Dans les soubassements de toute entreprise ou autre organisation petite ou grande se joue un autre type de management : celui des conflits, des violences, des identités - un management qui n'est enseigné nulle part en ce moment et auquel ceux qui nous dirigent se montrent particulièrement inaptes... Cette lacune dans nos savoirs nous fait vivre des souffrances organisationnelles et des souffrances dans l'organisation ou l'entreprise - souffrances qui ne sont nullement nécessaires et qui compromettent à chaque fois la survie et la pérennité du corps social... Il faudra apprendre à connaître les symptômes de cette pathologie des organisations pour commencer à s'en sortir - comprendre et assumer ces soubassements violents ; les gérer de façon perspicace et circonspecte... bref intelligemment, tel est le défi à la fois urgent et osé que lance cet ouvrage.
Les réconciliations et restaurations sont par nature liées aux lendemains d'une crise civile de longue durée. Durant la seconde moitié du XVIe siècle, la sortie des guerres de Religion a donné lieu à ce double mouvement largement encouragé par Henri IV et son entourage. Une analyse des entreprises liées aux restaurations politiques, économiques, religieuses et sociales.
S'il est malsain pour une société donnée de ressasser continuellement le passé, il peut être tout aussi nuisible pour elle d'avoir une mauvaise mémoire. Les peuples comme les hommes ne peuvent pas vivre sans être un tant soit peu en paix avec leur mémoire. Ils ne peuvent pas vivre dans le refoulement. Aussi longtemps qu'un travail sur le passé n'est effectué, le présent peut être gangrené par des retours néfastes. La gestion mémorielle d'événements historiques, de tragédies, de drames reste donc un questionnement très complexe. Une solution se trouve dans la quête d'une "juste mémoire", formulation empruntée à Paul Ricoeur dans La mémoire, l'histoire, l'oubli - ce fragile équilibre entre l'évaluation historique selon la pluralité des mémoires et la nécessité d'une distanciation critique - car, à condition d'écarter des malentendus propices aux polémiques, les abus d'oubli paraissent, en effet, aussi toxiques que les abus de mémoire. De la Rome antique à nos jours : sur la base de la longue durée, les textes présentés par une équipe internationale de chercheurs tentent ainsi de faire avancer le débat.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...