Les Rohingya de Birmanie. Arakanais, musulmans et apatrides
Defert Gabriel
ARKUIRIS
30,00 €
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EAN :9782919090051
Les Rohingya sont considérés comme des étrangers dans leur propre pays. Privé de nationalité, ces musulmans originaires de la partie occidentale de la Birmanie sont à la fois victimes d'agressions de leurs voisins bouddhistes d'ethnie rakhine et des brimades que leur impose le gouvernement de Rangoun. Ils sont contraints de fuir par milliers, par voie de terre ou de mer, afin de tenter de chercher refuge au Bangladesh, en Australie ou dans les pays voisins d'Asie du Sud-Est. Si, après des décennies de silence médiatique, ils sont désormais davantage sous les feux de l'actualité, leur situation reste à tous égards tragique. Ce livre est la deuxième édition remise en perspective d'un ouvrage publié pour la première fois par les éditions Aux lieux d'être en 2007. Par-delà la tragédie contemporaine, il remonte aux sources des tensions pour s'efforcer de les expliquer et de mettre en lumière l'histoire d'un peuple en détresse. Fruit d'un travail de recherches et d'enquêtes de plusieurs années en Birmanie auprès des principaux acteurs tant locaux qu'internationaux, il permet notamment de comprendre pourquoi le mouvement de démocratisation que connaît actuellement la Birmanie se traduit paradoxalement par un regain de tensions entre les Rohingya et les Rakhine soutenus par le gouvernement de Rangoun.
Nombre de pages
306
Date de parution
12/05/2016
Poids
450g
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EAN
9782919090051
Titre
Les Rohingya de Birmanie. Arakanais, musulmans et apatrides
Auteur
Defert Gabriel
Editeur
ARKUIRIS
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Poids
450
Date de parution
20160512
Nombre de pages
306,00 €
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Primitifs, coupeurs de têtes, sauvages, cannibales... Derrière ces poncifs éculés appliqués à la Nouvelle-Guinée-Occidentale, se cachent des sociétés complexes, parfaitement adaptées à des conditions naturelles difficiles. Faute d'avoir pu constituer un Etat, les Papous de la partie occidentale de l'île se voient aujourd'hui refuser la possibilité de vivre sur leur territoire selon leurs propres règles. En effet, depuis 1962, date à laquelle l'ONU a légué cette colonie, jadis néerlandaise, à l'Indonésie, les populations locales souffrent d'une nouvelle forme d'occupation. Obligées de renoncer à leur culture, pour tenter de s'intégrer à un système qui ne leur laisse aucune place, elles ont développé une résistance multiforme. Des mouvements millénaristes à l'idéal nationaliste, les Papous ne cessent depuis les années 1960 de clamer leur refus de la présence indonésienne. Ce conflit méconnu a déjà coûté la vie à plusieurs dizaines de milliers de personnes. Au-delà, il entraîne la disparition d'un peuple et d'un modèle riche en enseignements. Doit-on laisser une place dans le monde contemporain aux sociétés qui n'ont pas voulu ou qui n'ont pas pu constituer d'Etat Nation ? Cet ouvrage apporte de nouveaux éléments à ce débat fondamental.
Quelques milliers de bonzes défilant dans les rues de Rangoun, en septembre 2007, ont suffi à mobiliser les médias internationaux qui ont sans doute un peu vite qualifié ce grand mouvement de "Révolution Safran". Une nouvelle fois, l'Occident a révélé son incapacité à lire l'actualité mondiale sans se référer à ses propres paradigmes culturels et politiques. Le traitement des événements s'est traduit par une vision manichéenne de l'histoire, opposant Aung San Suu Kyi d'une part, idéalisée et consacrée par un prix Nobel de la paix en 1991, à une junte militaire sanglante et tyrannique destinée à occuper la place qu'on lui prête dans un imaginaire axe du mal. Et si la Birmanie n'était pas réductible à ce schéma duel?. Suite à l'échec du mouvement et à la répression qui s'est abattue sur le pays, les médias se sont détournés vers d'autres points chauds de la planète, laissant la Birmanie, aussi appelée Myanmar, retrouver les cadres et le cours de son existence si particulière, en marge des valeurs prônées par l'Occident. Ce livre a pour ambition de combler un silence et de mettre en lumière une réalité birmane méconnue. Il s'agit d'analyser la vie d'un pays, le quotidien d'un peuple divers et singulier et d'approcher sans a priori ceux qui le composent et le caractérisent. En offrant une vision panoptique de la Birmanie, cet ouvrage conduit à une meilleure connaissance de l'un des pays les plus fermés de la planète Biographie: Gabriel Defert est historien et politologue. Il a publié plusieurs livres et de nombreux articles sur l'Asie du Sud-Est. Il est notamment l'auteur de Timor Est, le Génocide oublié (1992), de L'Indonésie et la Nouvelle-Guinée-Occidentale (1996) et du livre Les Rohingya de Birmanie, sorti en mars 2007. Il a réuni, pour Birmanie contemporaine, vingt-deux des meilleurs spécialistes du pays
Sur la route d'une histoire marquée par maints épisodes tragiques, Timor-Est a accédé à l'indépendance le 20 mai 2002, sous le nom de Timor Lorosa'e, Timor " Lever de Soleil ". Mosaïque ethnolinguistique située aux confins de l'Asie du Sud-Est et du monde océanien, ce territoire couvre une superficie de 14 610 km², soit un peu plus que le Liban. Comptoir puis colonie portugaise pendant quatre siècles, il a été envahi par l'armée indonésienne en décembre 1975. Dans les jours qui ont suivi, l'Organisation des Nations Unies a déploré l'intervention et demandé le retrait immédiat des troupes de Jakarta. Ces résolutions sont restées sans effet. Plus de 250 000 Est-timorais ont péri, tandis qu'une résistance s'efforçait de maintenir un fragile espoir de liberté. En 1998, des manifestations populaires ont poussé le général Suharto à la démission de la présidence de la République d'Indonésie. Timor-Est a alors obtenu la tenue d'un référendum d'autodétermination. Et c'est ainsi que le 30 août 1999, plus de 78 % de la population ont voté pour l'indépendance, mettant un terme à vingt-cinq années d'occupation. Le présent atlas s'est fixé pour objectif de réfléchir sur l'originalité de ce territoire et, en mobilisant les ressources documentaires statistiques et cartographiques disponibles depuis l'époque coloniale, d'essayer d'expliquer comment des contraintes matérielles et des enjeux locaux, régionaux ou mondiaux ont pu jouer et continuent d'influer sur le destin timorais.