Dangerosité et justice pénale. Ambiguïté d'une pratique
Debuyst Christian
L'HARMATTAN
29,50 €
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EAN :9782880490058
Quelles sont les significations que la notion de dangerosité a pu prendre ? De quelle manière a-t-elle marqué la connaissance que l'on a de l'homme délinquant et, plus largement, du phénomène criminel ? Comment a-t-elle pu s'intégrer dans le discours pénal et s'articuler par rapport à différentes pratiques ? Les contributions s'organisent autour de ces quelques questions. Il s'agissait bien de préciser les caractéristiques mêmes des engagements de l'Ecole de criminologie, son lieu ou ses lieux d'ancrage à partir d'un thème qui se situait aux fondements de la criminologie et au n'ud des différentes politiques susceptibles d'être suivies. Puisse cet ouvrage aider la criminologie à se défaire du rôle de porte-nom du concept de dangerosité comme outil d'intervention. Le débat est ouvert à partir d'un excellent instrument de travail.
Nombre de pages
350
Date de parution
01/12/2004
Poids
636g
Largeur
240mm
Plus d'informations
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EAN
9782880490058
Titre
Dangerosité et justice pénale. Ambiguïté d'une pratique
ISBN
2880490057
Auteur
Debuyst Christian
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
240
Poids
636
Date de parution
20041201
Nombre de pages
350,00 €
Disponibilité
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Il peut paraître étonnant d'utiliser un modèle éthologique pour aborder la réaction pénale et pour chercher à préciser la portée de la criminologie. Et pourtant, l'éthologie fournit un modèle de base, d'ailleurs rappelé par Popper, repris par un éminent criminologue comme E. De Greeff, et paradoxalement prolongé par les théories sur l'attribution que développent actuellement les psychologues sociaux. Dans cette optique, la connaissance serait filtrage, réorganisation des informations qui s'opère au profit de celles qui présentent une utilité pour la survie de l'individu ou du groupe social. Christian Debuyst est spécialiste de la psychologie criminologique et enseigne à l'Université catholique de Louvain.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...