
La Révolution néolithique dans le monde
La révolution néolithique est sans doute l'un des événements majeurs de l'histoire humaine. Indépendamment, dans plusieurs régions du monde, des espèces animales et végétales sont domestiquées, permettant une maîtrise des ressources alimentaires. Il en résulte une explosion démographique sans précédent qui conduit en quelques millénaires à des sociétés inégalitaires et violentes où apparaissent des villes et des Etats. Cet ouvrage, associant les points de vue d'archéologues, d'anthropologues, de linguistes, de généticiens, d'agronomes, s'interroge sur les causes de cette révolution et en décrit les diverses formes dans les principales régions du monde - Proche-Orient, Afrique, Chine, Amériques, Océanie, Japon - grâce aux acquis les plus récents de la recherche. En résulte une analyse des conséquences sociales, économiques, culturelles, mais aussi écologiques et démographiques de l'invention de l'agriculture et de l'élevage qui est, peut-être, la première grande rupture des équilibres entre l'homme et la nature. Préface de Dominique Garcia
| Nombre de pages | 504 |
|---|---|
| Date de parution | 25/05/2023 |
| Poids | 450g |
| Largeur | 141mm |
| EAN | 9782271147592 |
|---|---|
| Titre | La Révolution néolithique dans le monde |
| Auteur | Demoule Jean-Paul ; Garcia Dominique |
| Editeur | CNRS EDITIONS |
| Largeur | 141 |
| Poids | 450 |
| Date de parution | 20230525 |
| Nombre de pages | 504,00 € |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

L'incroyable histoire de la Préhistoire
Simmat Benoist ; Demoule Jean-Paul ; Landais LucasLongtemps, la Préhistoire n'a pu être explorée : la naissance du monde était le domaine réservé des religions. Mais, au XIX siècle, les scientifiques s'émancipent de ce tabou et, à la suite de découvertes majeures, une nouvelle science, la préhistoire, ouvre grand la porte sur les 10 millions d'années qui ont façonné les humains. Notre aventure démarre dans les grands espaces du continent africain, quand notre ancêtre le plus lointain se sépare de son cousin le bonobo. De cette première lignée préhumaine descendra, des millions d'années plus tard, Homo habilis, qui commence à tailler des outils simples, à se mettre debout et à assimiler beaucoup de protéines. Ensuite vient Erectus, qui invente la hachette et domestique le feu. Puis Neandertal, le premier à se servir d'un langage articulé lui permettant de communiquer. Dans ce foisonnement d'Homo, un seul survivra aux lois de l'évolution : Sapiens, apparu tardivement dans le berceau africain, vers 300 000 ans avant notre ère. Grâce à son (gros) cerveau et surtout au nombre de ses connexions neuronales, Sapiens se répand sur toute la planète, se sédentarise, développe l'agriculture et l'élevage à grande échelle. Il vit en famille, prie les dieux, peint, protège les plus faibles au sein du groupe, se soumet à un chef et fait la guerre. C'est une espèce à la fois invasive et conquérante, inventive et spirituelle. C'est nous.EN STOCKCOMMANDER24,00 € -

Mais où sont passés les Indo-Européens ? Le mythe d'origine de l'Occident, Edition revue et augmenté
Demoule Jean-PaulRésumé : Mais où sont passés les Indo-Européens ? On les a vus passer par ici, depuis les steppes de Russie, ou par-là, depuis celles de Turquie. Mais qui sont les Indo-Européens ? Nos ancêtres, en principe, à nous les Européens, un petit peuple conquérant qui, il y a des millénaires, aurait pris le contrôle de l'Europe et d'une partie de l'Asie jusqu'à l'Iran et l'Inde, partout où, aujourd'hui, on parle des langues indo-européennes. Mais les Indo-Européens ont-ils vraiment existé ? Est-ce une vérité scientifique, ou au contraire un mythe d'origine, celui des Européens, qui les dispenserait de devoir emprunter le leur aux Juifs, à la Bible ? Jean-Paul Demoule propose dans ce livre iconoclaste de s'attaquer à la racine du mythe, à ses détournements aussi, comme la sinistre idéologie aryenne du nazisme, qui vit encore. Il montre que l'archéologie la plus moderne ne valide aucune des hypothèses proposées sur les routes de ces invasions présumées, pas plus que les données les plus récentes de la linguistique, de la biologie ou de la mythologie.EN STOCKCOMMANDER14,90 € -

Homo migrans. Une histoire globale des migrations
Demoule Jean-Paul« Mais, au fond, qui a vraiment peur des migrations ? »Au commencement, les Homo erectus sortirent d'Afrique il y a deux millions d'années. Les Homo sapiens les suivirent, inventèrent l'agriculture et peuplèrent la planète. Ils bâtirent des empires, par définition multiethniques et en perpétuelle extension, entraînant à l'ère de la mondialisation toujours plus de conquêtes, d'exils et de brassages de populations avec leurs voisins dits « barbares ».Aucune des grandes nations d'Europe n'a connu de peuplement homogène et stable, quels que soient les romans nationaux qu'elles se sont inventés. Depuis les déplacements du paléolithique jusqu'aux concentrations urbaines actuelles, nous n'avons en effet cessé de migrer. Tant qu'il y aura des guerres, des dictatures et des catastrophes climatiques, les migrations économiques ou politiques continueront.Jean-Paul Demoule, archéologue et historien de la protohistoire, professeur émérite à l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, est notamment l'auteur des Dix millénaires oubliés qui ont fait l'histoire et de Mais où sont passés les Indo-Européens ?4e de couverture : « Mais, au fond, qui a vraiment peur des migrations ? »Au commencement, les Homo erectus sortirent d'Afrique il y a deux millions d'années. Les Homo sapiens les suivirent, inventèrent l'agriculture et peuplèrent la planète. Ils bâtirent des empires, par définition multiethniques et en perpétuelle extension, entraînant à l'ère de la mondialisation toujours plus de conquêtes, d'exils et de brassages de populations avec leurs voisins dits « barbares ».Aucune des grandes nations d'Europe n'a connu de peuplement homogène et stable, quels que soient les romans nationaux qu'elles se sont inventés. Depuis les déplacements du paléolithique jusqu'aux concentrations urbaines actuelles, nous n'avons en effet cessé de migrer. Tant qu'il y aura des guerres, des dictatures et des catastrophes climatiques, les migrations économiques ou politiques continueront.Jean-Paul Demoule, archéologue et historien de la protohistoire, professeur émérite à l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, est notamment l'auteur des Dix millénaires oubliés qui ont fait l'histoire et de Mais où sont passés les Indo-Européens ?EN STOCKCOMMANDER11,00 € -

La France éternelle, une enquête archéologique
Demoule Jean-Paul ; Marie MélanieLa France vient-elle du fond des âges, comme l?affirmait le général de Gaulle dès le début de ses Mémoires d?espoir publiées en 1970 ? Autrement dit, existe-t-il une France éternelle, une identité nationale immuable, bref des racines (gauloises ? gallo-romaines ? chrétiennes ?) pour l?éternité ? Et finalement, qu?est-ce qu?être Française (ou Français) ? Au-delà des fantasmes et des manipulations, il convient désormais d?en revenir plus simplement aux faits. Jean-Paul Demoule, archéologue et historien, reprend donc ce dossier à ses débuts, avec l?arrivée des premiers humains sur notre sol, il y a un peu plus d?un million d?années. Puis, au fil d?une douzaine de chapitres chronologiques, en passant par les temps de Vercingétorix, de Clovis, de Louis XIV ou encore de Clemenceau, on s?interrogera à chaque fois sur l?état de nos connaissances, sur les frontières géographiques du moment, sur l?origine des populations, sur leurs migrations et leurs métissages, leurs cultures, leurs langues et leurs sentiments d?appartenance. Ainsi se dessineront peu à peu la richesse, la complexité et la trajectoire singulière d?un territoire où se sont succédé, en fascinantes mosaïques, sociétés, langues, productions matérielles, représentations du monde, religions, techniques, modes de vie. Et c?est désormais nanti de ce riche bagage historique que chacune et chacun pourra en toute liberté s?interroger sur la façon dont elle ou il se sent française (ou français).Table des matières : Sommaire. 1. Et la première française fut une immigrée (d?un million à ? 50 000 ans) ? 2. Enfin vinrent les Sapiens [un nom qui n?a pas de féminin] (de ?50 000 à ?6 000) ? 3. Des paysans venus du Proche-Orient (de ?6 000 à ?4 000) ? 4. Quand apparurent les premiers « chefs » (de ?4 000 à ?500) ? 5. Nos ancêtres les Gaulois ? (de ?500 à ?52) ? 6. de Gaulois en Romains (de ?120 à 300) ? 7. Les « Invasions barbares » et le baptême de Clovis (de 300 à 600) ? 8. Dragons, sorcières et cathédrales (de 600 à 1450) ? 9. De la Renaissance aux Lumières (de 1450 à 1789) ? 10. Révolutions politiques et révolution industrielle (de 1789 à 1914) ? 11. Colonisations et décolonisations (de 1914 à 2000) ? 12. Migrations, immigrations, émigrations ? (de 2000 à 2025 et après) ? Conclusion ? Cartes ? Bibliographie ? IndexEN STOCKCOMMANDER17,00 €
Du même éditeur
-

Le troisième cerveau. Petite phénoménologie du smartphone
Biasi Pierre-Marc deRésumé : lI y a dix ans, Steve Jobs présente son dernier-né : iPhone, premier téléphone cellulaire contenant un navigateur Internet, un iPod et un écran tactile multi-touch. C'est une révolution. Depuis, le smartphone a su se rendre aussi indispensable que l'air que l'on respire : on ne l'éteint que forcé et contraint, on ne s'en sépare jamais, au point que certains parlent de pathologie addictive, d'amnésie, d'hyper connexion, de confusion mentale. D'un autre côté, chacun mesure l'étendue des services rendus : communiquer, s'informer, traduire, écouter, lire, écrire, voir, photographier, se localiser, payer, jouer... Le smartphone n'est pas qu'un intercesseur efficace du réel, il est devenu notre point de vue sur le monde. Son rôle de médiateur est tel qu'il finit par adhérer à nous comme une sorte d'artefact organique, sans frontière entre l'outil et son utilisateur. Avec l'intelligence artificielle et la 5G, le smartphone augmenté nous dotera de super pouvoirs, mais en aggravant les dangers. 11 nous a appris à désapprendre : il fera de nous des assistés. Il vend nos profils au plus offrant : il servira à nous manipuler pour orienter nos votes. Il espionne notre vie privée : il fera de nous les sujets d'un véritable empire de la surveillance. A moins qu'il ne devienne l'instrument d'une nouvelle conscience collective capable de donner leurs chances à la fraternité, à la démocratie directe et à la survie de la planète. Enrichi de témoignages, Le troisième cerveau est un essai décapant sur un comportement à risque : notre sujétion aveugle à l'objet fétiche de la culture numérique.EN STOCKCOMMANDER19,00 € -

Tout comprendre (ou presque) sur notre planète
Brès Anne ; Marc Claire ; Arnaud Nicolas ; Moullet. La Terre est une planète exceptionnelle. Elle possède une atmosphère, des océans, des montagnes, des volcans mais également un champ magnétique, une tectonique, des climats variés... qui tous concourent à la rendre habitable. Ainsi, peu à peu, la vie y a émergé et a pu se maintenir malgré une histoire jalonnée de bouleversements majeurs depuis sa formation jusqu'à la crise climatique actuelle. Se maintiendra-t-elle encore longtemps ? Acteur majeur de la recherche en France, le CNRS a mobilisé chercheurs et chercheuses pour répondre à une vingtaine de questions essentielles. Ce livre nous plonge ainsi dans les entrailles de la Planète, et parfois dans son passé très lointain, mettant en lumière tant son caractère exceptionnel que sa fragilité. Sous l'apparente légèreté du graphisme, cet ouvrage couvre des enjeux fondamentaux et rend compte de ce que l'on sait vraiment, ainsi que de la façon dont ce savoir est construit.EN STOCKCOMMANDER19,00 € -

Einstein et les révolutions quantiques
Aspect AlainLa première révolution quantique qui naît notamment sous l'impulsion d'Einstein au début du XXe siècle, bouleverse notre vision du monde, fait émerger des concepts surprenants comme la dualité onde-particule, et conduit à des inventions majeures : le transistor, le laser, les circuits intégrés des ordinateurs. Moins connu est le développement d'une deuxième révolution quantique initiée en 1935 par le débat entre Albert Einstein et Niels Bohr, et rendue possible à partir de la fin des années 1960 par l'expérimentation sur des particules individuelles. Cette révolution, qui se déroule encore sous nos yeux, repose sur la notion étrange de particules intriquées qui se comportent de manière extraordinairement similaire même lorsqu'elles sont éloignées. Cette notion a été vérifiée en particulier dans les expériences d'Alain Aspect au début des années 1980 et connaît déjà des applications concrètes, notamment en matière de cryptographie. Elle pourrait déboucher à terme sur des technologies nouvelles comme l'informatique quantique. Tourné vers une physique d'avenir, cet ouvrage raconte une magnifi que histoire de science, dans laquelle l'expérimentation a permis de trancher des débats philosophiques.EN STOCKCOMMANDER9,00 € -

La théorie du chaos
Ghys EtienneL’effet Papillon ou ‘’ La théorie du chaos’’ est l’un des rares concepts mathématiques à être connu du grand public. Toutefois, si vous vous questionnez sur les circonstances de sa découverte ; sur ses applications au quotidien ; sur le concepts d’ « attracteur étrange » ; ou sur la manière de prévoir l’imprévisible, alors ce livre est là pour vous donner des réponses rapides et accessibles.EN STOCKCOMMANDER8,00 €
De la même catégorie
-

Age de pierre, âge d'abondance. L'économie des sociétés primitives
Sahlins Marshall ; Clastres Pierre ; Jolas TinaRésumé : Qu'en est-il de l'économie dans les sociétés primitives ? A cette question fondamentale, la réponse classique de l'anthropologie économique est la suivante : l'économie archaïque est une économie de subsistance et de pauvreté, elle parvient au mieux à assurer la survie du groupe incapable de sortir du sous-développement technique. Le sauvage écrasé par son environnement écologique et sans cesse guetté par la famine et l'angoisse, telle est l'image habituellement répandue. Travestissement théorique et idéologique des faits, réplique ici tranquillement un anthropologue et économiste américain de réputation internationale. Passant des chasseurs australiens et Bochimans aux sociétés néolithiques d'agriculteurs primitifs telles qu'on pouvait encore les observer en Afrique ou en Mélanésie, au Viêt-nam ou en Amérique du Sud, relisant sans parti pris les textes connus et y ajoutant des données chiffrées, Marshall Sahlins affirme, avec autant d'esprit que d'érudition, que non seulement l'économie primitive n'est pas une économie de misère, mais qu'elle est la première et jusqu'à présent la seule société d'abondance. Comme le dit Pierre Clastres dans sa présentation : "Si l'homme primitif ne rentabilise pas son activité, c'est non pas parce qu'il ne sait pas le faire, mais parce qu'il n'en a pas envie". Tout le dossier de la question est à reprendre.EN STOCKCOMMANDER10,50 € -

Homo domesticus. Une histoire profonde des premiers Etats
Scott James C. ; Demoule Jean-Paul ; Saint-Upéry MAucun ouvrage n'avait jusqu'à présent réussi à restituer toute la profondeur et l'extension universelle des dynamiques indissociablement écologiques et anthropologiques qui se sont déployées au cours des dix millénaires ayant précédé notre ère, de l'émergence de l'agriculture à la formation des premiers centres urbains, puis des premiers Etats. C'est ce tour de force que réalise avec un brio extraordinaire Homo domesticus. Servi par une érudition étourdissante, une plume agile et un sens aigu de la formule, ce livre démonte implacablement le grand récit de la naissance de l'Etat antique comme étape cruciale de la "civilisation" humaine. Ce faisant, il nous offre une véritable écologie politique des formes primitives d'aménagement du territoire, de l'"auto-domestication" paradoxale de l'animal humain, des dynamiques démographiques et épidémiologiques de la sédentarisation et des logiques de la servitude et de la guerre dans le monde antique. Cette fresque omnivore et iconoclaste révolutionne nos connaissances sur l'évolution de l'humanité et sur ce que Rousseau appelait "l'origine et les fondements de l'inégalité parmi les hommes".EN STOCKCOMMANDER14,50 € -

Cro Magnon. Aux origines de notre humanité
Otte MarcelL'homme de Cro Magnon, découvert en 1868, est grand (1,80 m) et fort, comparé à son voisin et contemporain Neanderthal. Il possède surtout le front haut et plat du penseur, un menton saillant et volontaire. En somme, il nous ressemble dans nos meilleurs jours! Rien d'étonnant à cela: il est notre ancêtre le plus direct. Venu d'Asie voilà plus de 40 000 ans, il a conservé son âme voyageuse et fut, avant tous, le premier conquérant des Amériques. Les dernières découvertes révèlent un être sensible, à l'abord plus familier qu'on ne l'imagine et déjà organisé en société pyramidale. Son rapport à la mort gouverne son existence et son imaginaire: on lui doit les fresques gigantesques qui forcent encore notre admiration et, plus tard, les dolmens et menhirs dressés vers le cosmos. Mais Cro Magnon est aussi l'homme qui se fixe, le premier sédentaire: étape cruciale de l'histoire humaine qui le montre coupant ses liens avec la nature, pour mieux la plier à son désir. Le cousin Neanderthal n'a pas résisté à une telle emprise et la planète s'en est trouvée durablement changée. Une métamorphose propre à l'Europe et à l'origine des civilisations historiques de notre continent...EN STOCKCOMMANDER7,00 € -

La caverne originelle. Art, mythes et premières humanités
Le Quellec Jean-LoïcRésumé : Parmi les nombreuses hypothèses proposées pour expliquer l'" art des cavernes ", beaucoup ont été définitivement réfutées ; d'autres ne sont pas totalement à rejeter, même si elles ne sauraient tenir lieu d'élucidation globale. Face à ces impasses, d'aucuns considèrent qu'il est plus sage de cesser de chercher. Le pari de ce livre est plutôt de chercher ailleurs et autrement. A partir de la plus riche base de données élaborée à ce jour, recensant 452 cavités dont l'ornementation est attribuable au Paléolithique, et à l'issue d'un examen serré des analyses qui se sont succédé depuis plus d'un siècle, Jean-Loïc Le Quellec développe ici une approche entièrement nouvelle en posant la question suivante : pourquoi pénétrer dans des grottes obscures, souvent difficiles d'accès et même dangereuses, pour y réaliser des oeuvres dont la fraction la plus réaliste s'attache à représenter un très petit nombre d'espèces animales et, beaucoup moins fréquemment, des humains animalisés ou figurés de façon partielle ? Autrement dit : quelle conception de la grotte prédominait au Paléolithique, qui conduisit à y laisser de telles images ? Parcourant des voies peu empruntées par les préhistoriens et utilisant des méthodes ignorées des " pariétalistes ", l'auteur démontre qu'un grand mythe de création nourrissait l'ontologie des artistes paléolithiques : celui de l'Emergence primordiale, qui s'est répandu sur tout le globe à mesure que les Sapiens découvraient de nouveaux territoires hors d'Afrique. Un jour, dit ce mythe, des êtres chthoniens se redressèrent pour sortir de la grotte originelle, et cet acte fut rappelé et renouvelé, pendant quelques dizaines de milliers d'années, par des images rituellement tracées en d'innombrables cavernes... comme elles continuent de l'être aujourd'hui en bien des lieux du monde.EN STOCKCOMMANDER35,00 €
