Ceux qui pratiquent l'enregistrement croient transcrire fidèlement le réel. Pourtant, on n'enregistre pas le rock comme la musique classique, et la bande-son d'un film ressemble peu à celle d'une pièce de théâtre. En fait, le son est loin d'avoir acquis son autonomie, il n'a même pas le privilège de la photographie qui permet à une prise de vue de se situer à la fois du côté du reportage et de celui de l'expression artistique. Le son de reportage ne s'expose pas dans les galeries alors qu'il est, à l'instar de la photographie, "regard" sur le monde! Ce livre interroge les raisons d'une telle situation; "livre manifeste", il propose de nouvelles pratiques du sonore: mêler les écritures, inventer des "techniques mixtes" sont quelques-unes des méthodes nécessaires à une pratique du son plus ouverte. Que la prise de son ose de nouvelles règles, joue du mouvement, du déplacement de l'observateur et de l'ellipse, comme le cinéma nous l'a enseigné. La réflexion esthétique qui en émane est née du terrain. Pas de théories a priori, tout est tiré des diverses réalisations de l'auteur - films, spectacles de danse et surtout créations théâtrales.
Nombre de pages
192
Date de parution
06/04/2006
Poids
228g
Largeur
133mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782252035658
Titre
Pour une écriture du son
Auteur
Deshays Daniel ; Françon Alain
Editeur
KLINCKSIECK
Largeur
133
Poids
228
Date de parution
20060406
Nombre de pages
192,00 €
Disponibilité
Sur commande en 4-6 jours
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Qui pense le son au cinéma? Personne vraiment. Aucune école pour inclure dans ses enseignements un questionnement sur les conditions d'existence du sonore, nulle approche des formes qui serait enseignée aux élèves réalisateurs, aux monteurs, ou même aux étudiants du son, encore moins aux producteurs. Aucune mise en perspective historique des formes sonores existantes n'est offerte à ceux qui vont devoir oeuvrer à l'apparition de cet objet artistique visible et audible: le film. On se contente d'analyser les Conditions d'existence technique du son et on essaie de produire un "bon son" - c'est-à-dire un son conforme. Pourtant, le sonore est, non moins que le visible, susceptible de création et d'invention. C'est ce que nous montre Daniel Deshays qui, prolongeant ici la réflexion entamée dans Pour une écriture du son, propose de repenser la place du son, afin de combattre son uniformisation planétaire au cinéma.
Ce qui m'attire encore c'est cette incomplétude dont le son est porteur ; ce sont ces creux de silence qui entourent tant de pleins m'offrant le temps de pénétrer mes souvenirs. Sonore qui autorise de tenir à distance les actes. Sonore incertain, un sonore indice de l'acte, pourtant déjà porteur de plus que sa seule trace. Etrange sonore ; étrangeté pourvoyeuse d'hypothèses et de rêves qui engagea ma vie dans un si profond parcours et qui m'y tient encore... Une étrangeté qui ne se perçoit qu'après coup, après la sortie de l'emprise, quand ce qui m'a pris revient pour m'interroger. Je sais que c'est cela qui suscita une avidité à comprendre : ce retour par le truchement de la mémoire vers l'évènement qui a eu lieu, une obligation de faire retour via l'imaginaire pour saisir l'insaisissable présent d'un monde complexe. Cela commence par l'apparente facilité de la captation des sons avec les outils que l'on croit adaptés à cette première quête - mystère du micro et de l'enregistreur qui font accroire à une domination qui arriverait avec eux - revient cette étrangeté à mesure que les questionnements s'imposent et se précisent, croissant au long des années. Je ne savais pourquoi, mais je percevais déjà qu'il ne s'agissait pas d'un phénomène ordinaire."
Libertés d'écoute est un livre-somme, non seulement par la diversité des textes proposés, qui couvrent un champ très large, du théâtre au cinéma et de la radio à la musique, mais aussi par la profondeur temporelle de leur écriture. C'est une vie pour le son que cet ouvrage nous invite à découvrir. Grande figure de l'enregistrement et la composition sonores, Daniel Deshays rassemble ici une multiplicité d'expériences, de projets, d'analyses et d'essais qui dessine les linéaments de cet art encore largement impensé, l'art du son en tant qu'il est enregistré, composé, projeté, diffusé, associé à l'image ou à la scène, au texte ou au corps parlant. On se rend compte en le lisant que le son traverse tous les arts sans rien perdre de sa spécificité. Où qu'il soit, il est toujours ce qu'il faut écouter. Ce livre est aussi cela : une propédeutique à l'écoute, qu'elle soit quotidienne ou appareillée, théâtre ou cinématographique, radiophonique ou électroacoustique.
Comment être chaleureux et ne pas se faire envahir, comment être ferme sans être rejetant ? Ce manuel pratique apporte une réflexion et un outil d'ajustement permettant de parvenir à trouver à chaque instant la bonne distance entre soi et l'autre. Les professionnels du soin, de l'éducation, du social, de la relation d'aide ou de l'accompagnement y trouveront des repères nécessaires et suffisants pour travailler plus sereinement dans des contextes souvent éprouvants.
Caché derrière ses peupliers d'où émergent son haut toit et ses deux tours carrées, le " château vosgien " est, en 1789, à peu près ce qu'il était en 1600 ou à la fin du Moyen Age : un corps de logis solide et discret, se démarquant à peine du reste des maisons rurales et un peu plus du clocher de l'église ou du prieuré, vrai centre du village. Le châtelain de 1789 y vit-il différemment de celui du XVIIe siècle, voire du Moyen Age ? Ce livre pénètre dans l'univers et le décor familiers des futurs émigrés dont les aïeuls vécurent sur place les drames de la Guerre de Trente Ans. A travers lettres, mémoires et inventaires, une page d'histoire peu connue est retracée ici. Son auteur, professeur agrégé d'Histoire, responsable de l'Association Saône lorraine et délégué des Vieilles Maisons Françaises pour les Vosges, la fixe souvent comme un instantané, un " pris sur le vif ", une incursion dans l'intimité des vieilles familles et des récents anoblis. Beaucoup de ces demeures et de ces familles ont aujourd'hui disparu, et l'on démolit encore des châteaux, comme à Gironcourt-sur-Vraine, au nom du " progrès " et du " réalisme ". Ces pages de vie quotidienne et d'attitude face à l'adversité sont aussi pour l'auteur l'occasion de montrer au grand public et aux divers responsables qu'autant qu'un château fort, ces " Grandes Maisons " sont dignes de conservation et de respect.