Le grand écart ou les 51 nouvelles de la joie de vivre
Debauche Pierre ; Mesguich Daniel
IRE MARGES
17,00 €
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EAN :9791092173062
Ces 51 "nouvelles du front" constituent un objet littéraire non identifié. Pierre Debauche y pratique le grand écart entre constat de l'absurde folie des hommes et exercice de la joie de vivre. Il se livre dans un cheminement narratif fulgurant qui nous conduit, des anecdotes de l'enfance, d'une vie d'homme sans regrets, à l'universalité de la condition humaine. L'homme fuit les formes figées comme les étiquettes : le poème s'invite, surgit au détour d'un récit, manière d'aphorisme. Sans cesse à l'affût d'expressions singulières, Pierre Debauche défriche de nouveaux sentiers qu'il arpente en homme libre. C'est en faux naïf - il faut être un petit peu dupe, se plaît-il à rappeler - qu'il accueille l'altérité comme une chance sans cesse renouvelée de créer du sens. Héritier d'une éducation paternelle déterminante, Pierre Debauche écrit comme il joue ou met en scène, dans une invitation permanente à l'apprentissage du désir. Il nous mouille jusqu'au cou : ces 51 nouvelles, souvent initiatiques, sont autant de petites vagues qui nous portent et nous jettent dans la vie, éveillant singulièrement, parfois brutalement, le désir de s'échapper, de fuir le conformisme et la bien-pensance. Au fil des textes, on entre en belgitude comme en humanité : Pierre Debauche nous entraîne dans cette quête farouche de liberté dont il faut bien payer le prix... Et de reprendre en choeur, avec lui : "Mais qui m'accueillera bordel ? "
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Nombre de pages
203
Date de parution
25/11/2014
Poids
100g
Largeur
120mm
Plus d'informations
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EAN
9791092173062
Titre
Le grand écart ou les 51 nouvelles de la joie de vivre
Auteur
Debauche Pierre ; Mesguich Daniel
Editeur
IRE MARGES
Largeur
120
Poids
100
Date de parution
20141125
Nombre de pages
203,00 €
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Trois actrices arrivent dans un studio de cinéma. Elles viennent y tourner un film sur les Amazones. Elles attendent d'être appelées. Un machiniste est là, qui repeint le hangar où elles se tiennent. Elles explorent l'espace. Chacune est d'une génération différente. Elles imaginent le monde.
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J'ai réellement rencontré la poésie, je veux dire physiquement, suite à un bouleversement familial. Au moment où tous mes repères s'effondraient, j'ai couru d'instinct vers la poésie. J'y ai trouvé la vie ; brute, sauvage, indisciplinée. J'y ai trouvé le souffle que j'avais toujours traqué éperdument, ce désir absolu d'intensité. Une langue des sensations qui dit autrement le réel mais ne cesse de l'étreindre. Soudain, les mots qui m'avait fui, se cognaient dans ma tête. Ils devenaient chevaux, rochers, mensonges, prières. Ils devenaient cabanes, couteaux, devenaient forêts. Ils étaient rivières, tambours, bagues et pierreries. Ils étaient corps. Ils étaient soleil. Disaient nuit, disaient "viens ! " , disaient terre, disaient rouge. Brasier de neige, épine brûlante. Disaient amour, se répétaient. Parfois, se cachaient, soudain intimidés d'être aussi nus. Souvent, revenaient : "où est la maison ? où est le poème ? " . Ils frappaient, petits coups, téméraires et obstinés, jusqu'à ce qu'ils parviennent à ne plus être si seuls. S'ils cherchaient à étirer le temps, à devenir immortels, ils n'en finissaient pas moins par s'avouer question : "D'ici là, j'écoute le vent de nuit/appeler mon nom à la fenêtre. / Appeler mon nom. Appeler. Mon nom ? " Une langue "brûlante comme la neige" , voici ce que nous réserve le premier recueil de Lisa Debauche. Une histoire d'amour quand l'amour semble ne plus être là et qu' "à la radio, il y a des bombes" . L'amour, la mort, la solitude urbaine, la vie, l'écriture elle-même ("Peut-être que ce poème n'est pas un poème véritable ? / existe-t-il des poèmes véritables ? "), Lisa Debauche reprend à son compte des thèmes classiques en poésie mais leur insuffle une nouvelle vitalité tout au long d'un recueil où les mots sont gravés à l'os, à l'épure, dans une économie qui leur permet de révéler toute leur force, avec ça et là, une touche d'humour. Et entre lumière et obscurité, quelque part entre chiens et loups, apparait la beauté et ce recueil qui se lit d'une traite et qui pourrait bien réaliser l'exploit de faire aimer la poésie à celles et ceux qui n'y ont pas goût habituellement.
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