Regards sur les mondes hypermobiles. Mythes et réalités
Dervin Fred ; Ljalikova Aleksandra
L'HARMATTAN
26,00 €
Sur commande en 6-8 jours
EAN :9782296050617
La mobilité est omniprésente. Elle touche à tout: le professionnel, le domestique, le social, les loisirs... Elle est aussi physique, mentale, individuelle, globale, identitaire, physionomique... A une époque où on s'interroge sur les impacts de ces hypermobilités sur nos mondes contemporains (écologie, dimensions psychologiques des mobilités virtuelles... ), il est de plus en plus nécessaire d'examiner ces phénomènes, qui sont au c?ur de la vie sociale. Les contributions présentées ici, issues de disciplines variées, se veulent un témoignage de la richesse des problématiques et des enjeux liés aux mondes hypermobiles. Les auteurs proposent ainsi d'interroger les mythes et les réalités qui entourent les mobilités urbaines, internationales et technologiques actuelles. Biographie: Fred Dervin est enseignant chercheur au département d'Etudes françaises de l'Université de Turku, Finlande. Il a effectué des recherches sur les mobilités estudiantines internationales. Il se concentre actuellement sur l'utilisation des langues véhiculaires chez les couples binationaux. Aleksandra Ljalikova est enseignante chercheuse au département d'Etudes françaises de l'Université de Tallinn, Estonie. Rédactrice en chef de la revue Synergies Pays riverains de la Baltique, ses recherches relèvent de la didactique des langues-cultures étrangères et des domaines relatifs à cette discipline.
Nombre de pages
246
Date de parution
10/03/2008
Poids
270g
Largeur
135mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782296050617
Titre
Regards sur les mondes hypermobiles. Mythes et réalités
Auteur
Dervin Fred ; Ljalikova Aleksandra
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
270
Date de parution
20080310
Nombre de pages
246,00 €
Disponibilité
Sur commande en 6-8 jours
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
La véhicularité linguistique (ou le recours à des lingua francas) est un phénomène courant dans nos mondes contemporains, qui est assez mal connu car souvent "invisible". A minima, une lingua francas se définit comme "une langue de contact entre individus qui ne partagent ni une langue maternelle ni une culture nationale commune" (Firth, 1990). Les lingua francas existent depuis toujours et elles ont permis d'interagir et de communiquer, de faire du commerce, d'être d'accord, de débattre, de s'aimer, de se détester... A part l'anglais dit lingua franca, on sait peu des autres langues qui permettent aux individus de se rencontrer dans la véhicularité. Cet ouvrage tente de combler ce manque en s'interrogeant sur comment on vit, travaille et étudie à travers des lingua francas, telles que l'anglais, l'arabe, l'espéranto, le français, le malais, le roumain et le suédois et constitue un appel à de nouvelles recherches sur ce phénomène dans une visée interdisciplinaire et interculturelle.
Fred Dervin est Professeur Adjoint (HDR) en sociologie du multiculturalisme, linguistique appliquée et communication et éducation inter-culturelles dans trois universités finlandaises (Eastern Finland, Helsinki et Turku).
Tout le monde parle de l'interculturel, mais personne ne sait plus finalement ce que la notion signifie. Face à la montée des extrémismes, il y a là un danger à régler d'urgence. Fatigué des abus faits à cette notion, l'auteur explore les impostures contenues dans les discours et usages "officiels" de l'interculturel. Il met en évidence comment l'interculturel est récupéré, approprié, détourné, reformulé, et fournit des pistes pour renouveler la notion.
Qui utilise la culture comme excuse, pour qui et pour quoi ? Comment la culture est-elle remise en question, négociée, transformée mais aussi manipulée ? Et quelles sont les conséquences pour les acteurs impliqués ? Le concept de culture aurait perdu ses pouvoirs explicatif et interprétatif. Ce concept polysémique et souvent vide de sens n'est-il pas récupéré de façon abusive par les décideurs et les chercheurs eux-mêmes ...
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...