Au Second âge du Fer, les sphères funéraire, domestique et cultuelle sont mêlées. Chez les Sénons comme chez les Parish, aux marges picardes comme en Champagne, en parallèle de petits ensembles et de vastes nécropoles, la présence d'os humains, de sépultures et de dépôts domestiques est lourde de sens quant à des pratiques peu figées mais lisibles. Le questionnement concernant la présence de squelettes et/ou de fragments anatomiques humains et animaux dans des structures d'ensilage s'enrichit de nouvelles hypothèses, suggérant non plus un rejet injurieux de ces cadavres, mais leur participation réglementée à l'élaboration d'offrandes souterraines via un séjour dans une structure de stockage. Ces communautés agricoles voient leur survie adossée aux modalités de stockage et le silo devient l'enjeu d'un échange saisonnier entre les hommes et l'invisible des forces souterraines. Dans une lecture plutôt pacifique, les cadavres e en décomposition " semblent invoquer les forces de fertilité/fécondité. Si les observations s'accordent sur le sacrifice animal, les indices indiscutables lisibles sur l'humain exaltent le e travail " sur l'os sec ou frais préalable à une mise en scène ritualisée des pièces osseuses qui, parfois, e réintègrent " l'habitat à des fins d'exposition et de commémoration ancestrale. Ces morts réifiés, détournés de la nécropole participent, au môme titre que des animaux sélectionnés et que certains cortèges de mobiliers, aux prémices de la mise en place d'une e religion ", de lecture plus accessible lorsqu'elle sera pratiquée dans des sanctuaires collectifs et non plus seulement au sein de la sphère domestique.
Nombre de pages
160
Date de parution
29/11/2018
Poids
544g
Largeur
220mm
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EAN
9782364412897
Titre
Revue archéologique de l'Est Supplément N° 46 : Quand le défunt échappe à la nécropole. Pratiques ri
Quel était le quotidien d'un individu handicapé ? Etait-il pris en charge par les siens ? Rejeté ? Soigné ? Accompagné ? Appareillé ? Aujourd'hui, les progrès de l'archéologie permettent une lecture de plus en plus précise de cette prise en charge des infirmes, des " corps différents ", des estropiés, des faibles ou des malades. Et une réflexion collective sur l'accueil de la différence dans les sociétés qui nous ont précédés... qui peut nourrir les débats actuels sur la place du handicap dans nos sociétés contemporaines.
Les archéologues sont de sacrés savants : ils sont capables, en étudiant un squelette, de diagnostiquer le handicap dont était atteinte une personne des millénaires plus tôt. Ils peuvent aussi savoir quelle était sa place parmi les siens. Souvent aidée, parfois honorée, quelquefois mise à l'écart. Dans ce livre, on explore, grâce aux archéologues, l'histoire du handicap à travers te monde. On y apprend comment le regard sur la différence a varié selon les civilisations et les époques. On y découvre aussi la grande aventure des progrès médicaux et technologiques.
Un beau livre qui présente avec émotion la nouvelle période de l'?uvre pluridisciplinaire, puissante et sensible de Prune Nourry. Catharsis illustre un tournant dans la démarche créatrice de l'artiste. Récemment soignée pour un cancer du sein, la jeune femme s'est sentie devenir, le temps du traitement de la maladie, sujet de son propre travail et sculpture aux mains des médecins. De cette expérience bouleversante, Prune Nourry a puisé deux ?uvres qui à la fois prolongent et rompent avec le passé : la série de sculptures Catharsis et le film Serendipity. Jusqu'ici, et depuis plus de douze ans, Prune Nourry tenait son sujet à distance, dans une recherche objective, quasi anthropologique, questionnant le corps au filtre de la question du genre et de l'hybridation. Dans cette nouvelle période, avec la série Catharsis, Prune Nourry, armée de ses outils de sculpteur, se réapproprie son corps et sa féminité, tissant un écho intime entre ses recherches passées et son expérience de vie. Les sculptures de Catharsis s'inscrivent dans la lignée des ex-voto, ces offrandes populaires qui, sous la forme d'un objet, d'un membre ou d'un organe, cristallisent les remerciements ou les espoirs de guérison des hommes et des femmes confrontés à la peur, à l'infertilité et à la maladie, comme l'expliquent Ittay Weinryb et les archéologues Valérie Delattre et Thérèse Duvernay, qui signent les textes introductifs Dans le film Serendipity, l'artiste explore la connexion étrange entre ses ?uvres passées et sa maladie. Cette première ?uvre cinématographique, sortie en salle en octobre 2019, été présenté au Festival du film de Berlin, à la quinzaine du film documentaire du MoMA, et projeté dans le cadre du programme d'Art Basel Film. Après un entretien de l'artiste avec Alain Quemin, le livre Catharsis présente le film et l'ensemble des ?uvres de la série présentées à la galerie Templon en septembre 2019.
Et si le sport avait toujours existé ? C'est ce que suggèrent les archéologues. Un panorama historique passionnant de la pratique sp ortive, à la lumière des dernières découvertes, et publié à l'occasion des jeux olympiques et paralympiques 2024. Les découvertes des archéologues nous le prouvent : on sait désormais que les Néandertaliens lançaient le javelot, que le patinage et le ski se pratiquaient à l'époque néolithique, et que Mésopotamiens et Egyptiens adoraient la lutte. Mais c'est en Grèce antique qu'est née l'idée du sport international de compétition et qu'ont été inventés les Jeux olympiques. Entraînement, soin du corps, régime alimentaire : tout cela faisait déjà partie du quotidien des athlètes. Ce livre passionnant nous fait traverser les continents et les époques pour nous raconter l'évolution des pratiques sportives, jusqu'aux Jeux olympiques modernes et paralympiques. En coédition avec l'Inrap.
Les oiseaux chanteurs ont toujours été source de questionnements, car ils ont des compétences vocales considérées comme spécifiques aux humains. Les ornithologues les étudient, et plus récemment, les éthologistes ont démontré que les oiseaux sont les seuls animaux à présenter des analogies neurobiologiques avec l?apprentissage du langage chez les humains. De leur côté, les chercheurs en sciences humaines et sociales étudient aussi le chant des oiseaux à partir des objets archéologiques, des arts, des manuscrits enluminés, des archives, des textes, des traités, des instruments et de la musique dans les sociétés anciennes. L'originalité de ce livre est de réunir les spécialistes de ces deux grands champs disciplinaires et de comparer les perceptions, les pratiques sociales et culturelles, les savoirs du passé et les découvertes actuelles sur le chant des oiseaux.
Le regain actuel d'intérêt pour les animaux résulte de profonds changements socioculturels, de préoccupations environnementales et des progrès considérables de la recherche scientifique - qui donne désormais accès, au moins partiellement, à la subjectivité et aux cultures animales. Dans le domaine littéraire, cet intérêt se manifeste également : en France, émergent "les études animales", et même une "zoopoétique" sous l'impulsion d'Anne Simon. Dans cette nouvelle perspective, le temps est venu de s'intéresser à des sujets (la campagne, la pêche, la chasse...) considérés en France comme désuets voire réactionnaires, et souvent cantonnés aux genres rustique ou animalier. Or, que ce soit dans des oeuvres du début du XXe siècle ou dans des oeuvres postérieures et même contemporaines, le monde rural - de plus en plus bouleversé socialement et économiquement - favorise les "communautés hybrides" (Lestel) et ouvre à des "mondes animaux" (Uexkull), ce qui permet de poser d'autant mieux la question cruciale des liens entre hommes, bêtes et écriture.
Cet ouvrage propose une analyse d?un pan de la littérature trop souvent oublié ou méconnu : le roman de l?employé de bureau. A travers l?étude d?un large corpus couvrant deux siècles de littérature, l?auteur retrace l?évolution d?un mode de narration. Le sujet est étonnant mais il s?impose : objet littéraire qui monte dans le roman du XIXe siècle, l?employé de bureau (en qui l?on peut voir des avatars de l?écrivain) est le prisme d?une vision sociale, morale, voire philosophique. A partir de ce presque rien, de cette présence discrète, désolée et désolante, tout un monde se lève et se révèle.
On connaît Frédéric Dard romancier, on connaît moins Frédéric Dard auteur dramatique, scénariste ou dialoguiste. L?auteur a pourtant écrit de nombreux textes pour le théâtre. Certaines pièces sont parues en livres ou dans des revues (L?homme traqué, La dame de Chicago, Baby-meurtre, etc.), mais la plupart d?entre elles ont été jouées sans que le texte ne fasse l?objet d?une publication. C?est le cas de la pièce Les salauds vont en enfer. Montée au théâtre du Grand- Guignol à Paris en 1954 et mise en scène par Robert Hossein, cette pièce en 2 actes et 7 tableaux a connu un destin particulier car elle a fait l?objet de trois transpositions particulièrement intéressantes. Dès 1955, en effet, l?adaptation cinématographique de la pièce est confiée à Robert Hossein. Il s?agit là de son premier film en tant que réalisateur. Parallèlement, et sur les conseils de son éditeur, Frédéric Dard écrit l?adaptation romanesque de la pièce. Le roman sort en 1955 sous le même titre. En 1971 Abder Isker propose enfin une dernière adaptation des Salauds vont en enfer, cette fois pour la télévision. La présente édition offre au lecteur un texte inédit, annoté et accompagné d?un dossier critique. Ce dernier présente l?oeuvre dans son contexte et étudie ses différentes variantes dans le cadre de sa transmédialité.