Un grand auteur n'est jamais figé. Sa survie littéraire offre souvent plus de vicissitudes que sa propre vie. Sans parler des écrivains dont la vogue, parfois immense, dure à peine plus que ne vivent les roses, et de ceux qui, inconnus, méconnus ou vilipendés de leur vivant, rencontrent une gloire posthume sans cesse croissante, combien d'autres prennent une physionomie toute nouvelle d'une époque à l'autre ! Certains traits, jadis en évidence, s'effacent ; d'autres, jusque-là invisibles, ressortent. Musset, qui fut longtemps le poète lyrique par excellence, apparaît de nos jours d'abord comme un poète dramatique. Souvent même c'est un seul ouvrage qui, riche d'interprétations possibles, provoque de génération en génération un intérêt toujours nouveau : nul ne conteste la grandeur des Contemplations, mais un lecteur contemporain l'y découvrira de façon privilégiée dans le sixième livre, celui des tables tournantes et de la Bouche d'ombre, que les critiques du temps jugeaient inintelligible ou grotesque. La présente collection s'attache donc à retracer la survie littéraire des grands auteurs ou plutôt leurs multiples existences successives, en rapport avec les préoccupations et les tendances de chaque époque. De telles analyses trouvent leur couronnement dans le dernier chapitre qui présente un bilan des recherches actuelles, bibliographie raisonnée des travaux concernant la vie et l'oeuvre de l'auteur évoqué, avec l'indication des problèmes du moment, des diverses interprétations en présence, et des directions restant à explorer. Un ample appendice propose enfin un choix des textes critiques les plus caractéristiques et les plus vivants. Alors que tant d'ouvrages se donnent pour tâche d'enseigner ce qu'il faut penser de tel écrivain, les volumes de cette collection commencent par montrer les multiples aspects sous lesquels un même auteur a pu apparaître. Puis ils fournissent au lecteur de bonne foi les moyens bibliographiques de partir lui-même à la découverte et d'élaborer sa propre vérité sur cet auteur.
Nombre de pages
190
Date de parution
12/10/2005
Poids
410g
Largeur
180mm
Plus d'informations
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EAN
9782707802347
Auteur
Descotes Maurice
Editeur
NIZET
Largeur
180
Date de parution
20051012
Nombre de pages
190,00 €
Disponibilité
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L'auteur s'attache d'abord à dégager l'image que se sont donnée de Molière ses contemporains : bouffon choquant, indécent, socialement dangereux, mais soutenu par l'adhésion du "grand public" . Il retrace ensuite dans quelles conditions et pour quelles raisons les générations suivantes ont, au nom du Goût, opéré une sélection rigoureuse dans son oeuvre. Puis il met en valeur les innombrables variations qui ont été opérées autour de l'homme et de ses comédies, au gré des préjugés politiques, philosophiques, religieux ou à partir de la volonté délibérée d'enfermer Molière dans un système. Il tente enfin de dresser le bilan des interprétations modernes.
Depuis seize siècles, l'ombre des Confessions d'Augustin traverse la littérature occidentale. Dans le jardin de Milan où il versa les larmes de sa conversion naquit bien davantage qu'une oeuvre : une manière nouvelle de parler de soi, d'affronter le désir, la faute, l'espérance et le vertige d'exister. Sa voix n'a jamais cessé de résonner. De Jorge Luis Borges à Emmanuel Carrère, de Bob Dylan à Albert Camus, de Fritz Zorn à Kazuo Ishiguro, Pierre Descotes explore jusqu'à nos jours les métamorphoses de l'héritage augustinien. À travers récits de conversion, aveux, mensonges, quêtes de vérité, crises spirituelles ou égarements de la mémoire, il montre comment les écrivains de notre temps prolongent, détournent ou contestent l'invention augustinienne de la confessio. Cet essai littéraire révèle la présence discrète mais persistante d'Augustin dans quelques-unes des oeuvres majeures des xxe et xxie siècles. Il montre que les grandes questions des Confessions demeurent : le mal, la liberté, le désir, la grâce. Les siècles passent, les croyances changent, les empires s'effondrent. Mais le coeur humain demeure ce qu'il a toujours été : un coeur sans repos. Ancien élève de l'École normale supérieure, maître de conférences à Sorbonne Université, Pierre Descotes est spécialiste de la littérature chrétienne de l'Antiquité et de l'oeuvre de saint Augustin, dont il a notamment traduit et édité La grâce de la nouvelle alliance.
L'automatique en classes préparatoires a été conçu pour répondre aux besoins des étudiants suite à la réforme des classes préparatoires aux grandes écoles qui touche particulièrement les Sciences industrielles; l'automatique qui était jusqu'à présent totalement absente occupe maintenant une place aussi importante que la mécanique.
Edition critique de deux comédies peu connues, Le Docteur amoureux et Le Desniaisé, de Gillet de La Tessonnerie (1619 ?-1660 ?), la première étant souvent attribuée à Molière.
La caractérisation précise du "genre marine" comme art pictural plaçant l'élément marin au coeur de l'oeuvre, s'est faite très progressivement et avec difficulté. Ce n'est vraiment que dans la seconde moitié du XIXe, avec certains impressionnistes (Courbet, Boudin), que la "marine" retrouve son essence perdue depuis Turner, le précurseur isolé. L'ouvrage de Marie-Antoinette Tippetts, s'appuyant sur un immense corpus de sources, explique brillamment ce phénomène par les puissantes réticences qu'eurent les littérateurs critiques d'art (Diderot, Thiers, Baudelaire, Champfleury, les frères Goncourt, etc.) à se défaire de leur grille habituelle d'interprétation de la nature figurée. On mit ainsi beaucoup de temps à accepter qu'un tableau dépourvu à la fois du "sujet humain", de l'"anecdote" et de l"embellissement" nécessitée par l'idéalisation de la nature, reste un tableau digne de l'art pictural. "Les littérateurs, écrit M. -A. Tippetts, jugent la peinture selon leurs propres critères littéraires. Ils apportent à leur critique d'art tous leurs goûts et leurs préjugés et ne conçoivent que rarement qu'il puisse exister d'autre étalon". Cette étude originale et très renseignée s'ouvre sur la série des ports de France par Claude-Joseph Vernet (1753-1765), et s'achève, aux alentours de 1870, avec les marines de Gustave Courbet.
Une étude des différentes sources culturelles auxquelles Alfred Jarry a puisé pour bâtir l'ensemble de son oeuvre. La familiarisation avec ces cultures souvent très singulières et éloignées est ici présentée comme le préalable indispensable à la lecture de Jarry.
Pouvant se lire ou se consulter à plusieurs niveaux, cette vaste synthèse (qui ne néglige pas les prodigieuses étrangetés - méconnues ! - de l'Histoire du Théâtre) concerne tous les publics, du très jeune lecteur (qui se laissera imprégner par les illustrations) au "théâtrophile" curieux et cultivé (qui goûtera l'inédit absolu de certaines pages) en passant par les lycéens, étudiants et, bien sûr, enseignants/enseignés des Ecoles de Théâtre. Salué par Jérôme Garcin, à la parution de ce livre en 1992, comme le "Facteur Cheval" du théâtre, André Degaine a conçu et réalisé un livre entièrement écrit à la main (calligraphié !) et, en grande partie, illustré par lui-même. Livre hors norme, sans doute l'événement de l'édition théâtrale de ces dix dernières années, cet ouvrage a déjà remporté plusieurs prix et un énorme succès (35.000 ex. vendus).