Iconographie théâtrale et genres dramatiques. Mélanges offerts à Martine de Rougemont
Declercq Gilles ; Guardia Jean de
SORBONNE PSN
25,80 €
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EAN :9782878544190
Cet ouvrage dresse un état de la recherche sur deux questions d'histoire du théâtre qui ont été largement repensées ces dernières années : l'iconographie théâtrale et la théorie des genres dramatiques. C'est aussi le bilan critique d'un itinéraire intellectuel qui s'est inscrit dans ces deux champs : celui de Martine de Rougemont, professeur à l'Institut d'études théâtrales de la Sorbonne nouvelle, en l'honneur de qui est publié ce livre. L'histoire du théâtre doit être à la fois une histoire des représentations et une histoire des formes, et c'est sur ce double front qu'avance l'ouvrage. Histoire des représentations, d'abord. Les diverses contributions s'emploient à remplir les missions que Martine de Rougemont a fixées à l'iconographie théâtrale : découvrir ou retrouver des images de théâtre, afin de reconstituer les pans perdus de l'histoire du théâtre, dégager leur valeur documentaire - leur " vérité " théâtrale - par un va-et-vient critique entre texte et image, et surtout interpréter les causes de leur apparition à tel moment de la vie théâtrale. Histoire des formes ensuite, c'est-à-dire des " genres " dramatiques, au sens large. Il s'agit alors de faire le point sur les deux grands enjeux de la théorie des genres : sur le rapport des " modes " narratif et dramatique, et sur les critères de différenciation des genres dramatiques dans leur évolution historique. Au point de rencontre de ces deux objets d'étude se dessine une réflexion nouvelle sur la théâtralité : celle de chaque genre dramatique, celle du théâtre en général, mais également celle des autres arts du spectacle.
Nombre de pages
272
Date de parution
25/08/2008
Poids
503g
Largeur
167mm
Plus d'informations
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EAN
9782878544190
Titre
Iconographie théâtrale et genres dramatiques. Mélanges offerts à Martine de Rougemont
Auteur
Declercq Gilles ; Guardia Jean de
Editeur
SORBONNE PSN
Largeur
167
Poids
503
Date de parution
20080825
Nombre de pages
272,00 €
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Ce numéro 19 de Registres approfondit l'analyse de certains aspects du travail de l'auteur-metteur en scène Joël Pommerat, sur le traitement de l'espace et du son notamment. D'autre part, il se situe dans l'actualité de la production théâtrale avec un témoignage sur la dramaturgie du spectacle Ca ira (1) Fin de Louis. L'objectif du dossier, démontrer que le travail de cet artiste est emblématique d'une remise en cause du théâtre comme "art à deux temps", est atteint par les quatre articles proposés, qui illustrent les quatre aspects fondamentaux de ce travail (scénographie, création sonore, jeu du comédien et dramaturgie).
1902 : L'Ecole de la République supprime la " classe de rhétorique ". 1995 : la rhétorique fait sa rentrée officielle au baccalauréat de français par une épreuve d'argumentation. Etrange éclipse et juste retour dans notre société de communication : entourés de messages et d'injonctions multiples, il nous importe plus que jamais de décider, plaider, négocier en toute lucidité ; autant d'actes qui supposent une maîtrise de l'argumentation et de l'art qui en traite, la rhétorique. Pour ce faire, il convient de revenir aux sources. Observateur critique de la première démocratie athénienne, Aristote conçoit, dès le IVe siècle av. J.-C., le premier grand traité d'argumentation. Recensant systématiquement les formes de preuves et les modes de raisonnements persuasifs, sa Rhétorique nous ouvre la voie d'une argumentation méthodique et motivée. Dans ce parcours initiatique, la littérature ne saurait être de reste : intimement liée à l'histoire de la rhétorique, miroir critique du monde social, elle constitue un remarquable simulateur des pratiques argumentatives. C'est la raison d'être des seize études littéraires en seconde partie de cet ouvrage : montrer la valeur méthodologique de l'argumentation pour l'analyse des textes et discours, et témoigner du rôle essentiel de l'enseignement littéraire dans l'éducation moderne. Combinant exposé théorique et analyses, cet ouvrage s'adresse à tous ceux que concerne l'argumentation : futurs bacheliers, étudiants en lettres et chercheurs en rhétorique ; mais aussi hommes d'entreprise en quête d'une communication efficace, et tout citoyen soucieux de ne pas subir les rhétoriques d'aujourd'hui.
Ce colloque s'est réuni à l'occasion du tricentenaire de la mort de Jean Racine (1699) à La Ferté-Milon (lieu de naissance de Jean Racine en 1639). Quarante-cinq interventions internationales, deux tables rondes sur la mise en scène et l'enseignement, deux représentations et un hommage scénique, environ deux cents participants ont fait de ce colloque un succès, qui a été suivi de nombreux autres colloques en France et même dans le monde (au Japon traduction et mise en scène de Phèdre). Le souhait des participants et du coordinateur est que Racine redevienne un auteur enseigné et lu et pas seulement un objet ordinaire de savoir littéraire, ceci peut-être par l'intermédiaire du jeu théâtral. Il y a certes un Racine à lire, objet de gloses savantes mais il y a aussi une oeuvre écrite pour la représentation, pour le théâtre, pour les acteurs qui font entendre la poésie du vers racinien. Biographie de l'auteur Gilles Declercq, professeur de rhétorique et dramaturgie classique, vice-président de l'Université de la Sorbonne nouvelle (Paris III), est président de la Société Jean Racine. Michèle Rosellini, agrégée de lettres classiques, enseignant-chercheur en littérature française du XVIIe siècle à l'ENS Lettres et Sciences humaines (Lyon), est secrétaire générale de la Société Jean Racine
Le romanesque est le c'ur du roman mais aussi sa hantise et l'objet introuvable de sa poétique. On l'envisage ici comme catégorie esthétique et existentielle, dans sa relative autonomie par rapport à l'histoire du genre. Un travail commun entre littéraires, rhétoriciens et linguistes, entre antiquisants, médiévistes et modernistes, permet d'en étudier la poétique et d'en comprendre les effets dans une diachronie longue, de l'Antiquité grecque et latine jusqu'au moment contemporain. Le romanesque en ressort, à travers les formes les plus élaborées comme les plus ordinaires de la fiction, comme une affirmation conquérante de la littérature, de sa puissance dispensatrice de sens et de plaisir, de sa capacité à fonder une communauté d'expérience et de valeurs.
Kobryn Olga ; Ovtchinnikova Macha ; Soulez Guillau
Issues d'une recherche collective menée depuis 2018 dans le cadre du programme international "Les lieux du virtuel" (IRCAV, Sorbonne Nouvelle, France / Université de Gérone, Espagne / Université de Chicago, Etats-Unis), les études ici réunies proposent une réflexion autour du concept de virtuel dans les champs disciplinaires variés (esthétique, histoire et sociologie du cinéma et des formes filmiques et médiatiques contemporaines, philosophie, histoire des techniques, théories des nouveaux médias) à partir de la question de son ancrage dans les lieux aussi bien concrets (dispositif technologique, corps, site, réseau son spatialisé) que conceptuels (théories et esthétique). Sans vouloir réduire le virtuel au "digital", il s'agit de rendre compte du potentiel d'action et de pensée que porte cette notion. Ainsi ce recueil retrace en premier lieu la généalogie du concept de virtuel appréhendé comme un outil théorique de l'analyse filmique, propose de l'historiciser à travers les études du cinéma des premiers temps et "expérimental", pour l'appliquer ensuite à l'analyse des formes actuelles : cinéma numérique, réalité virtuelle, mixte et augmentée, performance, alternate reality games, jeux vidéo, le cyberspace, le streaming, le web, le réseau.
Le récit de voyage comme compte rendu d'une expérience de l'Autre et de l'ailleurs pose te problème à la fois des capacités d'appréhension et des moyens de construction de cette altérité. Le voyageur ou la voyageuse est cette figure paradoxale qui se fait l'intermédiaire entre deux mondes : au coeur des récits de voyage, dans les descriptions comme dans la narration, se trouve cette tension constante vers l'expression du nouveau ou du différent qui, toutefois. passe généralement par le recours à des outils linguistiques et culturels familiers. En cela, l'écriture et le récit viatiques sont souvent plus révélateurs de l'identité des voyageurs, des voyageuses et de leurs destinataires que des altérités que l'ailleurs embrasse et incarne dans leurs textes. Etudier d'un point de vue stylistique, culturel et politique Les récits de voyage permet d'analyser ces assignations à l'altérité. Il s'agit de fournir des clés de lecture sur la négociation, dans les textes, des enjeux que les modalités discursives et idéologiques de ces constructions recoupent. La prise en compte d'un vaste corpus allant du Moyen Age à l'époque contemporaine amène à questionner ces mises en altérité dans un temps long et à identifier la manière dont elles évoluent, se consolident ou volent en éclats à travers les siècles. L'hybridité même des ouvrages étudiés invite à une approche interdisciplinaire mêlant littérature, histoire littéraire, stylistique, histoire des idées et des représentations voire, dans le dernier chapitre, analyse audiovisuelle.
Vidua. La veuve, à la différence du veuf, génère immédiatement des représentations dans l'imaginaire collectif, oscillant constamment entre deux pôles extrêmes, la bonne veuve et la mauvaise veuve. L'étau des attentes sociales, morales et familiales se referme sur celles qui vivent une situation commune mais rarement identique. L'ouvrage propose un panorama des représentations des veuves dans la littérature italienne, du début du XVe siècle aux années soixante du XVIe siècle, afin d'analyser les enjeux économiques, moraux et sociaux qui pèsent sur cette figure de femme seule, et qui conditionnent la façon dont celle-ci est mise en mots. Les discours des moralistes et des religieux, les nouvelles, toujours écrites par des hommes, et les textes littéraires écrits par des autrices veuves dialoguent ici avec les connaissances historiques sur les conditions de vie réelles des veuves. Ces différentes perspectives constituent un système de représentations qui tente de fixer par l'écriture l'essence du veuvage, comme pour mieux canaliser un statut insaisissable, échappant au contrôle masculin, en le fixant sur le papier. La veuve littéraire est toujours fictive, tout en restant en contact avec les veuves réelles. Si les stéréotypes alimentent les discours et les textes littéraires, ces derniers sont également influencés par la réalité - et peuvent, à leur tour, influencer la vie concrète et la pensée des femmes et des hommes qui constituent cette réalité.
Découvrez comment la réception et l'interprétation différenciées de la variation linguistique résulte des - et nourrit les - discriminations sociales. Cette étude profondément originale combine les méthodes et apports de la linguistique énactive, de l'anthropologie linguistique et de la sociophonétique pour montrer que ce que l'on nomme communément "l'accent" des uns est différemment perçu en fonction des stéréotypes sociaux en vigueur chez les autres et comment ces différentes interprétations contribuent à ces stéréotypes. Mené dans un contexte de "contact linguistique" qui compte très peu d'études - celui de la Caraïbe colombienne -, ce travail constitue une contribution importante au champ de la sociophonétique mais aussi du "contact linguistique" , dans la mesure où, au-delà des conséquences typologiques du contact de langues, on voit combien ces changements sont réinterprétés et réutilisés au crible des dynamiques discriminatoires en vigueur.