Yachar Kémal, moins que le romancier-paysan que l'on a complaisamment décrit, est le romancier du déplacement, d'un mouvement encore indécis, dans le monde turc des débuts de la République kémaliste à nos jours, monde en quête de repères, de buts, déplacement guidé pour beaucoup par le seul espoir d'un peu plus de liberté. Le propos du romancier est de dire et d'accompagner ce passage dont il est partie prenante : d'une dimension verticale qui unit la communauté à la terre d'une part, au ciel de l'autre, l'inscrivant dans une perspective cosmique - c'est le rôle du pilier de la tente des nomades - nous passons à l'horizontalité d'un maillage serré qui manifeste des formes nouvelles et multiples de contrôle et de mainmise. La parole de Yachar Kémal est d'abord une parole qui soumet à son examen l'exercice des pouvoirs quels qu'ils soient, y compris le sien.
Nombre de pages
383
Date de parution
01/09/1998
Poids
522g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782738468215
Titre
YACHAR KEMAL. Forgeron obligé d'écriture
ISBN
2738468217
Auteur
Deléage Jean-Pierre
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
522
Date de parution
19980901
Nombre de pages
383,00 €
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Cet ouvrage s'adresse aux étudiants des classes préparatoires scientifiques (toutes sections), et vise à les aider dans leur préparation des épreuves écrites et orales de français. Il les aborde sous le double aspect de l'expression et de la communication d'une part, et de la culture littéraire exigée des candidats d'autre part. Son orientation délibérément méthodologique, les conseils très pratiques adressés aux futurs candidats visent avant tout à faciliter la transition entre les classes d'enseignement secondaire de lycée et celles dites " préparatoires ". C'est un accompagnement permanent de ces deux ou trois années de préparation qui est ici proposé.
Sur la planète bleue, depuis 3,8 milliards d'années, d'innombrables espèces naissent, évoluent, s'adaptent et meurent. Ces cycles naturels ont parfois été perturbés au cours de la longue histoire du vivant : des éruptions volcaniques, des changements climatiques, des séismes ou des chutes de météorites ont déclenché cinq extinctions en masse. La plus récente, celle des dinosaures, il y a 65 millions d'années, a laissé le champ libre aux mammifères puis à l'homme. Ce nouvel acteur a entretenu une relation à la fois nourricière et conflictuelle avec la nature. Mais l'industrialisation et l'expansion démographique ont déstabilisé ce rapport multimillénaire. Les atteintes à l'environnement se sont multipliées : consommation exponentielle d'énergies fossiles (charbon ou pétrole), émission de gaz à effet de serre, pollutions massives des mers et des sols, déforestation, appauvrissement de la biodiversité... Pour Jean-Paul Deléage, il est grand temps que l'humanité prenne conscience du péril que court la biosphère et qu'elle adopte une politique et une éthique qui préservent sa " Terre-patrie ".
L'évolution des sociétés humaines met aujourd'hui en jeu les équilibres fondamentaux de la biosphère et la survie de l'humanité. La conscience scientifique de ces problèmes est récente. Ce livre en retace l'histoire passionnante et mouvementée, ainsi que celle de ses principaux acteurs. L'écologie plonge ses racines dans un passé biséculaire, avec l'équilibre de la Nature de Linné et le principe de population de Malthus. Les voyages biogéographiques de Humboldt, l'agrochimie de Liebig et surtout la théorie de l'évolution de Darwin préparent la définition donnée en 1866 par Haeckel : l'écologie est la science des relations des êtres vivants, plantes et animaux, entre eux et avec leur milieu. Mais il faudra attendre le début de ce siècle pour que soient définis et mis en oeuvre les concepts modernes de l'écologie : "biosphère" (Vernadsky), "écosystème" (Tansley) ou "réseau trophique" (Linderman). Et c'est beaucoup plus récemment que les progrès de la génétique et des mathématiques, ceux des techniques modernes d'observation et de l'informatique lui ont ouvert d'immenses et nouveaux espaces de recherche. Dès l'origine, en intégrant le phénomène humain à sa réflexion, l'écologie s'est située sur le terrain complexe des rapports homme-nature. Elle est donc la matrice vivante d'une nouvelle conscience et d'une nouvelle culture, celles de notre appartenance à la nature. C'est dire qu'elle est au coeur d'un débat crucial, celui de notre dépendance vis-à-vis de cette dernière, que nos sociétés croyaient naïvement avoir maîtrisée sans retour.
En ce début de XXIe siècle, de nombreux acteurs politiques et économiques, y compris des ONG environnementalistes, promeuvent une politique de préservation de l'environnement qui soit compatible avec les logiques de croissance économique, voire qui s'appuie sur des stratégies de marché. Dans ce cadre, depuis une trentaine d'années, nous assistons à une floraison d'instruments économiques et de tentatives de construction de marchés spécifiques à l'environnement comme les permis de pollution, les banques de compensation ou les services écosystémiques. Ces politiques, dénoncées par de nombreux militants altermondialistes comme une marchandisation de la nature, sont souvent présentées comme le résultat du tournant néolibéral de la fin des années 1980.