La nouvelle culture. La mutation des pratiques sociales ordinaires et l'avenir des institutions cult
Deloche Bernard
L'HARMATTAN
27,00 €
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EAN :9782296029880
S'il règne une confusion sur le sens du mot culture, cela vient sans doute du fait que la culture des pratiques sociales ordinaires a, durant une longue période de l'histoire, été façonnée par un encadrement institutionnel (l'Eglise d'abord, puis l'Ecole et le Musée), qui successivement a sélectionné et imposé des connaissances et des comportements. La mutation du monde contemporain a de quoi surprendre dans la mesure où elle tend à délaisser ces cadres institutionnels pour un apparent désordre de la vie sociale, qui se construit désormais en marge des codes imposés (qu'ils soient religieux, moraux ou juridiques). Elle semble pouvoir s'expliquer par l'émergence des nouveaux moyens de communication (NTIC) qui portent avec eux une vision non linéaire de la pensée et des modes de vie. Aussi les institutions culturelles se trouvent-elles brutalement menacées par une concurrence qu'il leur était difficile d'imaginer, car la culture vivante se définit désormais dans un champ qui leur échappe. Face à cette situation le musée, loin d'être une institution en voie de disparition, a rebondi en imaginant diverses manières d'introduire interactivité et non-linéarité. Dans sa figure actuellement la plus achevée, celle des musées de société, il s'est fait l'observatoire interactif des pratiques sociales. C'est ainsi qu'il est en train de concevoir la seule riposte satisfaisante à l'emprise tutélaire des médias technologiques. A plus long terme se dessinent enfin les contours d'une société non linéaire conçue sur le modèle baroque de la multiplicité des points de vue.
Nombre de pages
292
Date de parution
19/04/2007
Poids
400g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782296029880
Titre
La nouvelle culture. La mutation des pratiques sociales ordinaires et l'avenir des institutions cult
Auteur
Deloche Bernard
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
400
Date de parution
20070419
Nombre de pages
292,00 €
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Résumé : Bernard Deloche, professeur de philosophie de l'art à l'Université Lyon 3, membre du Conseil international des musées (ICOM), expert près la Cour d'appel de Lyon (arts décoratifs), est responsable d'un DESS intitulé " Muséologie et nouveaux médias ". Il anime à l'Institut des sciences de l'homme, depuis 1990, le LAMPAS (Laboratoire d'analyse morphologique des productions d'art par la statistique).
Bernard Deloche ouvre la voie au chemin hérétique de la désacralisation... la science de l'art a mué le musée en un lieu de travail et d'anatomie, non plus en la fausse cathédrale d'un culte vaporeux et incertain. Les trois ont été secoués : l'objet, la maison qui l'accueille, celui qui l'étudie - soit l'œuvre, la collection, l'expert. Secousse salutaire ! Révolution dans le lieu le plus traditionnel et le plus poussiéreux !... Je veux ainsi ajouter des gouttes d'acide dans et pour un travail lui-même écrit au vitriol. Le lecteur ne risque pas de sommeiller, on lui a offert, d'un bout à l'autre, des remarques salutaires, parfois même grinçantes, toujours apéritives. Quand tout est fini, tout est à refaire, nous l'avons dit, mais, ici, cependant, on a vraiment commencé. La tempête du renouveau s'est enfin mise à souffler. François Dagognet (Extraits de la postface de la première édition).
Pur produit de l'Occident qui s'exporte aujourd'hui avec fracas, le musée est en réalité une institution coupée de ta vie, qui s'est constituée en mythologie, voire en uchronie (monde privé d'histoire). S'il témoigne de notre besoin d'une référence identitaire stable, il n'en est pas moins en porte-à-faux avec les réalités sociales contemporaines. Doit-il fermer ses portes ou peut-il se rénover? Dans le sillage des différentes utopies proposées à la fin du XXe siècle, tes récents musées de société tentent d'échapper à toute forme de dogmatisme en pratiquant l'ouverture et la mise en question délibérée.
La production d'Abraham Nicolas Couleru à Montbéliard est emblématique de l'ensemble de l'ébénisterie française de province. Elle rappelle l'origine, à la fois germanique et protestante, des ébénistes du faubourg Saint-Antoine et marque avec force son indépendance par rapport à la capitale. Elle doit être rangée aux côtés de celles d'artisans non moins célèbres, comme les Hache à Grenoble, les Demoulin à Dole et à Dijon, Tairraz à Lyon, ou Besse en Avignon. Cet ouvrage vise à mettre au point des critères objectifs d'attribution de l'ébénisterie provinciale française, comme, par exemple, l'importance de l'étirement ou du rétrécissement d'un meuble : à l'est, les commodes sont souvent larges ; à l'ouest, au contraire, elles sont plus étroites et ramassées et, à Lyon, elles sont plus hautes. Il n'existait jusqu'ici que des monographies à caractère local, pour l'essentiel consacrées à l'Alsace, au Dauphiné et au mobilier portuaire de la côte atlantique, travaux d'ampleur et de qualité fort inégales, qui rendaient pratiquement impossible une vue d'ensemble de la production française en matière d'ébénisterie. En tentant de brosser le paysage de la production de l'ébénisterie provinciale en France, cette étude illustrée par près de 400 photographies, cartes et tableaux, dont plus de 200 meubles, 40 estampilles, étiquettes ou marques, vient combler une lacune considérable et se révèle indispensable pour l'identification des meubles régionaux.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Cet ouvrage aborde un sujet crucial pour les économies modernes à une époque où les échanges commerciaux internationaux se multiplient et où les frontières économiques deviennent de plus en plus pénétrables. Le texte met en lumière les enjeux complexes de la régularisation du commerce mondial, tout en proposant des pistes de réflexion pour adapter les pratiques douanières à ces nouvelles réalités. La réflexion de l'auteur est profonde et bien documentée, tant dans les recherches que dans les analyses. Le lecteur y est amené à réfléchir aux nouvelles stratégies à mettre en place et à comprendre les spécificités du caractère douanier.
La pensée de Dostoïevski a joué un rôle essentiel de charnière entre la philosophie rationaliste héritée de Descartes et les développements de la philosophie au XXe siècle. Elle part d'une réflexion critique sur le cogito cartésien, dans Crime et châtiment ; puis elle pose, dans L'Idiot, la question de l'être, d'une manière qui a profondément influencé la conception de l'ontologie de Heidegger - cette étude est historiquement la première qui démontre cette influence ; et enfin, dans Les Frères Karamazov, Dostoïevski développe la notion de "visage" , qui nourrira toute l'ontologie de Levinas.
L'histoire se raconte souvent au rythme des batailles. Pourtant, une autre trame la traverse : celle de la médiation, art de dépasser le conflit sans violence, pour préserver la cohésion du groupe. Des premiers rituels collectifs aux dispositifs contemporains, elle apparaît comme une fonction vitale : transformer l'affrontement en parole, organiser l'écoute, restaurer l'équilibre, éviter l'escalade. Une question anthropologique et politique est posée dans laquelle deux logiques s'opposent et se complètent : la contrainte (avec les lois, les sanctions, les institutions) qui protège mais peut aussi opprimer, et l'autonomie (avec la maîtrise de soi, la responsabilité) qui libère mais peut vaciller face aux passions. La médiation ouvre un espace intermédiaire : un tiers accompagne, les parties restent actrices, et la solution devient une justice partagée plutôt que subie. En cinq parties, ce livre suit la médiation à travers les sociétés premières, l'Antiquité, les mondes religieux, la modernité juridique et politique, puis dessine les enjeux actuels. Un fil rouge relie ces parties : comment apprendre à vivre ensemble en transformant la contrainte en responsabilité et la liberté en dialogue.