Une société intoxiquée par les chiffres. Proposition pour sortir de la crise globale
Delepouve Marc
L'HARMATTAN
18,00 €
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EAN :9782296558205
La crise globale a des racines multiples. Certaines, malgré leur importance, restent peu étudiées et n'occupent qu'une place très secondaire dans le débat public. C'est le cas du langage des mathématiques qui envahit, sans grande résistance, de nombreux domaines où il ne repose sur aucune légitimité, ce qui détériore la capacité à penser le réel et affecte la nature des relations sociales. Cette dérive, doublée d'instrumentalisations et de manipulations des données chiffrées, est une des causes d'une certaine passivité des citoyens, de la défaillance du politique et in fine de la crise globale, environnementale, sociale, économique et financière. L'auteur invite le lecteur à explorer cette thèse. Il convoque pour se faire différents sujets, l'organisation du travail, les retraites, les services publics, la recherche ou encore le réchauffement climatique, avec une étude inédite des scénarios du Groupe d'experts intergouvernementaux sur l'évolution du climat (GIEC). Le système néolibéral porte une responsabilité première dans cette situation. Une crise du savoir et une forme inédite d'obscurantisme se développent. Leur analyse éclaire des mécanismes d'endormissement des consciences et de relégation de l'humain au second plan, derrière les chiffres, et au service des intérêts des plus riches. Au fil du texte, une synthèse s'élabore et débouche sur l'esquisse d'un projet de sortie de crise et sur une stratégie pour construire une autre Europe.
Nombre de pages
152
Date de parution
22/12/2011
Poids
195g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782296558205
Titre
Une société intoxiquée par les chiffres. Proposition pour sortir de la crise globale
Auteur
Delepouve Marc
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
195
Date de parution
20111222
Nombre de pages
152,00 €
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Le 20 mars 2024, l'Union internationale des sciences géologiques (UISG) a rejeté la proposition de reconnaître l'entrée dans une nouvelle époque géologique, l'anthropocène. Cependant, elle a basé ce refus sur les résultats de la géologie, discipline dont les méthodes qui, si elles permettent d'étudier les passés lointains, sont inaptes à saisir la nature, l'ampleur et la fulgurance des transformations géologiques en cours. A rebours de l'UISG, Marc Delepouve montre que ces transformations n'ouvrent pas simplement une nouvelle époque géologique, mais un nouvel éon, l'Anthropozoïque, au plus haut niveau de l'échelle des temps géologiques. De là, la place d'Homo-sapiens dans l'histoire du système Terre apparaît sous un jour nouveau. De là, un nouvel idéal écologique et pragmatique se dessine. De là, enfin, la nécessité et la faisabilité d'une mobilisation générale, pacifique et planétaire, sont mises en évidence.
Delepouve Marc ; Paul Antoine Anne-Frédérique ; Si
La transition énergétique, question urgente s'il en est, est au carrefour de multiples enjeux. Tout d'abord celui du changement climatique, que ce livre éclaire d'une lumière nouvelle, à distance des présentations politiques et médiatiques habituelles. Les auteurs mettent l'accent sur des questions comme les droits sociaux, les conflits géopolitiques ou la souveraineté énergétique. Celle de la démocratie aussi, qui sert de fil conducteur à l'ouvrage. Au-delà de la seule transition énergétique, ce livre présente une approche concrète et pragmatique des rapports humains, de la société, de l'Europe et de l'humanité, en rupture avec le modèle du capitalisme néolibéral et avec une série d'archaïsmes, comme les incarne la conception actuelle de l'Europe, incapable d'apporter une réponse efficace aux défis du vingt-et-unième siècle. Alors que les mutations actuelles apparaissent comme complexes et souvent chaotiques, l'humanité fourmille pourtant d'expériences porteuses d'espoirs, ferments d'une nouvelle ère historique.
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Démondialiser ? Mondialiser autrement ? Il y a un an cette question quittait les cercles assez restreints des économistes et des militants altermondialistes pour devenir le sujet politique du moment. Fallait-il continuer à croire sur parole les partisans du libre-échange prétendant contre toute évidence qu'il était la clé de la croissance et du développement à l'échelle de la planète ? Ou accepter l'idée que des protections étaient devenues nécessaires pour enrayer la fuite en avant du libéralisme, proposant pour seuls remèdes à la crise aux multiples facettes que le monde connaît depuis quelques années les potions qui précisément l'avaient provoquée ? Et montrer au passage que l'argument selon lequel cela revenait à faire le jeu de l'extrême-droite était un argument de circonstance, dénué de tout fondement objectif ? Ce livre fait le point sur ce débat, en s'appuyant notamment sur une documentation riche et sur les contributions de chercheurs et de politologues d'horizons divers, partisans ou non d'une certaine close de démondialisation. Il recense quelques-unes des questions qui demeurent, ainsi que les enjeux politiques, économiques et sociétaux sous-jacents.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...