Le service de renseignement des Forces françaises du Laos (1946-1948)
Deuve Jean
L'HARMATTAN
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EAN :9782738495082
De 1946 à 1948, en pleine guerre d'Indochine, le Service de renseignement des Forces françaises du Laos a fait preuve d'une redoutable efficacité contre ses adversaires lao-issala et vietminhs. Les raisons de ces succès sont dues à son adaptation au pays et à la forme de guerre qui y était menée, ainsi qu'à la qualité et l'expérience des premiers officiers qui l'animèrent. Pour la première fois, un ouvrage relatif à la guerre d'Indochine, expose et décrit ce que furent les missions et le fonctionnement quotidien d'un service de renseignement opérationnel. Les objectifs du SR des Forces du Laos étaient nombreux ; recherches sur l'adversaire vietminh, étude des armées des pays limitrophes, actions psychologiques et de désinformation pour tromper l'ennemi sur nos propres plans de campagne ou pour le neutraliser de l'intérieur. Le récit, authentique journal de marche, indique les sources de renseignements utilisées : décryptements des télégrammes ennemis, agents d'observation ou de pénétration, complicités au sein même des rangs adverses, intrusion dans le système de transmissions vietminh. Au travers des pages apparaissent de nombreux agents, certains pittoresques, d'autres d'une audace à faire frémir. Le lecteur les suit depuis l'école d'espionnage jusqu'en mission. On découvre surtout cette extraordinaire opération qui amena les chefs d'unités du Parti communiste vietminh, installés en Thaïlande, à croire en l'existence d'un mouvement révolutionnaire en leur sein. Celui-ci, création fictive du SR des Forces du Laos, consista à dresser les dirigeants vietminhs les uns contre les autres et força les autorités thaïlandaises à prendre de sévères mesures contre des unités vietminhs accusées de sabotages, réalisés par le SR.
Nombre de pages
211
Date de parution
01/10/2000
Poids
402g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782738495082
Titre
Le service de renseignement des Forces françaises du Laos (1946-1948)
ISBN
2738495087
Auteur
Deuve Jean
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
155
Poids
402
Date de parution
20001001
Nombre de pages
211,00 €
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Le royaume du Laos, devenu complètement indépendant en octobre 1953, est immédiatement confronté à une subversion partant du Vietnam communiste, soutenu par tout le bloc soviétique et par la Chine. C'est le début d'une agression qui, vingt ans plus tard, aboutira à la main-mise communiste sur le pays du Million d'Eléphants et à sa satellisation. Seuls quelques rares initiés savent que le gouvernement royal du Laos a tenté, désespérément, de freiner cette subversion d'origine étrangère. Pour la première fois, ce livre dévoile ce que fut cette lutte secrète, quels moyens furent employés, quelles furent les opérations des services secrets du royaume. Il démonte aussi, en détail, les techniques communistes de l'époque, techniques qui peuvent être reprises dans de nouveaux cas de subversion. Il y a des leçons à tirer de ce livre qui intéresse non seulement les historiens, les politologues, les spécialistes de l'agit-prop et de l'action psychologique, mais aussi tous ceux qui se passionnent pour les actions clandestines et qui trouveront ici tout le sel des manoeuvres de conspiration et des intrigues ténébreuses de l'Asie.
Depuis sa première édition en 1966, ce livre a servi d'ouvrage de référence incontesté pour tous les historiens qui ont eu à traiter de la guerre dans le Sud-Est asiatique et, en particulier, en Indochine. En effet, ce livre était, et est toujours, le seul qui décrit en détail et avec rigueur la période de l'occupation japonaise au Laos et les massacres qui l'ont accompagnée, la résistance formée autour des membres du service secret parachutés de l'extérieur, l'activité de chacun des groupes de guérilla franco-lao. Les anciens retrouveront dans ces pages le souvenir de missions exaltantes et la certitude "d'avoir fait l'histoire". Les Lao, qui n'ont pas vécu cette période, découvriront les hauts faits de leurs aînés et y puiseront les données historiques pour comprendre l'évolution de leur pays et sa marche vers l'indépendance. Le grand public se passionnera pour une somme d'extraordinaires aventures vécues par une poignée de cadres français s'appuyant sur tout le peuple lao dressé contre l'envahisseur. Aventures des groupes vivant au fond de la forêt, se nourrissant de bananes sauvages, de reptiles, de singes, sortant de leurs repaires pour saboter bateaux ou ponts. Aventures dramatiques aussi, car la guerre est terrible contre des adversaires cruels et déterminés, alors que les guérillas n'ont ni médecins ni hélicoptères de rapatriement. Aventures d'audace, car cette poignée de franco-lao maintient la présence française, mais, en outre, défend et reconquiert le Laos contre les envahisseurs chinois et vietnamiens. Une épopée... si peu connue.
Ce livre n'est pas seulement ce que son titre promet, une histoire rigoureuse, c'est aussi une projection de la société lao de l'époque. C'est aussi le récit d'une adaptation de la police à des tâches inconnues de nos polices européennes, à la lutte contre les pirates qui traversent le Mékong sur des troncs de bananiers, contres les " invulnérables " contre qui " balles, poisons ou années blanches sont inopérants ". C'est la plongée dans de sombres complots ou dans les intrigues " asiatiques ". A travers cet ouvrage, la découverte d'un pays qui en dépit de la guerre reste fabuleux
Cet ouvrage, fidèle réédition d'une parution de 1984, couvre l'histoire du Laos de 1949 à 1965. Le Laos, dont on parle peu, a été cependant au coeur même des problèmes politiques du Sud-est-asiatique Il fut le théâtre de luttes politiques et militaires d'une grande intensité. Le livre dévoile les ressorts les plus cachés de cette lutte, leur déroulement, leurs conséquences. Il explique comment les événements de cette période ont préparé le drame de 1975, lorsque le royaume a été renversé au profit d'une république "populaire démocratique".
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...