Le pouvoir de la langue et la liberté de l'esprit. Essai sur la résistance au langage totalitaire
Dewitte Jacques
MICHALON
23,00 €
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EAN :9782841863709
L'emprise que les langues totalitaires ont exercée sur l'esprit et la sensibilité des hommes constitue l'une des expériences les plus terrifiantes du XXe siècle. Une langue impose toujours une certaine vision du monde que chacun intériorise à son insu en la parlant. Comment rompre ce charme mortifère? C'est la question que pose cet essai magistral à travers quatre grands témoins-penseurs: George Orwell, bien sûr, mais aussi Victor Klemperer et Dolf Sternberger (auteur d'un remarquable Dictionnaire de l'Inhumain), deux critiques implacables de la langue du IIIe Reich; le poète polonais Aleksander Wat, enfin, confronté pour sa part à la perversité de la sémantique stalinienne. Tous ont montré par quels biais l'individu, d'abord captivé par la langue idéologique, pouvait retrouver les conditions d'une parole libre et ainsi redonner forme à sa propre expérience. Loin d'appartenir au passé, cette réflexion reste d'une brûlante actualité. En effet, quand la langue s'avachit et quand les clichés se mettent à penser à notre place, c'est aussi notre capacité à discerner et à éprouver qui s'étiole. Pauvreté langagière et pauvreté spirituelle vont de pair. Formidable exercice de désensorcellement, ce livre jette les bases d'une réflexion philosophique renouvelée sur la nature du langage et de la liberté humaine.
Commandé avant 16h, livré demain
Nombre de pages
261
Date de parution
01/02/2007
Poids
450g
Largeur
157mm
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EAN
9782841863709
Titre
Le pouvoir de la langue et la liberté de l'esprit. Essai sur la résistance au langage totalitaire
Auteur
Dewitte Jacques
Editeur
MICHALON
Largeur
157
Poids
450
Date de parution
20070201
Nombre de pages
261,00 €
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Le philosophe polonais Leszek Kolakowski (1927-2009), grand intellectuel européen du XXe siècle, est l'auteur d'une œuvre abondante et variée, relevant à la fois de l'histoire des idées, de l'histoire religieuse et de l'essai philosophique. Il fut aussi un écrivain drôle et spirituel, cultivant le goût du paradoxe, la mise en question sceptique de toutes les évidences établies, sans déboucher jamais sur un scepticisme absolu. Séduit dans sa jeunesse par le communisme, il ne tarda pas à s'en détacher et à analyser le marxisme de l'intérieur. Le stalinisme n'est pas un accident, il est inscrit en germe dans la folle et splendide ambition de Marx : faire retourner l'homme à son unité perdue. Ainsi redécouvre-t-on la signification d'un christianisme marqué par les thèmes de la perte de l'innocence et du clivage anthropologique, qui peut apprendre aux hommes à vivre dans l'imperfection irrémédiable de leur être, sans pour autant sombrer dans le désespoir. Il en ressort une conception politique reconnaissant l'importance des médiations et des institutions, ainsi qu'une vision de la spécificité de l'Europe comme la civilisation qui a su mettre en question la supériorité absolue de ses propres valeurs et rendre possible l'universalité humaine.
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Souvent condamnés avant tout procès par les effets conjugués de l'émotion collective et de l'extrême médiatisation, les suspects de terrorisme incarnent aujourd'hui la figure du mal. Défendre ces "ennemis publics" tient lieu de défi impossible. Vincent Brengarth s'est livré à cet exercice périlleux. Déshumanisation du lieu d'audience, prises de parole aseptisées, déroulé parfois arbitraire des journées, opinion publique acquise à la thèse de la culpabilité, tensions et crispations entre confrères, solitude des bancs de la défense - il livre le récit des huit semaines du procès en appel de l'attentat de Nice, au terme desquelles demeure une interrogation : dans ces procès où il est fait peu de cas de la parole de l'accusé, l'enjeu d'un avocat de la " terreur " est-il de défendre une cause individuelle ou les principes d'un Etat de droit qui vacille devant la menace terroriste ? Une plongée immersive dans l'envers du décor, au plus près d'un procès de justice antiterroriste.
Maria Deraismes (1828-1894), contemporaine de Louise Michel, ardente défenseure des droits des femmes et des enfants, protectrice des animaux et oratrice hors pair, fut une figure majeure de la fin du XIXe siècle. Injustement négligée par la postérité, elle fut pourtant l'une des premières républicaines à revendiquer l'urgence d'un front commun, s'associant aux plus grandes personnalités de l'époque sans reculer devant la controverse. En explorant ce destin hors norme, ce livre propose de redécouvrir une penseuse exceptionnelle par sa radicalité qui n'excluait ni le sens de la nuance ni celui des alliances stratégiques. Convaincue que la raison devait être mise au service d'un exercice partagé de la liberté, Deraismes n'eut de cesse de prouver par sa verve et sa passion de l'égalité qu'une société en crise ne devait jamais renoncer à l'espoir d'un progrès juste.
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