Rouen, primatiale de Normandie. La grâce d'une cathédrale
Descubes Jean-Charles
LA NUEE BLEUE
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EAN :9782716507929
La cathédrale des originesIVe-XIe sièclesJACQUES LE MAHODe l'époque gallo-romaine aux alentours de l'An mil, des basiliques paléochrétiennes à la cathédrale romane, le croisement des sources écrites et des données de fouilles archéologiques révèle les maintes transformations de l'ensemble épiscopal. Au début du IXe siècle, il forme une véritable cité religieuse au coeur de la ville, regroupant maisons et jardins des chanoines, bâtiments communs du chapitre, collégiale Saint-Etienne, atrium ouvrant sur la chapelle du baptistère, cathédrale Notre-Dame et palais épiscopal.Avant la construction de la cathédrale romane, ancêtre de l'édifice actuel, plusieurs églises épiscopales se sont succédé. La plus ancienne fait son entrée dans l'Histoire dès la fin de la période romaine, à travers la célèbre homélie de saint Victrice, évêque de Rouen, évoquant peu avant l'an 400 la construction d'une basilique au coeur de la cité. Par la suite, aucun texte n'a conservé le témoignage d'une activité architecturale jusqu'aux alentours de l'An mil, date à laquelle le chanoine Dudon de Saint-Quentin, historien officiel de la dynastie normande, mentionne les importants travaux réalisés à Notre-Dame de Rouen par le duc Richard Ier (942-996).Durant les six siècles qui séparent ces deux textes, il est néanmoins certain que la cathédrale et ses dépendances ont connu maintes transformations. C'est ce dont rendent compte les fouilles archéologiques qui ont été menées de 1986 à 1990 à l'intérieur de la cour d'Albane, entre la nef de Notre-Dame et la rue Saint-Romain, puis, de 1990 à 1993, dans l'emprise de la «cour des Maçons», au côté sud de la cathédrale.L'ÉPOQUE GALLO-ROMAINELe quartier antique avant la fondation de la première cathédrale (IIIe-IVe siècles)Dans l'Antiquité, les terrains aujourd'hui occupés par la cathédrale et ses dépendances présentaient une pente assez forte en direction de la Seine. Aux IIe et IIIe siècles après Jésus-Christ, ils étaient occupés par un quartier d'habitation constitué de maisons de pierre, de bois et de torchis installées sur une succession de terrasses. Dans la cour d'Albane, on a identifié deux maisons installées dans l'angle formé par une rue nord-sud passant à l'emplacement de la tour Saint-Romain de la cathédrale et par une rue est-ouest passant le long du massif de fondation des chapelles du collatéral nord. La maison nord, celle ayant fait l'objet des dégagements les plus importants, s'organisait autour d'une cour dallée à péristyle, ornée en son centre d'un petit bassin alimenté en eau par une conduite de bois et de plomb reliée au réseau public. Un puits doté d'une margelle de pierre à décor de feuilles d'eau s'ouvrait dans un coin de la cour. Entre les colonnes du péristyle s'élevait un muret de maçonnerie, aménagé en banquette sur toute la longueur du côté sud. Tout autour se répartissait une série de pièces de différentes dimensions. L'une, dans l'aile sud, était dotée d'un système de chauffage par hypocauste, tandis que les autres pièces comportaient des planchers sur lambourdes ou de simples sols de terre battue. La maison avait une entrée sur la rue nord-sud, la porte s'ouvrant sur un corridor placé dans l'axe de la cour intérieure. La destination des pièces du côté rue, de part et d'autre de ce couloir d'entrée - pièces d'habitation, locaux de service ou à usage commercial? - est difficile à préciser. Dans le secteur de la cour des Maçons, on n'a fait qu'entrevoir le plan d'un bâtiment de pierre, d'axe est-ouest. Son orientation diffère de celle de l'ensemble des édifices gallo-romains précédemment reconnus à l'ouest de la tour de Beurre, changement sans doute imputable au passage, à l'emplacement de cette tour, d'une voie nord-sud prolongeant celle repérée plus au nord sous la tour Saint-Romain.L'ensemble du quartier fut détruit par un incendie aux environs des années 260-280. À l'édifice de la cour des Maçons succéda une construction de bois sur solins, reprenant une partie seulement des tracés antérieurs. Peu après furent élevés sur les sites de la cour d'Albane et de la cour des Maçons de vastes complexes de bâtiments de pierre et de bois, avec cours intérieures et ruelles d'accès empierrées. Dans le courant du ive siècle, ces bâtiments firent l'objet de nombreux réaménagements. Les claires-voies furent obturées par des cloisons de bois et d'argile, on ajouta des murs de refend sur sablières, maintenus par des poteaux plantés. Côté cour d'Albane, on continuait à utiliser le puits d'une des maisons détruites par l'incendie de la fin du IIIe siècle. Il se trouvait sous un appentis, au fond d'une cour où commençait à se former un dépôt de terres noires, sédiment caractéristique des villes de la fin de l'Antiquité.(...)
Grieu Etienne ; Lascève Vincent ; Descubes Jean-Ch
Résumé : Comment faire de nos églises des signes de fraternité qui rayonnent pleinement de l'amour du prochain, en particulier des plus fragiles ? A la suite de Diaconia 2013, plusieurs paroisses ont expérimenté combien l'ouverture aux personnes en situation précaire apportait un plus pour toute la communauté. Etienne Grieu, théologien qui a écrit de nombreux ouvrages et articles sur la diaconie de l'Eglise, est allé à la rencontre de la paroisse de Poissy, en région parisienne, où existe un réseau de proximité fondé sur le service mutuel. Son confrère jésuite Vincent Lascève a cheminé pendant deux ans au sein de la Famille Bartimée, une fraternité construite avec les plus pauvres au sein de l'ensemble paroissial de Castanet-Tolosan, près de Toulouse. A travers une relecture théologique et pratique de ces deux expériences, les auteurs proposent un certain nombre de réflexions et d'orientations pour tous ceux qui souhaiteront mettre en oeuvre ce défi de la fraternité auquel le pape François nous presse de répondre.
C'est en février 1494, durant le Carnaval-la saison des fous-que parut en langue allemande l'ouvrage de Sébastien Brant. Le succès fut foudroyant et durable, comme rarement depuis l'invention de l'imprimerie. Brant, dominé par l'idée que les malheurs des hommes résultent de leurs péchés, entreprend de leur montrer la laideur de leurs vices ou folies et présente une galerie de portraits de fous où chacun pourra se reconnaître. Derrière le moraliste âpre et sans concessions, pointe un observateur fin, souvent truculent. Cette attention aux hommes et à la vie confère à "La Nef des Fous" une vigueur et une modernité sans ride. L'ouvrage est illustré par une cinquantaine de superbes gravures sur bois à laquelle Dürer jeune aurait travaillé.
Présentation de l'éditeur Les cathédrales comme on les voit rarement : côté chantiers, côté ateliers, côté artisans. D'hier à aujourd'hui, une présentation claire et attractive des chantiers des cathédrales, des hommes et de leurs techniques : les architectes et les tailleurs de pierre, les charpentiers, les verriers, les sculpteurs, etc. Mais aussi les maîtres d'œuvre et les financeurs. Une illustration riche et dynamique : de somptueux documents anciens, un magnifique reportage photo contemporain, de saisissantes images 3D. L'ouvrage est basé sur l'histoire d'une institution unique en Europe : l'Œuvre Notre-Dame. Créée il y a sept siècles, elle est toujours en charge des travaux à la cathédrale de Strasbourg, qui commémorera avec faste en 2015 le Millénaire de la pose de sa première pierre.
La grâce de la cathédrale de Strasbourg, c'est tout à la fois son élégante silhouette unique au monde, sa beauté architecturale à couper le souffle et la dentelle de son grès rose. C'est aussi une prodigieuse leçon d'histoire européenne, brillante et tourmentée, un symbole de liberté, une présence bienfaisante au c'ur de la ville et, vibrant d'émotion, le pur mystère du sacré. Voici le Grand Livre de la Cathédrale de Strasbourg, somme de savoirs et de documentation sans aucun équivalent éditorial: histoire, architecture, vie religieuse, plus de six cents photographies et illustrations, des informations inédites ou peu connues. Au centre de ce projet aussi ambitieux que rigoureux, vingt-trois auteurs, historiens, chercheurs, historiens d'art, théologiens: ensemble, ils révèlent le corps et l'âme de l'une des plus exceptionnelles créations du génie européen. Entrons avec bonheur dans cette "cathédrale-monde" née il y a mille ans: elle nous délivre aujourd'hui comme hier un message de paix et de lumière.
Bouilleret Jean-Luc ; André Aurélien ; Boniface Xa
Rédigé par 30 auteurs, publié sous le direction de Mgr Jean-Luc Bouilleret, évêque d'Amiens, ce somptueux livre sur la cathédrale Notre-Dame d'Amiens - la plus vaste de France - présente à la fois l'épopée de sa construction au fil des siècles, sa riche histoire marquée par les guerres successives, et toutes les merveilles de cet édifice que John Ruskin appelait la Bible de pierre, avec les stalles du ch ur, les sculptures du portail, dont le Beau Dieu, ou la relique de Jean Baptiste. Cinquième volume de la collection La grâce d'une cathédrale, cet ouvrage magnifique (500 pages, 600 photographies, 4 kilos), à la fois documenté et grand public, est appelé à devenir le livre de référence sur la cathédrale d'Amiens, joyau incomparable de l'art gothique.
1 couleur, 1 300 ans, 150 structures. Un regard inédit sur la beauté et sur l'éclat de la couleur rouge dans l'architecture, avec des réalisations signées entre autres Lina Bo Bardi, Steven Holl, Frank Gehry, Tadao Ando, Jean Nouvel et Philip Johnson. Rouge : Architecture monochrome présente des musées, installations artistiques, maisons de campagne, temples, théâtres, écoles et usines, offrant un nouveau regard sur le monde bâti à travers l'esthétique de la couleur rouge.
Explores the power of abandoned architecture, capturing the awe-inspiring drama of lost and forgotten, as well as reimagined and transformed structures across the globe. From Victorian gas holders, railway stations and factories, to World War Il flak towers and bunkers, from Gothic churches, as well as Modernist and Brutalist masterpieces, this book demonstrates that transforming our built heritage has the power to change lives, communities, neighbourhoods and cities the world over.
De l'université de Bologne, première université du monde occidental fondée en 1158, jusqu'aux prestigieuses universités anglaises et américaines, ce livre nous invite à découvrir les hauts lieux du savoir. Il pose un regard sur des universités au patrimoine architectural exceptionnel, dont la beauté traduit le pouvoir et dont l'histoire, déclinée au fil des siècles, rappelle à tous la grandeur. Au gré de la promenade photographique se succèdent amphithéâtres, bibliothèques, chapelles, salons d'honneur, théâtres anatomiques, jardins... Une visite inédite et spectaculaire de vingt-trois universités, parmi les plus renommées au monde, à travers quatorze pays, en France, en Suède, en Allemagne, en Pologne, en Italie, au Portugal, au Qatar, au Royaume-Uni, aux Etats-Unis, au Canada... Autant de lieux qui invitent le promeneur curieux à passer la porte de ces temples de la connaissance.