Histoire de l'écologie. Une science de l'homme et de la nature
Deléage Jean-Paul
LA DECOUVERTE
19,06 €
Epuisé
EAN :9782707120670
L'évolution des sociétés humaines met aujourd'hui en jeu les équilibres fondamentaux de la biosphère et la survie de l'humanité. La conscience scientifique de ces problèmes est récente. Ce livre en retace l'histoire passionnante et mouvementée, ainsi que celle de ses principaux acteurs. L'écologie plonge ses racines dans un passé biséculaire, avec l'équilibre de la Nature de Linné et le principe de population de Malthus. Les voyages biogéographiques de Humboldt, l'agrochimie de Liebig et surtout la théorie de l'évolution de Darwin préparent la définition donnée en 1866 par Haeckel : l'écologie est la science des relations des êtres vivants, plantes et animaux, entre eux et avec leur milieu. Mais il faudra attendre le début de ce siècle pour que soient définis et mis en oeuvre les concepts modernes de l'écologie : "biosphère" (Vernadsky), "écosystème" (Tansley) ou "réseau trophique" (Linderman). Et c'est beaucoup plus récemment que les progrès de la génétique et des mathématiques, ceux des techniques modernes d'observation et de l'informatique lui ont ouvert d'immenses et nouveaux espaces de recherche. Dès l'origine, en intégrant le phénomène humain à sa réflexion, l'écologie s'est située sur le terrain complexe des rapports homme-nature. Elle est donc la matrice vivante d'une nouvelle conscience et d'une nouvelle culture, celles de notre appartenance à la nature. C'est dire qu'elle est au coeur d'un débat crucial, celui de notre dépendance vis-à-vis de cette dernière, que nos sociétés croyaient naïvement avoir maîtrisée sans retour.
Nombre de pages
334
Date de parution
10/10/1991
Poids
360g
Largeur
136mm
Plus d'informations
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EAN
9782707120670
Titre
Histoire de l'écologie. Une science de l'homme et de la nature
Auteur
Deléage Jean-Paul
Editeur
LA DECOUVERTE
Largeur
136
Poids
360
Date de parution
19911010
Nombre de pages
334,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Sur la planète bleue, depuis 3,8 milliards d'années, d'innombrables espèces naissent, évoluent, s'adaptent et meurent. Ces cycles naturels ont parfois été perturbés au cours de la longue histoire du vivant : des éruptions volcaniques, des changements climatiques, des séismes ou des chutes de météorites ont déclenché cinq extinctions en masse. La plus récente, celle des dinosaures, il y a 65 millions d'années, a laissé le champ libre aux mammifères puis à l'homme. Ce nouvel acteur a entretenu une relation à la fois nourricière et conflictuelle avec la nature. Mais l'industrialisation et l'expansion démographique ont déstabilisé ce rapport multimillénaire. Les atteintes à l'environnement se sont multipliées : consommation exponentielle d'énergies fossiles (charbon ou pétrole), émission de gaz à effet de serre, pollutions massives des mers et des sols, déforestation, appauvrissement de la biodiversité... Pour Jean-Paul Deléage, il est grand temps que l'humanité prenne conscience du péril que court la biosphère et qu'elle adopte une politique et une éthique qui préservent sa " Terre-patrie ".
En ce début de XXIe siècle, de nombreux acteurs politiques et économiques, y compris des ONG environnementalistes, promeuvent une politique de préservation de l'environnement qui soit compatible avec les logiques de croissance économique, voire qui s'appuie sur des stratégies de marché. Dans ce cadre, depuis une trentaine d'années, nous assistons à une floraison d'instruments économiques et de tentatives de construction de marchés spécifiques à l'environnement comme les permis de pollution, les banques de compensation ou les services écosystémiques. Ces politiques, dénoncées par de nombreux militants altermondialistes comme une marchandisation de la nature, sont souvent présentées comme le résultat du tournant néolibéral de la fin des années 1980.
Notre espèce est devenue mortelle à échéance pensable à partir du jour où a été construite l'arme nucléaire. Il nous faut donc apprendre à penser, en des termes neufs, non seulement notre appartenance à la nature, mais encore les rapports sociaux injustes et les régulations politiques archaïques qui pèsent sur les humains. Pour cela, il importe de reconsidérer les fondements de l'écologie politique. L'écologie politique est d'abord la pensée critique du culte de la productivité, mantra des temps modernes. Cette dernière, longtemps promesse d'abondance, s'est inversée en machine d'exclusion des humains et se trouve à la source de ravages mortifères de la nature. La critique écologique ne saurait par ailleurs se cantonner aux frontières nationales et la politique écologique sera transnationale ou ne sera pas. Enfin, l'universalisation de la marchandise ne peut être que celle de la crise sociale, écologique et morale dont souffre l'humanité.
Créé en 1866, le terme "écologie" connaît une fortune peu ordinaire en cette fin de XXème siècle. Ce qui n'était à l'origine que l'étude des relations des êtres vivants entre eux et avec leur environnement a inéluctablement gagné les champs de la politique et de l'économie, touchant même parfois à celui du mythe. Afin de comprendre l'évolution et les enjeux de cette science hors du commun, J.-P. Deléage a recherché ses plus lointaines filiations. De la bienveillante "économie de la nature" de Linné au malthusianisme et aux modèles mathématiques de la dynamique des populations, il retrace l'histoire d'une discipline indissociable de son contexte social et culturel. Née avec la révolution industrielle et l'idéologie de l'exploitation de la nature, l'écologie impose aujourd'hui un changement de perspective radical : parvenir à une gestion éclairée de la nature en fonction des besoins humains.
Féminisme pour les 99%, c’est un ouvrage qui permet d’ouvrir les thèses du féminisme au plus grand nombre et qui invite à s’écarter de ce féminisme libéral ciblant uniquement les classes les plus favorisées de la société. Pour les autrices, un ennemi incarne aujourd’hui toutes les oppressions que subissent le plus grand nombre : le capitalisme. Et pour s’opposer à ce système capitaliste, elles proposent de créer un féminisme pour les 99% qui doit nécessairement s’allier aux luttes écologiques, antiracistes, syndicalistes, lgbtqia+ pour triompher. Un manifeste condensé mais très riche à partager !
L'énergie se prête bien à l'analyse géopolitique, conçue comme l'étude des relations entre pouvoirs et territoires. Rien n'est possible dans le monde sans recours à l'énergie, et les rivalités et conflits que son exploitation toujours croissante suscitent sont omniprésents à toutes les échelles de l'analyse géographique, de l'international au local. Cet ouvrage s'intéresse aux effets de la transition énergétique et écologique en cours sur la transformation de ces rapports de forces, mais également sur les reconfigurations des échanges internationaux et de la coopération interétatique. Les alternatives aux hydrocarbures s'élaborent depuis les années 1970, mais la révolution actuelle des pétroles et gaz de schiste bouleverse en profondeur la question des énergies sous un angle géoéconomique, géopolitique et environnemental. Ainsi, à l'ère de l'économie numérique et des territoires "virtuels", la matérialité des énergies nous ramène à l'essentiel, c'est-à-dire les pieds sur terre, au coeur d'un "grand jeu" sans cesse réinventé au sein duquel les Etats font leur retour après des décennies de déréglementation.
La politique étrangère française est depuis longtemps sous le feu des projecteurs, tour à tour présentée comme le vestige d'une gloire passée, la marque d'une présence maintenue dans un monde qui n'a plus de limites, ou le signe d'une arrogance blessée par une succession d'échecs. Le débat reste vif, rehaussé par la présidentialisation, chaque locataire de l'Elysée voulant faire de sa propre diplomatie le gage de son succès et de son prestige... Et pourtant, cette politique reste peu étudiée, regardée avec une série d'a priori jamais évalués : l'effectivité de la grandeur gaullienne et sa perception à l'extérieur, la fonction de l'arsenal nucléaire en un temps post-bipolaire énigmatique, la revendication de prés carrés ou de zones d'influence, un souverainisme rhétorique malmené par la mondialisation, un essor notable de la politique d'affichage et de communication... Existe-t-il d'ailleurs un principe qui organise l'ensemble de ces traits, et le logiciel qui lui est associé correspond-il au contexte international actuel ? Pour comprendre comment la France s'insère dans un monde dont elle est de plus en plus tributaire, les auteurs répondent à trois grandes questions, axes majeurs de l'ouvrage. Comment cette politique s'inscrit-elle dans l'histoire ? Ses instruments sont-ils adaptés, ou répondent-ils à d'autres considérations, économiques, politiques, administratives et idéologiques ? Peut-on en mesurer les résultats et la pertinence, eu égard aux grands enjeux contemporains ? Ces analyses éclairantes esquissent, en creux, la possibilité d'une autre politique.
Première cause de handicap acquis chez l'adulte, l'accident vasculaire cérébral, ou AVC, peut brutalement faire disparaître ou empêcher, de façon temporaire ou non, un grand nombre de capacités de la vie quotidienne, dans des domaines physiques ou intellectuels très divers : la marche, la déglutition, la planification, la lecture, la préhension, etc. Parce qu'il touche à des savoir-faire acquis, l'AVC peut apparaître comme une atteinte biologique du social qui en efface les effets en réinitialisant les expériences, les compétences et les dispositions, autrement dit comme un accident égalisateur qui annule les différences sociales entre individus. Pourtant, à âge égal et à gravité équivalente des lésions cérébrales, les séquelles ne seront pas les mêmes si le patient est un homme ou une femme, un ouvrier ou un cadre supérieur, si la récupération de ses capacités a une grande ou une moindre valeur aux yeux des acteurs de la rééducation, si l'AVC a laissé intact chez lui un rapport aisé ou difficile aux modalités scolaires d'apprentissage. Pour mettre en évidence et expliquer ces phénomènes, Muriel Darmon a mené une enquête approfondie dans un service de neurologie d'un hôpital universitaire et auprès des différents corps de spécialistes - kinésithérapeutes, ergothérapeutes, orthophonistes, neuropsychologues, etc. - de deux centres de rééducation. En suivant le parcours post-AVC des patients au sein de ces unités et des étonnants " plateaux techniques " conçus pour favoriser leurs réapprentissages, ce livre montre que, par-delà ce qui semble perdu, le social perdure chez les individus et résiste à l'atteinte biologique.