Ecologie et Politique N° 52/2016 : Les mises en économie de l'environnement
Deléage Jean-Paul
BORD DE L EAU
20,00 €
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EAN :9782356874559
En ce début de XXIe siècle, de nombreux acteurs politiques et économiques, y compris des ONG environnementalistes, promeuvent une politique de préservation de l'environnement qui soit compatible avec les logiques de croissance économique, voire qui s'appuie sur des stratégies de marché. Dans ce cadre, depuis une trentaine d'années, nous assistons à une floraison d'instruments économiques et de tentatives de construction de marchés spécifiques à l'environnement comme les permis de pollution, les banques de compensation ou les services écosystémiques. Ces politiques, dénoncées par de nombreux militants altermondialistes comme une marchandisation de la nature, sont souvent présentées comme le résultat du tournant néolibéral de la fin des années 1980.
Nombre de pages
189
Date de parution
20/04/2016
Poids
278g
Largeur
150mm
Plus d'informations
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EAN
9782356874559
Titre
Ecologie et Politique N° 52/2016 : Les mises en économie de l'environnement
Auteur
Deléage Jean-Paul
Editeur
BORD DE L EAU
Largeur
150
Poids
278
Date de parution
20160420
Nombre de pages
189,00 €
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Sur la planète bleue, depuis 3,8 milliards d'années, d'innombrables espèces naissent, évoluent, s'adaptent et meurent. Ces cycles naturels ont parfois été perturbés au cours de la longue histoire du vivant : des éruptions volcaniques, des changements climatiques, des séismes ou des chutes de météorites ont déclenché cinq extinctions en masse. La plus récente, celle des dinosaures, il y a 65 millions d'années, a laissé le champ libre aux mammifères puis à l'homme. Ce nouvel acteur a entretenu une relation à la fois nourricière et conflictuelle avec la nature. Mais l'industrialisation et l'expansion démographique ont déstabilisé ce rapport multimillénaire. Les atteintes à l'environnement se sont multipliées : consommation exponentielle d'énergies fossiles (charbon ou pétrole), émission de gaz à effet de serre, pollutions massives des mers et des sols, déforestation, appauvrissement de la biodiversité... Pour Jean-Paul Deléage, il est grand temps que l'humanité prenne conscience du péril que court la biosphère et qu'elle adopte une politique et une éthique qui préservent sa " Terre-patrie ".
Notre espèce est devenue mortelle à échéance pensable à partir du jour où a été construite l'arme nucléaire. Il nous faut donc apprendre à penser, en des termes neufs, non seulement notre appartenance à la nature, mais encore les rapports sociaux injustes et les régulations politiques archaïques qui pèsent sur les humains. Pour cela, il importe de reconsidérer les fondements de l'écologie politique. L'écologie politique est d'abord la pensée critique du culte de la productivité, mantra des temps modernes. Cette dernière, longtemps promesse d'abondance, s'est inversée en machine d'exclusion des humains et se trouve à la source de ravages mortifères de la nature. La critique écologique ne saurait par ailleurs se cantonner aux frontières nationales et la politique écologique sera transnationale ou ne sera pas. Enfin, l'universalisation de la marchandise ne peut être que celle de la crise sociale, écologique et morale dont souffre l'humanité.
Créé en 1866, le terme "écologie" connaît une fortune peu ordinaire en cette fin de XXème siècle. Ce qui n'était à l'origine que l'étude des relations des êtres vivants entre eux et avec leur environnement a inéluctablement gagné les champs de la politique et de l'économie, touchant même parfois à celui du mythe. Afin de comprendre l'évolution et les enjeux de cette science hors du commun, J.-P. Deléage a recherché ses plus lointaines filiations. De la bienveillante "économie de la nature" de Linné au malthusianisme et aux modèles mathématiques de la dynamique des populations, il retrace l'histoire d'une discipline indissociable de son contexte social et culturel. Née avec la révolution industrielle et l'idéologie de l'exploitation de la nature, l'écologie impose aujourd'hui un changement de perspective radical : parvenir à une gestion éclairée de la nature en fonction des besoins humains.
Tout en décrivant une population cachée de femmes insérées qui consomment et revendent des drogues, l'ouvrage aborde la manière dont les usagères-revendeuses jouent avec les critères des profilages policiers pour limiter les risques répressifs, et gèrent leurs usages sans recourir à des structures de prise en charge des addictions.
C'est dans le double sens de la formule "â¯Le corps à l'oeuvreâ¯" que réside l'originalité de l'ouvrage. Il s'agit aussi bien de mettre l'accent sur le fait que c'est le corps de l'écrivain ou de l'artiste qui fait effectivement oeuvre, qui est au travail dans le processus créatif, que de penser la création comme un trajet qui va du corps jusqu'à l'oeuvre réalisée, puis l'oeuvre reçue, lue, vue ou écoutée.
Cet essai examine la discrétion comprise comme vertu sociale essentielle dans une société décente: elle est étudiée non pas en tant que qualité morale individuelle, mais comme un concept social qui permet de penser les phénomènes d'invisibilité sociale choisie, et non seulement subie. La discrétion caractérise les grands esprits, qui construisent leur oeuvre dans l'ombre et le silence. Ils préfèrent la patience du penser à la fébrile agitation de l'opinion médiatique. Et si cette sagesse se transfusait un peu à tous les citoyens...