« Une euvre littéraire indispensable et un document historique d?une importance inégalée. Une lecture qui devrait être obligatoire. »Jonathan Safran Foer, auteur d?Extrêmement fort et incroyablement près Ce texte essentiel, inédit en français à ce jour, prend sa place aux côtés de Si c?est un homme de Primo Levi et d?Être sans destin d?Imre Kertész, chefs-d?oeuvre de la littérature concentrationnaire. Lorsque József Debreczeni arrive à Auschwitz, son espérance de vie est de quarante-cinq minutes. C?est le temps qu?il faut aux déportés envoyés dans la file de gauche pour se déshabiller et être emmenés dans les chambres à gaz. L?auteur, lui, est dans la file de droite.S?ensuit un voyage d?horreur de douze mois à travers ce qu?il appelle « le pays d?Auschwitz », jusqu?au camp final de Dörnhau, où il passera sept mois, de novembre 1944 à mai 1945, dans ce « crématorium froid », soi-disant hôpital où les Nazis envoient les prisonniers à bout de forces.Page après page, le pays d?Auschwitz prend vie : József Debreczeni détaille le système hiérarchique concentrationnaire et l?implacable mécanique d?extermination mise en place par le régime nazi.Page après page, des visages humains se dessinent. Les prisonniers qu?il côtoie sortent de l?ombre et deviennent des personnages vivants, uniques. Il les délivre ainsi de leur numéro et leur restitue leur humanité. Traduit du hongrois par Clara RoyerNotes Biographiques : József Debreczeni, de son vrai nom József Bruner, est né à Budapest en 1905. Romancier, poète et journaliste de langue hongroise, il passe la majeure partie de sa vie en ex-Yougoslavie. Au printemps 1944, il est déporté aux côtés de 430 000 Juifs de Hongrie après l?invasion du pays par l?Allemagne nazie. À la fin de la guerre, il s?installe à Belgrade en Yougoslavie et reprend ses activités littéraires. En 1950, il publie Le Crématorium froid, qui reçoit en 1975 le prestigieux prix Híd. Il meurt à Belgrade en 1978.
Le vendredi 12 août 2022, au bout d'une vallée étincelante dans la province de Bolzano, un couple affranchi de toute contrainte s'envole l'un à la suite de l'autre, en parapente. Cédric et Mathilde, deux passionnés de montagne, ont mille fois fait le geste de se jeter dans l'air pur. Cédric se tourne, il ne voit plus Mathilde. Dans le halètement des minutes incertaines le menant jusqu'au lieu de la chute, seules des questions. A-t-elle survécu ? Que faire ? Découpé en scènes à suspense, ce récit qui vous saisit à la gorge est roman-vrai d'un couple à l'unisson de son désir de liberté et mémoire d'une reconstruction qui prendra plusieurs années. Mathilde doit tout réapprendre. C'est une page blanche que l'amour imbibe, sur laquelle s'écrit une existence à réinventer et qui nous interroge. Tandis que l'autre renaît, qu'est-ce qui meurt en soi ? Comment ensemble se reconstruire ? Ode à la beauté de l'instant, ce livre puissant est avant tout un hymne à la vie.
Une nuit, dans notre bicoque sur la plage, j'ai fait un drôle de cauchemar. La mort contournait la moustiquaire et tentait perfidement de s'introduire dans notre lit. Elle attendait tapie dans l'ombre que je m'endorme pour s'infiltrer et prendre Pauline. C'était elle qu'elle voulait. Elle s'en fichait de moi. Je lui mettais des bâtons dans les roues. Ca ne lui plaisait pas. Je passais la nuit à monter la garde. La mort était mécontente. Au petit matin, je m'étais assoupie, elle était venue souffler près de mon visage. Elle avait murmuré quelque chose, mais je n'avais pas compris quoi. Elle parlait latin ou suédois. Juste pour me faire chier". Premier roman virtuose, Toutes les vies est le récit d'une histoire d'amour sublime, d'un deuil impossible et d'une quête spirituelle qui sauve.
Est-ce que tu me vois, maman ? J'ai deux crédits à la banque, deux enfants que j'étouffe, quatre chats dont deux débiles et une estropiée, des rides en pattes d'araignée autour des yeux et des oignons aux pieds, le même amoureux qui me supporte et tient bon depuis vingt ans, quelle dinguerie, je ne suis ni parfaitement féministe, ni tout à fait écologiste, ni vraiment révoltée, pas encore alcoolique, plus du tout droguée, j'ai un abonnement à la gym, une carte de métro et une autre du Carrefour Market, je ne me fais pas les ongles, je ne me coiffe ni ne me teins les cheveux, je mets du rouge à lèvres une fois par an et surtout sur les dents, je suis toujours aussi raisonnable, aussi peu fantaisiste : je mets beaucoup d'énergie à essayer de ne pas te ressembler, maman. Je n'ai pas pu être une enfant et je ne sais pas être une adulte."
Le narrateur, un dénommé Julian, nous prévient dès les premières pages : il y aura bien une histoire dans ce livre. Une histoire d'amour, celle de deux amis d'université qui se sont aimés puis séparés dans les années 1960. Quarante ans plus tard, Julian tente à nouveau de les réunir. Départ(s), c'est aussi une réflexion sur la nature malicieuse de la mémoire, le temps qui passe, la place du bonheur dans nos vies et quand vient le temps de dire au revoir. Julian Barnes, l'un de nos plus grands romanciers contemporains, signe un roman perçant sur le lien entre fiction et réalité, entre chance et destin. Traduit de l'anglais par Jean-Pierre Aoustin
Résumé : Dans son nouveau roman, le maître des grandes épopées aborde l'un des plus grands mystères au monde : la construction de Stonehenge. A paraître le 25 septembre 2023 Titre en VO : The Circle of Days UN TALENTUEUX TAILLEUR DE PIERRE Seft, tailleur de pierre, traverse la Grande Plaine sous la chaleur estivale pour assister aux rituels qui marquent le début d'une nouvelle année. Il se rend à la foire du solstice d'été pour faire commerce de son art et retrouver Neen dont il est épris. La famille de la jeune fille est prospère et offre à Seft un moyen d'échapper à la brutalité de son père et de ses frères, gardiens de troupeaux. UNE PRETRESSE QUI CROIT A L'IMPOSSIBLE Joia, la soeur de Neen, prêtresse visionnaire et meneuse sans égal, regarde la cérémonie du solstice d'été avec fascination et rêve de bâtir une grande construction en pierre. Mais sur les collines et dans les forêts de la Grande Plaine, une colère gronde. UN MONUMENT QUI VA CHANGER LA CIVILISATION Joia a en tête un monument en pierre circulaire qui serait assemblé par les différentes tribus de la Plaine en conflit. Cela va être une grande source d'inspiration pour Seft et les deux vont consacrer leur vie à cet ouvrage. Les complications sont nombreuses, la sécheresse ravage les sols, la méfiance grandit entre les fermiers et les gardiens de troupeaux tandis qu'un acte d'une violence sauvage va mener à une guerre ouverte entre les tribus.
Les nazis pouvaient parader au pas de l'oie, mais leurs coeurs ne battaient pas comme un seul coeur la manière des nôtres." Tremblante, Hana glisse un bout de papier entre deux miches de pain. Si ce message tombe entre de mauvaises mains, la vie de sa famille sera en danger... Son coeur bat à tout rompre tandis qu'elle se faufile dans les rues bombardées de Varsovie où les nazis patrouillent sans relâche. Elle travaille pour la Résistance dans le ghetto où sont parqués tous les Juifs. Chaque jour, les Allemands fusillent et torturent les habitants. Avec l'aide de ses soeurs de combat, elle espère libérer la ville et déclencher le soulèvement. Mais Hana a le coeur lourd. Depuis des mois, elle est sans nouvelles d'Emil, son fiancé, engagé comme pilote de chasse. Et lorsqu'elle croise le regard d'un officier SS, le temps se fige. Un geste, un mot, et tout pourrait s'effondrer. Mais pour Emil, elle est prête à risquer sa vie. Pour qu'un jour enfin, ils puissent vivre libres et heureux... Un grand roman inspire d'une histoire vraie.
PRIX RENAUDOT ESSAI 2025 Sélection Prix Goncourt des lycéens Sélection Prix Goncourt des détenus Nuremberg, 1945 : un procès fait l'Histoire, eux la vivent. Un roman vrai, qui saisit les sursauts de l'Histoire en marche. Chacun connaît les images du procès de Nuremberg, où Göring et vingt autres nazis sont jugés à partir de novembre 1945. Mais que se passe-t-il hors de la salle d'audience ? Ils sont là : Joseph Kessel, Elsa Triolet, Martha Gellhorn ou encore John Dos Passos, venus assister à ces dix mois où doit oeuvrer la justice. Des dortoirs de l'étrange château Faber-Castell, qui loge la presse internationale, aux box des accusés, tous partagent la frénésie des reportages, les frictions entre alliés occidentaux et soviétiques, l'effroi que suscite le récit inédit des déportés. Avec autant de précision historique que de tension romanesque, Alfred de Montesquiou ressuscite des hommes et des femmes de l'ombre, témoins du procès le plus retentissant du XXe siècle.
Alors que la Seconde Guerre mondiale fait rage à travers l'Europe, deux amies, Selene Demont et Beatrice Sullivan, sont enrôlées par l'US Intelligence Office et envoyées à Lisbonne, une ville à la fois étincelante et un foyer de troubles, abritant des membres de la royauté en exil, des réfugiés traqués et des espions échangeant des secrets à double tranchant dans des recoins sombres. En tant que bibliothécaires officielles, Selene et Bea ont été recrutées pour cataloguer les nombreuses informations recueillies par les Alliés et collecter les livres interdits par le régime nazi. La nuit, les deux femmes sont des agents secrets chargés d'infiltrer le réseau d'espionnage de l'Axe. Mais bientôt, elles se retrouvent prises dans des jeux de tromperie aux côtés de deux des hommes les plus célèbres de Lisbonne : le baron portugais paria, Luca Caldeira, et l'agent double mortel, Gable. Alors que Selene, confiante et effrontée, se fraye un chemin à travers les salles de bal somptueuses et les fêtes avec Luca, Bea, studieuse et prudente, est plongée dans le monde souterrain des informateurs de Gable. La victoire dépend de leur réussite commune, mais une trahison inattendue va mettre en péril leurs missions. Alors que Selene et Bea sont poussées à bout, leur amitié et leurs coeurs pourront-ils survivre au prix de la guerre ?