de l'Aide et propose une stratégie de sortie de la crise structurelle.Sur commande, 6 à 10 joursCOMMANDER16,00 €
Du même éditeur
-

Les femmes de Louxor
Huynen ClaireRésumé : Elles sont des centaines à Louxor. Des Occidentales qui se sont installées sur la rive ouest, après avoir tout quitté pour épouser un Egyptien qui les a séduites lors d'une croisière sur le Nil. Mais en Egypte, où la polygamie est autorisée, une autre épouse, égyptienne celle-là, fait toujours partie de l'histoire. Entre la narratrice et l'autre femme de Sayyed, un lien étrange et beau se noue. Dans ce roman à l'écriture parfaite, Claire Huynen nous entraîne dans l'exploration minutieuse du tourisme amoureux mais, surtout, restitue avec une grande justesse ce qui lie les femmes et, au-delà des détresses et des élans, dessine une géométrie humaine singulière.EN STOCKCOMMANDER19,00 € -

Haïkus de Kyoto. Sous les fleurs d'un monde flottant
Atlan CorinneRésumé : Une belle promenade dans Kyoto au travers des haïkus des plus grands poètes. " Même à Kyôto j'ai la nostalgie de Kyôto ", écrit Bashô en 1690, alors qu'il entend chanter dans les bambous de Sagano le petit coucou hototogisu . Ainsi commence notre belle promenade avec Corinne Atlan à Kyoto, ville poétique s'il en est, puisque tous les grands poètes du Japon y ont vécu, s'y sont rendus en voyage ou en pèlerinage, tentant de saisir l'éphémère, pour notre plus grand enchantement. Corinne Atlan nous entraîne à leur suite dans les rues et les paysages de Kyoto car, oui, le passéest toujours là et l'émerveillement constant - même s'il est accompagné de craintes devant l'effacement progressif de l'ancien visage de la ville. Rappelons-nous : seul l'immatériel est appelé à perdurer. S'inclinant d'un air aimable à l'entrée du quartier - le saule ! IssaEN STOCKCOMMANDER19,00 €
De la même catégorie
-

Histoire d'Ukraine / Le point de vue ukrainien
Pauwels Tina-Pauwels LucToute la passionnante histoire de ce pays est contenue dans son nom : littéralement l'Ukraine veut dire "le territoire à la frontière". Loin d'être marginal, c'est un pays d'avenir avec le potentiel pour devenir un des états de référence de L'Europe, avec une surface supérieure à celle de la France et plus d'habitants que l'Espagne et le Portugal réunis. Déjà au IXe, siècle l'Ukraine était la matrice de la première grande civilisation slave et le berceau de l'état russe. Pourtant son développement fut lent et difficile, marqué par de longs siècles d'occupations et de guerres avec des voisins avides : des Huns aux Polonais, des Mongols aux Habsbourgs, de l'empire ottoman au IIIe Reich et pour finir l'Union soviétique... Cet ouvrage vous aidera à mieux comprendre pourquoi et comment cette nation millénaire se retrouve à nouveau au centre d'un énorme conflit intérieur. En cette fin d'année 2015, difficile de savoir si les provinces de l'Est se satisferont d'une autonomie dans le cadre de la République ukrainienne ou si elles feront sécession pour rejoindre la Russie ...EN STOCKCOMMANDER12,00 € -

L'Inde de Modi. National-populisme et démocratie ethique
Jaffrelot ChristopheEn 2014, la victoire électorale des nationalistes hindous, remportée en grande part grâce au populisme de leur leader, Narendra Modi, a fait basculer l'Inde dans la démocratie ethnique. Les tenants du sécularisme, des militants politiques aux universitaires en passant par les organisations non gouvernementales, ont été mis au pas. Cibles traditionnelles des nationalistes hindous, les membres des minorités religieuses - les chrétiens et les musulmans en particulier - ont été relégués au rang de citoyens de seconde zone. Non seulement leur mise à l'écart au sein des institutions indiennes - y compris les assemblées élues - est sans précédent, mais ils sont victimes de violences et d'une police culturelle visant tant leurs pratiques religieuses que leurs activités économiques. Cette transformation de la scène politique indienne s'explique par le pouvoir que le mouvement nationaliste hindou, fondé dans les années 1920, a acquis au fil du temps - au plan électoral comme sur le terrain, à travers l'infiltration systématique de l'appareil d'Etat et un dense réseau de militants actifs sur les réseaux sociaux. En retraçant la montée en puissance de Narendra Modi dans son Etat du Gujarat dès les années 2000, puis à l'échelle du pays, Christophe Jaffrelot livre une analyse saisissante de l'essor du national-populisme au sein de la plus grande démocratie du monde.EN STOCKCOMMANDER27,15 € -

Devenir
Obama Michelle ; Demange Odile ; Taudière Isabelle« Il y a encore tant de choses que j'ignore au sujet de l'Amérique, de la vie, et de ce que l'avenir nous réserve. Mais je sais qui je suis. Mon père, Fraser, m'a appris à travailler dur, à rire souvent et à tenir parole. Ma mère, Marian, à penser par moi-même et à faire entendre ma voix. Tous les deux ensemble, dans notre petit appartement du quartier du South Side de Chicago, ils m'ont aidée à saisir ce qui faisait la valeur de notre histoire, de mon histoire, et plus largement de l'histoire de notre pays. Même quand elle est loin d'être belle et parfaite. Même quand la réalité se rappelle à vous plus que vous ne l'auriez souhaité. Votre histoire vous appartient, et elle vous appartiendra toujours. À vous de vous en emparer. »Traduit de l'anglais (États-Unis) par Odile Demange et Isabelle Taudière.Notes Biographiques : Michelle Obama a été Première dame des États-Unis de 2009 à 2017. Diplômée de l'université de Princeton et de la faculté de droit de Harvard, Michelle Obama a commencé sa carrière au sein du cabinet d'avocats Sidley & Austin, à Chicago, où elle a rencontré son futur mari, Barack Obama. Elle a ensuite travaillé auprès du maire de Chicago, puis à l'université de Chicago et à l'hôpital de l'université de Chicago. Michelle Obama a également fondé le Chicago Chapter of Public Allies, organisation qui aide les jeunes à préparer une carrière dans le secteur public.EN STOCKCOMMANDER11,40 € -

Un mur en Palestine
Backmann RenéAu printemps 2002, le gouvernement israélien a ouvert, en Cisjordanie occupée, le chantier d'une barrière et d'un mur longs de plus de 650 kilomètres. Cet ouvrage gigantesque devrait être achevé en 2007. Pour l'Etat d'Israël, cette " barrière de sécurité " est destinée à empêcher l'entrée sur son territoire de terroristes palestiniens. Pour les Palestiniens, ce " mur de séparation ", qui annexe de fait à Israël une partie substantielle de leur futur Etat, est une .nouvelle frontière imposée par la force. Le mur de Palestine est-il un moyen de lutte contre le terrorisme ou un barrage contre la paix ? René Backmann, rédacteur en chef au Nouvel Observateur où il dirige le service étranger, couvre depuis vingt-cinq ans l'actualité politique au Proche-Orient.EN STOCKCOMMANDER30,29 €


